La France qui a faim ?

Réunion de producteurs bio, ou toute variante du terme. Notre problème : c’est le prix, qui est le critère de décision du Français. Nos produits ne trouvent pas preneurs. Il faudrait éduquer le consommateur.

En les écoutant, je me suis demandé s’il n’existe pas une France dont on n’entend pas parler. Une France pauvre, et qui a de moins en moins les moyens de se nourrir correctement.

Et si, au lieu de vouloir imposer leurs idées toutes faites, nos producteurs partaient des besoins de la population ? Ils parlent de « circuits courts » : cela ne signifie-t-il pas des gains de coûts ? En réorganisant l’agriculture locale et ses moyens de transport, ne serait-il pas possible de réduire le prix de la nourriture saine ?

Et si, surtout, on parlait moins de climat, et plus des difficultés des citoyens ?

Les dangers du progrès

Manger bio, c’est à dire traditionnel, diminuerait les risques de cancer, ai-je entendu. Il se trouve que cela vient à un moment où je constate que beaucoup de gens autour de moi ont des difficultés de digestion. La cause en serait une évolution des aliments, du blé, notamment (la question du gluten).

C’est notre inconscient qui est en cause. Depuis les Lumières, nous pensions que la raison voyait plus juste que la nature. Dans ma jeunesse, les OGM n’auraient inquiété personne, au contraire. On nous disait d’ailleurs que l’avenir serait à la nourriture synthétique. Il faut ajouter que l’argument arrangeait l’industriel : il remplaçait un produit par un autre, moins cher à produire. C’était sa définition du progrès. Notre époque a fini par comprendre que la raison se trompait.

Comment allons nous réagir ? Il semble que, par le passé, l’homme se soit adapté à ce type de changement par des mutations génétiques. Qui va changer : le progrès, ou nous ?

Monde de sucre

La culture du sucre a été le moteur de l’économie et de l’Europe du 17ème au début du 19ème siècle.

à la fin du 17ème siècle, les revenus tirés d’une plantation de cane à sucre de 80 hectares, et de son usine, suffisait au train de vie d’un duc anglais. (…) un siècle plus tard le commerce avec la seule Jamaïque valait plus que tout le commerce avec l’Amérique du Nord.

C’est pour cela que la France a abandonné le Canada et que l’Angleterre ne s’est pas accrochée aux USA… (Sweet and rich)

L’économie dupe l’homme

Les économistes du billet précédent disaient que les financiers avaient dupé le marché, en concevant des produits exotiques qui lui faisaient prendre des vessies pour des lanternes.
Mais sont-ils les seuls à nous duper ?
Les coupe-faims sont des coupe-vies. L’agro-alimentaire vend de l’obésité. Les assureurs américains n’assurent que le bien-portant. Depuis ses origines l’industrie de la communication s’est spécialisée dans la manipulation
Et si le fonds de commerce de l’industrie était devenu la duperie ?