Exoplanètes

L’exoplanète, quête ridicule ? Un moyen, à QI nul, de donner envie au peuple de financer l’astronomie en lui faisant miroiter l’espoir de découvrir une autre « vie » ? « Vie », bien sûr, que l’on est incapable de définir, mais qui doit fatalement être le résultat des conditions que l’on trouve sur Terre ?

Peut-être, mais comme tout ce qui est ridicule, théorème de Fermat ou course de F1, cela stimule l’intellect humain.

Car il faut du génie pour distinguer un minuscule morceau de matière de la lumière aveuglante d’une étoile gigantesque, et ce à des distances astronomiques de nous ! Et, encore mieux, d’analyser sa composition chimique, son atmosphère !

Et, en cherchant, on apprend que l’on a toujours tort : le système solaire n’est pas la règle. D’une cause qui semble commune semble résulter une infinité de conséquences différentes, de « systèmes stellaires ».

Génie de la raison pratique, misère de la raison pure ? Mais, sans le délire de la raison pure, il n’y aurait pas de progrès ?

(Inspiré par In our time, de la BBC.)

Jupiter

De mon temps, le système solaire était barbant. Des sphères qui tournent autour d’un astre, selon les lois de Newton. Circulez, il n’y a rien à voir. Le génie humain a désenchanté le monde.

Tout faux. Le système solaire, c’est une complexité inimaginable. Alors que toutes les planètes semblent parties de mêmes constituants, elles sont d’une diversité invraisemblable.

Jupiter, par exemple, est une sorte de boule de gaz, au moins en surface, qui a changé de position radicalement au sein du système solaire, et pourrait avoir joué un rôle essentiel dans sa constitution : son influence aurait pu contribuer, par exemple, à envoyer l’eau, de la périphérie, vers la Terre, qui, initialement, n’en avait pas !

Les lunes de Jupiter, elles-mêmes, sont toutes de natures extraordinairement différentes.

Réenchantons l’école ? Racontons-lui la complexité du monde ?

(Inspiré par une émission de In our time, de la BBC, en particulier, et toutes les autres, en général.)