Sénégal

Affaires étrangères de France culture parlait des élections au Sénégal (16 mars).

Je n’en retiens pas grand chose, sinon que le Sénégal, comme la plupart des pays d’Afrique sub saharienne, me donne l’impression d’une mouche contre une vitre.

Autre point curieux, pour moi : la haine de la France.

Bien sûr, on me dit que l’ancienne Afrique francophone est manipulée par la Chine, la Russie et la Turquie. On me dit aussi que la France fut une puissance coloniale et que c’est très laid. Mais l’Angleterre fut encore plus coloniale et est aimée de ses colonisés, qui, d’ailleurs, la dirigent. De plus, comme l’écrit Graham Greene : la France considérait ses colonies comme « la France ».

Amour trahi ? Une de mes théories est que de Gaulle a été très déçu qu’elle ne lui soit pas reconnaissante. Alors, il l’a abandonnée, sachant que, seule, elle ne pourrait se tirer d’affaire. Il avait certainement raison, mais il ignorait que la France aurait ensuite à vivre avec elle. Dommage que, lui qui était si croyant, ait oublié la charité chrétienne ? Elle peut rapporter beaucoup ?

Islafrique ?

Coups d’Etat en Afrique, qu’en penser ? Christine Ockrent et ses Affaires étrangères sont de retour chez France Culture.

Apparemment, ce serait des questions purement internes. La Chine, pour sa part, serait inquiète pour ses intérêts. Il n’y aurait même pas d’anti colonialisme. La France serait simplement, à son habitude, ridicule de ne rien avoir vu venir en dépit de sa présence sur place et du fait qu’elle a formé les putschistes.

En écoutant l’émission, je plaignais l’Afrique. On lui a imposé une morale, une économie de marché, le concept de nationalité, un ordre mondial… qui ne correspondent en rien à sa réalité et aujourd’hui, ses multiples ethnies se débattent au milieu des conflits que ces idées contre nature provoquent chez elle.

Et, m’a-t-il semblé, c’est ce à quoi est arrivé l’émission. Les Etats africains recherchent des régimes qui rétablissent l’ordre. La démocratie, telle qu’on la leur présente, ne donnant rien de bon, ils sont tentés, comme beaucoup d’autres Etats, par tel ou tel pouvoir fort, probablement islamiste dans leur cas.

Chaos en Afrique

La mort d’Idriss Deby nous rappelle à quel point l’armée française est encore présente dans nos anciennes colonies (en fait, elle n’en est jamais partie), et à quel point le renversement de M. Kadhafi a été un facteur de chaos, régional et mondial. (Emission de France Culture.)

Leçon ? Le printemps arabe, poussé par « l’élite » occidentale a été, décidément, un désastre. Mais, surtout, le post colonialisme a été un changement raté. Et si l’on se demandait sérieusement de quoi les Etats africains auraient besoin pour vivre en paix sans nos armées ?

Quand les Européens découvraient l'Afrique intérieure

Une étude des récits de voyage de 7 explorateurs anglais et français de l’Afrique. Période 1795 – 1830 : l’Occident change. Avant il est esclavagiste, après il sera colonialiste. Que s’est-il passé entre-temps, qu’ont apporté ces explorateurs à la pensée occidentale ?

En ces temps, on estime que l’Occident est cause de l’esclavage en Afrique. Il faut remplacer la traite des noirs par le commerce. Ses vertus sont naturellement bénéfiques. Elles civiliseront l’Afrique. L’Angleterre est le leader de l’abolitionnisme. Qu’observent nos explorateurs ? Que l’esclavage est endémique en Afrique. L’Occident n’y est pas pour grand chose. Les ressources naturelles n’ont rien d’extraordinaire. En revanche, le Noir est un enfant, bon, que le progrès occidental pourrait éveiller.

Détail amusant. La façon dont les Africains voient les Blancs. Comme des animaux de zoo. Cela ressemble à la vision que les Blancs auront des Africains.

(PS. Le problème avec les synthèses, c’est que l’on perd beaucoup. Notamment la dimension humaine de l’aventure. Car ces 7 hommes sont partis quasiment sans moyens. Et leur voyage a été avant tout souffrance. D’ailleurs, ils ont parcouru relativement peu de kilomètres, me semble-t-il. Ils ont exploré seulement l’Afrique sub saharienne. A cela s’ajoute la tendance moderne de la science, qui est de soupçonner la pensée ancienne, occidentale, de préjugé.)

11 septembre français ?

