L’Asie se ferme ?

L’Asie se couvre de pipelines et de TGV. Ces nouveaux réseaux économiques semblent aussi de forts moyens d’influence. Et l’Amérique n’y participe pas.

Les pressions américaines sur l’Iran ont été sapées par les intérêts énergétiques chinois et russes.

Tandis que l’Amérique a essayé à la fois l’encerclement et l’offensive pour influencer le régime voyou de Myanmar, La Chine et l’Inde ont utilisé leurs meilleurs contacts principalement pour avancer leurs intérêts commerciaux.

Mondialisation

Guy Sorman conteste l’idée reçue d’un siècle asiatique :
  • L’Asie n’est pas homogène (peu de ses pays, même, le sont), elle est fort instable, la sécurité d’une partie de ses routes commerciales dépend de l’armée américaine. Surtout l’Asie est plus capable d’améliorer que d’innover. Et l’avenir de sa culture ne semble pas avoir trouvé d’autre option que l’absorption, contre nature ?, des valeurs occidentales.
  • Mais l’avenir n’est à personne en particulier. L’échange a fait disparaître l’identité des nations. Nous sommes mondialisés.

J’en doute. La Chine est attachée à sa culture, comme l’est le Japon. La crise économique me semble avoir été celle d’une illusion, occidentale, de la globalisation, d’un monde gagné au capitalisme. Les nations se replient sur elles-mêmes, à commencer par l’Amérique. L’avenir proche est au bloc, je soupçonne.

Les raisons du succès asiatique

Considérations sur le miracle économique asiatique :

  • Quelques entrepreneurs, mais surtout un état déterminé et terriblement protectionniste, qui profite de la globalisation, sans donner beaucoup en échange.
  • Derrière ce succès, il y a surtout l’Amérique, qui a apporté la technologie et ouvert ses marchés. Jeu de dupes ?

Mais qui a été aussi généreux ? Le peuple américain, ou une élite plus ou moins idéaliste, qui a beaucoup gagné dans l’opération ?

Compléments :

L’Asie en difficulté

L’Asie souffre.

Elle est victime d’un double mouvement. Elle était lourdement exportatrice. La chute de la consommation à l’Ouest est un coup dur. Malheureusement ce n’est pas le pire : la consommation interne est aussi déprimée, et ce depuis longtemps, notamment du fait de la récente augmentation des prix de la nourriture et de l’énergie, et de sévères politiques monétaires de contrôle de l’inflation. En pourcentage du PIB, la part des salaires est en recul constant !

Pour se tirer de ce mauvais pas, il est possible qu’elles aient à faire l’exact inverse de ce qu’elles ont fait jusque-là : pousser leur consommation interne. En augmentant les salaires, donc en arrêtant de favoriser les industries capitalistiques (qui emploient peu de main d’œuvre) ; en aidant les importations, et en réduisant les exportations, donc en augmentant les taux de change ! ; en établissant une politique de sécurité sociale qui permette une réduction de l’épargne de sécurité.

Compléments :