Avenir du nucléaire

L’avenir du nucléaire ne semble pas aussi prometteur qu’il y a quelques temps. (Thinking small.)
Le marché américain se serait fermé. Et les petits réacteurs, ressemblant à ceux qui propulsent les bateaux, pourraient être préférés aux grands.
La chance sourirait-elle à DCNS plutôt qu’à AREVA ? En tout cas, sur le marché du petit réacteur, la concurrence s’annonce féroce.
Compléments :
  • En voyant les difficultés d’AREVA à construire ses centrales, je me demande si elle n’a pas perdu son métier. Après tout elle n’avait plus de pratique depuis longtemps. Et puis le nucléaire n’attire plus les ingénieurs. 

EDF futur FT ?

La situation d’EDF semble bien plus mauvaise que ce que je craignais (Nuclear contamination).

  • Ses acquisitions causeraient 65md€ de dettes en 2017-18. Pas loin de France Télécom de la bulle Internet.
  • Il se confirme qu’EDF a oublié de s’occuper de nos centrales.
  • Son nouveau patron veut prendre le contrôle de la partie d’Areva qui bâtit des réacteurs. Mais il semble douter de l’efficacité de l’EPR (qui produirait à 70€/MW contre 30 pour une centrale traditionnelle) et vouloir proposer des modèles plus simples (étrangers) à ceux qui le désirent.

Areva serait-il aussi très mal parti ?

Compléments :

Total, Carling et comptabilité

J’ai failli réagir hier à l’explosion d’une nouvelle usine de Total. Un article du Monde m’y ramène.

  • Hier je me disais qu’après AZF, une marée noire, et pas mal de fuites dont on ne parle même pas, ça faisait beaucoup. Et ça devait coûter très cher.
  • Une avocate de la CGT interviewée par France Culture expliquait qu’entre 2001 et 2007, Total a perdu plus de 70 personnes. Significativement plus que les autres pétroliers mondiaux (bien qu’il y ait beaucoup de morts dans ce métier). La CGT mettait cela au compte d’un appel excessif à la sous-traitance, une pratique incompatible avec une culture de sécurité. Ce que je crois juste. Cette fois-ci encore, il semblerait qu’une des victimes soit un stagiaire.
  • J’ai discuté d’AZF avec des experts et j’ai été surpris de les entendre me parler de causes, et pas de cultures. Les commissions d’enquête qui ont travaillé aux USA sur l’accident de Columbia ou l’explosion d’une centrale de BP, par contre, avaient incriminé la culture de la NASA et de BP : leurs critères de décision étaient économiques et non humains. L’aléa est propre à la vie, ce qui fait qu’il dégénère ou non en drame, c’est la réponse que lui donne la culture de l’organisation. C’est elle la cause des drames.

Si c’est le cas, pourquoi Total n’a-t-il pas cherché à construire une culture du risque, comme celle de la RATP, ou d’Areva ? C’est avant tout une question d’état d’esprit, entretenu par une pression sociale constante. C’est assez peu un problème d’argent. Et, en évitant des crises à répétitions, ça ferait faire d’énormes économies à Total. À moins que Total ne se soit pas rendu compte que ces événements étaient récurrents ? À moins que chaque année sa comptabilité les inscrive comme des accidents exceptionnels ?

Compléments :

Green IT

Début d’enquête sur un sujet sur lequel j’avais peu réfléchi. Premières informations à confirmer :

  • green IT c’est réduire les 2% d’émission de CO2 qu’émettent télécom + informatique (autant que le transport aérien). Statistique : 49% viendraient des PC et des imprimantes, 37% des réseaux télécom, 14% des data centres.
  • Mais c’est surtout utiliser l’informatique pour abaisser émission de CO2 et consommation d’énergie du reste de l’activité humaine (par exemple en optimisant les déplacements – logistique). D’ici 2020 son bon usage permettrait de réduire d’un 5ème les émissions de CO2 actuelles. Il y a donc beaucoup à faire dans ce qui est « smart ». C’est-à-dire qui s’adapte intelligemment aux événements pour minimiser la consommation. Cette intelligence vient essentiellement du logiciel. « Smart grid » qui répartit au mieux énergie entre production et consommation, places de marché d’échange d’énergie, terminaux intelligents (Ex. contrôle de l’allumage des ampoules, qui ferait gagner 40% en énergie (Street light vision)), etc.
  • Microsoft serait forte sur ce marché. Il y aurait aussi un grand espace de création de start up, notamment en France, avec quelques belles sociétés qui déjà apparaîtraient. On parle aussi d’IBM, et de HP (PC et data centres).

Je découvre au passage deux autres informations non IT :

  1. La capture de carbone : capturer le carbone émis permettrait, par exemple, d’utiliser sans dommages le charbon, une des sources d’énergie les plus abondantes au monde et capitale pour la Chine.
  2. Peut-être une bonne nouvelle pour nous : la France aurait une forte industrie de l’énergie qui saurait profiter du nécessaire changement que demanderait l’effet de serre, il s’agirait non seulement d’Areva, mais aussi de sociétés comme Alsthom.

(à suivre)

Compléments :

Boum nucléaire

Avant de rencontrer Areva, je ne m’étais pas rendu compte de l’énormité des perspectives de l’énergie nucléaire.

Nouvel intérêt pour la question. Et je retrouve un article de 2006 : The Nuclear Option: Scientific American, qui synthétise les travaux d’une commission d’enquête américaine (MIT) :

  • Il semblerait que pour éviter les effets néfastes de l’effet de serre, il faut réduire de 8 milliards de tonne les émissions de dioxyde de carbone, d’ici 2050. Tripler la capacité de production nucléaire permettrait une économie de 0,8 à 1,8 milliard de tonnes.
  • Ce triplement représente une production d’un million de Mégawatts, soit pas mal de centrales (elles produisent un millier de mégawatts, mais on envisage de plus petites tailles – 100 millions). Très bonne nouvelle pour AREVA qui semble dominer le marché.
  • En 2006, le nucléaire n’était pas compétitif face au pétrole et surtout au charbon. Les choses s’inversent si l’on fait entrer dans l’équation des primes à l’émission de dioxyde de carbone. De surcroît, les coûts de construction des centrales pourraient nettement décroître, avec les gains de productivité qui devraient accompagner leur généralisation (les coûts de construction pourraient être réduits de 25%, et la durée de 5 à 4 ans, par ailleurs le prix des équipements pourrait être ramené au niveau de celui des autres centrales).
  • Les risques ? Le texte n’est pas inquiétant.