Attentats en France. La presse doit pouvoir publier ce qui lui plaît, même si cela peut « offenser » (The Economist n’a pas voulu publier les caricatures de Mahomet). Et surtout, attention à ne pas faire d’amalgame entre une infime minorité terroriste, et une immense majorité pacifique.
La Lybie est à feu et à sang, comment se tirer d’un chaos (incompréhensible) ? L’Occident avait mis à la tête du pays un comité d’intellectuels. Il n’a pas osé affronter les hommes forts de ses communautés. Car, la Lybie n’avait pas de tradition unitaire, mais, au contraire, est constituée de groupes ennemis. Curieusement, il demeure un certain Bernardino Leon qui tente d’organiser des négociations entre combattants. Son espoir est de leur couper les vivres pour les contraindre à la discussion. L’Allemagneest aux prises avec des mouvements anti-immigrés. Mais des mouvements opposés prendraient le dessus. Mme Merkel, finalement, aurait décidé de ne pas peser sur les élections grecques (où règne la confusion). En Angleterre, les élections devraient se jouer sur les thèmes des années 90. Ce qui donnerait un avantage aux conservateurs. La situation du pays paraît inquiétante. En effet, ses revenus dépendraient en grande partie de ses placements à l’étranger (560% de son PIB). Or, ils ne lui rapportent plus rien, du fait de la crise mondiale. Sa croissance pourrait se faire par « épuisement de sa richesse ». Le modèle de développement économique de l’Afriquepourrait, enfin, changer. Elle commencerait à se dégager de sa dépendance vis-à-vis des matières premières. Le marché des services, en particulier, se développe. Pour réussir, définitivement, il faut « améliorer son système d’éducation, des investissements dans les infrastructures et une réforme intelligente de la réglementation ». Aux USA, le système politique va continuer à être la proie des escarmouches. Et le parti démocrate manque de quelqu’un qui puisse donner un sens à son combat. Quant à M.Obama il veut laisser une trace dans l’histoire. Ce qui l’amène à rechercher des majorités dans lesquelles son camp se retrouve rarement entier. Les pays du Golfe doivent maintenir leur « stabilité sociale » par la subvention. Ils vont devoir compenser la baisse de leurs revenus pétroliers. Probablement par les impôts.
McDonald’s est à nouveau en difficultés. Faiblesse : sa dépendance vis-à-vis d’une image qui peut-être facilement attaquée. Emergence d’une concurrence « haut de gamme » : le « Fast casual ». Sans OGM.
Le TGV européen n’a pas eu les effets attendus. On utilise toujours autant la voiture. Le bus est en perte de vitesse. Le train n’a pas pris de marché (le TGV a cannibalisé les lignes lentes). C’est l’avion qui a le plus progressé ! The Economist incrimine l’incapacité des opérateurs ferroviaires européens à gagner en efficacité. Faute de concurrence.
« Dans trois grands secteurs (le capitalisme) a singulièrement échoué : la santé, l’éducation et le logement ». Comment, en particulier, réduire le prix du logement, qui n’a fait qu’augmenter. Il faut « avancer sur plusieurs fronts ». (Je ne vois rien de lumineux se dégager de l’article…) Que signifie un monde endetté ? La stagnation. Le Japon est dans cette situation depuis 20 ans. Mais nos sociétés sont moins « homogènes » que la sienne. Plus fragiles aux chocs… Les armées privées connaissent un remarquable développement. Pourraient-elles se créer un marché en déclenchant des guerres ?
Applications de Big Data chez les entreprises du numérique : prévenir le départ de compétences ; équilibrer offre et demande (rien de neuf ?). Quels sont les bénéfices du commerce électronique ? Curieusement, pas majoritairement économiques ! Cela profiterait à des produits peu achetés (livres rares). Mais l’impact économique serait faible. En fait, Internet aurait un intérêt non financier : c’est une distraction gratuite du même type que le léchage de vitrine. 

