Grand débat concernant l’apprentissage, en Angleterre. Les opinions qui s’affrontent semblent les mêmes que celles que l’on entend en France.
D’un côté, il est dit que l’apprentissage est utile, qu’il correspond à des emplois que l’on ne parvient pas à remplir, et qu’il permet d’éviter à une partie de la population chômage et pauvreté, de l’autre, on répond que ce n’est pas noble, c’est une discrimination.
La particularité de la France est, probablement, l’hypocrisie. On fait, mais on ne dit pas. L’apprentissage gagne de plus en plus de terrain.
Peut être ferait-on bien de regarder la vérité en face ? Nous sommes discriminés de naissance. Le système actuel ne fait que renforcer cette discrimination. Il y a aussi des différences de talent et d’aspirations. Et la société, en prétendant nous dire ce qui est bien et mal, ne fait pas notre bien.
Une fois que l’on voit la vérité, il est possible d’agir. Il y a des « déclassés », et leur mal est le chômage. L’apprentissage est une solution. Ils peuvent aussi avoir un talent pour les études dites supérieures. A défaut de l’ascenseur scolaire de la 3ème République, le « numérique » donne accès à des moyens de se former tout au long de sa vie. Quant aux classes privilégiées, leurs rejetons doivent comprendre que l’on peut bien mieux être heureux en travaillant de ses mains qu’en perdant son temps dans des études pour lesquelles on n’est pas fait.