Jean du Lac et l'universalité du changement

Jean du Lac est un spécialiste du redressement d’entreprises. Actuellement il mène une mission en Afrique. Il était de passage à Paris (où il avait attrapé un gros rhume). J’en ai profité pour lui demander si le changement différait d’un pays à l’autre. 
Il m’a répondu ce que disent les anthropologues. Le changement est une question d’hommes. Il est donc universel. Pour autant, chaque changement est unique ! Ce qui invite à l’humilité : on peut avoir réussi dix redressements, ce n’est pas pour autant que vous savez ce que vous réserve le onzième.
Quant à ses recettes, elles méritent d’être entendues… La plus fondamentale, à mon avis, est qu’il faut commencer un changement en rappelant à l’entreprise à quoi elle sert, qu’elle a une raison d’être ! Voilà qui crée la motivation. Ensuite, il faut communiquer, communiquer, communiquer, et aussi écouter… Une fois que le dialogue est établi, les solutions vont venir toutes seules ! De la base. Les gens ont les idées qu’il faut pour que ça marche. Une technique pour faciliter la transformation : trouver deux ou trois « pivots ».
Mais il n’y a pas que cela. Il y a aussi le commanditaire de la mission. « Il faut une totale liberté d’action » dit Jean du Lac. Impossible sans confiance. Comment l’établir ? En étant clair au début. Et surtout, une fois de plus, en communicant. C’est ainsi que l’on peut voir si l’on est réellement d’accord.
Et la nature du changement ? L’entreprise africaine doit inventer une culture qui lui est propre. Ce ne sera ni sa culture traditionnelle de « chef de village », ni la culture occidentale. Les Africains ont le talent qu’il faut pour créer du neuf. Le rôle de Jean du Lac est de les aider à faire émerger le modèle qui leur convient. 

Blues chinois

Que veut la Chine ? Apparemment retrouver son rayonnement d’antan. Or, elle ne parvient guère mieux qu’à occuper un rang honorable dans l’ordre anonyme du monde occidental. Et ce au prix de tensions internes et externes qui ne semblent pouvoir se résoudre que par le renoncement définitif au rêve Chinois. Pour le moment elle soumet les entreprises étrangères à des humiliations. A moins qu’il ne s’agisse d’une imitation maladroite de l’exemple américain.
La Russie semble dans une situation identique. Pas de stratégie, notamment en Ukraine. Que la volonté de compter aux yeux du monde. Désir ruineux. Car, elle ne se fait pas tant des alliés qu’elle les achète. (CF. son union eurasienne.) La Serbie essaie de jouer sur deux tableaux : Russie et UE. Le Kosovo semble déterminant dans sa politique.
Mystérieuse Afrique. Croissance démographique explosive. Comment cela va-t-il se terminer ? En tout cas, pour faire des affaires sur le continent, il faut partir du Nigeria. Rien n’y fonctionne, mais on y achète. Pour y pénétrer, il faut adapter l’offre à ce que le pays peut acheter, et construire un système de distribution sur la confiance, quasiment homme à homme.
Inde et Modi. Le début de mandature de M.Modi le montre plus nationaliste que prosélyte éclairé des vertus du marché. Et l’Inde, nouveau riche, humilie l’Angleterre, nouveau pauvre.
USA. Evénements de Ferguson. Ville qui est passée de blanc à noir, sans que ses institutions s’adaptent. Surtout, dans un pays où tout le monde est armé, la police est nerveuse. La bavure est un fait social. Autres usages locaux : on élit les juges. Les avocats paient leur campagne. Et les juges ont de la sympathie pour les intérêts de ceux qui les ont élus. Amende de 17md$ pour Bank of America. Coup de pub plutôt que réalité. Etat Islamique. Si on le leur demande gentiment, les USA vont bombarder les bases de l’Etat Islamique, qui sont sur le territoire syrien. En Libye, on ne sait plus d’où viennent les bombardements.
Au Canada, on transporte de plus en plus de pétrole par train. La sécurité est à la traîne. 47 personnes ont été incinérées dans un accident. Les banques polonaises se portent bien. Elles doivent en partie leur succès à des innovations qui tiennent à ce qu’elles se sont construites de zéro, sur un marché vierge.
Les USA ont été les pionniers de la massification de l’enseignement. Le système universitaire étant en faillite, on redécouvre l’utilité de la formation professionnelle. Il s’agit d’acquérir des compétences, tout au long de sa vie, par un enseignement modulaire, fondé sur la pratique. Internet pourrait être utile. Mais pas décisif.
La globalisation pourrait accroître les inégalités des pays émergents parce qu’elle romprait la relation employés qualifiés / peu qualifiés. Elle emploierait les premiers et laisserait pour compte les seconds.
On a retrouvé le réchauffement climatique manquant. La chaleur serait piégée entre 300 et 1500m dans l’Atlantique. Conséquences ? Le monde se reboise un peu. Ce serait plus un effet de la réglementation que du marché. Les phoques pourraient avoir transmis la tuberculose aux premières populations américaines. 

Les robots arrivent…

Les robots vont-ils envahir le monde ? L’invasion serait plus une question de robotisation que de robots. L’avenir serait à des robots bêtes et pas chers ; des robots partiellement dépendants de l’homme ; une « robotisation » accrue de parties mais pas du tout. Selon The Economist, ce serait suffisant pour liquider un grand nombre d’emplois.

Ukraine. M.Poutine désirerait étendre l’empire russe. En commençant par l’Ukraine de l’Est. Les russophones du monde entier s’en réjouissent. Les pays baltes craignent d’être les prochains sur sa liste. Et, grâce à lui, les USA et l’Europe se rapprochent et l’OTAN a retrouvé une raison d’être.

Explosive Irlande du Nord : « Les principales raisons qui expliquent l’échec de l’Ouest à remodeler les sociétés en Irak, en Afghanistan et ailleurs étaient visibles depuis toujours dans ce coin de Grande Bretagne : l’histoire et la culture, les orphelins d’une politique néoconservatrice, ont presque toujours le dessus sur ses favoris, la démocratie et la prospérité. »

Raidissement du pouvoir en Turquie, prise de pouvoir de l’armée en Egypte et Obamacare dysfonctionnel, course en avant.

Amérique latine. Ralentissement en Chine. Fin de la croissance tirée par les matières premières. Heureusement, les pays de la région ont été un peu moins cigales que d’ordinaire. Mais, ils innovent peu, et leur infrastructure de transport est mauvaise. « Le risque que coure la région n’est pas, comme avant, une crise, mais un choc entre une croissance faible et le réveil des attentes d’une classe moyenne en pleine expansion. » Les entreprises africaines emploient peu. Taux de change surévalués, main d’œuvre exceptionnellement peu productive, gouvernements qui rançonnent les grandes entreprises et poids de l’agriculture, privée d’investissements.

Elections en Afghanistan. « Beaucoup d’Afghans ont peur de perdre dans le changement de gouvernement – une menace qui apparaît à certains plus grande que celle d’un retour des Talibans. » La Chine, curieux pays. Riche (collectivement) et pauvre (individuellement) à la fois, et qui s’endette pour pouvoir économiser…

Bataille contre les cartels. Ils s’établiraient dans des métiers dominés par 3 ou 4 entreprises. Le cartel serait une « réaction à une menace existentielle », des donneurs d’ordres exerçant une trop forte pression sur leurs fournisseurs. On les attaque en divisant pour régner. C’est-à-dire en promettant l’impunité à ceux qui balancent leurs comparses. Stress tests. Apparemment, les banques centrales cherchent à créer, par leurs tests, des crises fictives. Et ce afin que les banques ne puissent s’endormir. Immobilier d’entreprise : bulle ? Les bas taux d’intérêt font que l’on construit des immeubles, sans demande (notamment à la Défense). Les investisseurs forcent les entreprises à s’intéresser aux risques environnementaux (la législation en étant un). Toujours pas assez d’inflation. Les banques centrales doivent viser plus haut.
J’imagine que Mark Zuckerberg doit laisser des pourboires d’un m€. Il vient d’acheter 2md$ une nouvelle start up. Il obéirait, comme ses pairs, à deux modes. Celle de la plate-forme, et celle de la réalité virtuelle, la prochaine plate-forme. Uber, service de taxis en ligne, fixe ses prix selon l’offre et la demande. Si bien, qu’ils atteignent des sommets quand tout le monde a besoin de se déplacer. (Invention du taxi pour les riches ?) De grands journaux numériques apparaissent aux USA, capables de faire du vrai journalisme. Mais ça n’a pas profité à la presse locale. Et il y a de moins en moins de journalistes.

Bricolage génétique. On reconstruit les chromosomes de la levure, en éliminant ce qui ne semble pas utile, et en ajoutant ce qui pourrait l’être. Demain, c’est au tour de l’homme. On découvre que les confins du système solaire ne sont pas ce que l’on croyait. Par des exercices, ont parvient à éduquer le cerveau et à guérir des maladies (certaines dystonies).

Guerre de 14. Histoire d’un changement ? La guerre a été d’un degré de complexité sans précédent. Les armées ont dû s’adapter. La responsabilité de son déclenchement irait à l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Russie. 

Monde sans pilote ?

Qui se préoccupe des conséquences qu’a le développement technologique actuel ? D’où tire-t-il son mandat ? me suis-je demandé en lisant la chronique technologique de The Economist. On y voit une chercheuse qui manipule des virus pour créer des microprocesseurs ; des tissus conducteurs qui peuvent rendre intelligents les vêtements, et légers et flexibles les conducteurs ; l’impression de tissus organiques (des équivalents organes nous sont promis pour demain). Plus généralement, la mode est à la copie du vivant : on veut faire gagner en vitesse les ordinateurs, en utilisant toutes les idées possibles, dont le câblage du cerveau ; on conçoit des objets volants sur le modèle de la méduse ; on cherche à communiquer par des processus chimiques (cf. les odeurs). Plus conventionnellement, les énergies renouvelables posent le problème de leur imprévisibilité. On aurait trouvé un moyen de les stocker en masse et bon marché (« batterie de flux ») ; et à faire transporter des quantités supplémentaires d’électricité par les lignes existantes (en passant de l’alternatif au continu). Finalement, le transport maritime se fera sans équipage. Un nouveau fléau apparaît : le pirate informatique.  Les catapultes électriques vont lancer les avions, civils et militaires.
Illusions perdues ?Pays émergents, bulle spéculative éclatée ? Les entreprises occidentales y ont investi des sommes colossales (3000md$ en 15 ans). Le retour sur investissement est faible. Le repli se fait plus ou moins en bon ordre. Fin du miracle africain ? On découvre que la croissance démographique africaine est beaucoup plus élevée que prévu (2,7md de personnes en 2050). Ce qui l’empêcherait de sortir de la pauvreté. Bulle de la prostate. On s’était enthousiasmé un peu vite pour les vertus du dépistage.
Rien ne change. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, l’emploi et la masse salariale de l’administration augmente, en particulier en Allemagne et en France. Scandales bancaires. A chaque fois qu’un truquage est découvert, un autre est inventé. Après le Libor, on parle des taux de change et du cours de l’or. « La force du dollar vient de ce qu’il maintient sa valeur vis-à-vis d’une dette en dollars ». Le monde a besoin du dollar, ce dont l’Amérique continuera à profiter honteusement.
Ukraine. Enchevêtrement invraisemblable. Pays en faillite, lutte entre puissances nauséabondes. Occidentaux divisés. L’Est de l’Europe a peur, M.Obama en veut à ces ringards d’Européens de le détourner de ses véritables intérêts. Le FMI à la rescousse ? Avec la perspective que « l’argent du contribuable occidental serve à rembourser M.Poutine ou les fonds d’investissement qui ont acheté la dette à haut rendement ukrainienne ». M.Poutine ne chercherait pas à annexer la Crimée, mais à donner un nouveau souffle à sa présidence, en montrant sa force. Mais, à long terme, mauvaise affaire pour la Russie. L’UE va chercher à s’affranchir de sa dépendance à l’énergie russe, arme de M.Poutine ; les pays de l’est de l’UE sont effrayés et reconstituent l’OTAN ; l’Ukraine se tourne de plus en plus vers l’Ouest. Une fois de plus, Mme Merkel détient les clés du problème ? Elle ne veut pas d’une crise avec la Russie. C’est un partenaire de l’Allemagne et elle croit aux vertus de la patience et de la démocratie.
M.Hollande veut restructurer son gouvernement. Tout est possible. En Allemagne, on diminue l’âge de la retraite. Les Anglais ont confiance en leurs espions. Les Japonais relancent leurs centrales nucléaires. Le programme économique de leur gouvernement en a besoin. En Thaïlande, l’opposition s’est découragée, mais la justice pourrait être fatale à la présidente. Chypre aurait mieux pris le choc consécutif à son sauvetage financier que prévu. Son économie est résiliente du fait du tourisme des riches Russes et de ce qu’elle a pris la place du Liban comme « centre d’affaire de l’est de la Méditerranée ». Mais ce n’est pas brillant.
Aux USA, l’énergie solaire deviendrait rentable sans subventions. Aidée par des batteries révolutionnaires, un nouveau mode de production « distribuée » verrait le jour : chez l’utilisateur. Ce qui menacerait le modèle de production centralisé actuel (et les services qu’il rend). « Deux tiers des sinistres supplémentaires seront dus aux incitations à la construction dans des zones dangereuses. » C’est parce que l’on est assuré que l’on s’installe dans des zones à risque et que l’on est victime de catastrophes naturelles. (Variante, chez les assureurs des subprimes ?)

Le secret du renouveau de Lego ? Il est vu par les parents comme le contrepoison à l’abrutissement par Internet.

Les économistes inventent « l’homme concurrentiel ». Sa volonté d’ascension créerait la croissance et irriguerait l’économie. Hier, il était bloqué par la monarchie, aujourd’hui, il l’est par la dette.

Réchauffement climatique. Il aurait connu une pause momentanée. Mais les mécanismes qui le sous-tendent sont puissants. Grâce à lui on découvre de nouveaux méga virus, jusque-là congelés.