Afghanistan

Hier, cela faisait un an que l’armée occidentale s’était retirée d’Afghanistan. BBC 4 y avait installé son équipe de journalistes. 

Alors que je m’attendais à ce que l’on parle de l’état du pays et de sa population – il paraît que l’économie est en faillite et que la population sombre dans la précarité -, voire des guerres des Talibans avec leurs ennemis, je n’ai entendu parler que de la situation de la femme, qui doit être voilée. Les titres du Monde semblaient indiquer le même biais. 

Quelle est la mission de la presse ? Nous informer, ou nous faire la morale ? 

Triste Afghanistan

Apparemment, la vie ne serait pas facile en Afghanistan. D’autant que le pouvoir en place serait à son tour attaqué de partout. J’ai même entendu dire que ce pourrait être un nouveau nid d’aigle de l’Etat islamique. Situation compliquée. 

En tous cas, on dit beaucoup de mal de l’Occident, mais il a au moins un talent : il a la capacité d’apporter une forme de prospérité, et de paix. 

Apprendra-t-on un jour à le reconnaître, et à s’en servir intelligemment ? 

Les ennemis de nos ennemis

Kaboul. Un attentat était prévu, il a eu lieu. 

Voilà qui place le monde devant un curieux problème. Il y a pire que les Talibans. Il reste une poche de terroristes qui menacent le monde de chaos. L’ennemi de mon ennemi étant un ami, cela change beaucoup de choses. Les Russes, les Chinois et les Pakistanais se demandent que faire de cette menace à leur porte. L’UE s’inquiétait déjà d’une vague de réfugiés, et s’il y avait, en plus, quelques terroristes dans leurs rangs ? Le président Biden est en difficultés, mais, dès qu’il aura retiré ses troupes, l’Afghanistan ne sera plus que le cauchemar des autres. 

En attendant, et s’il proposait aux Talibans de joindre leurs forces contre leur ennemi commun ? Peut être qu’ainsi il se créerait des liens durables ? Premier pas vers un apaisement ? 

Pacifier le Taliban

Biden au cocotier ? Je sens la presse, grand arbitre de la morale, hésitante. Ne doit-elle pas en faire un bouc émissaire ? Il est vrai qu’il ne fait que poursuivre la politique de MM. Trump et Obama, mais, tout de même…

J’ai tendance à croire le contraire. Comme l’ont découvert nos présidents, il est plus difficile de conquérir le pouvoir que de le conserver. On nous parle beaucoup de « pédagogie », mais, en termes de pédagogie, il n’y a que l’expérience qui vaille. C’est au Taliban, maintenant, d’apprendre. Peut-être, d’ailleurs, qu’il a un peu appris du passé : si mes souvenirs sont bons, il a fait une première tentative de gouvernement, qui a mal tourné. 

Quant aux USA, ils ne font plus le show. Pour la Chine, le Pakistan, l’Iran ou la Russie, fini de rire. Ils vont devoir vivre avec une nuisance qui est à leur porte. 

Reste le peuple afghan. C’est peut-être là que réside la responsabilité de l’Occident. Il va falloir jouer « entreprise libérée ». Apprendre à utiliser l’influence plutôt que la force, pour éviter aux Talibans de céder à de fâcheuses tentations. 

L'immigration comme arme

« L’UE parle de l’utilisation des migrants comme arme ». Lit-on dans Politico.eu de mercredi. La Biélorussie attire des migrants venus d’Irak pour les expédier dans l’Union Européenne. Depuis l’usage de cette « arme » par la Turquie et le Maroc, apparemment tout le monde s’y met.

EU MINISTERS TALK WEAPONIZATION OF MIGRANTS: EU interior ministers meet today to address the situation in Lithuania, which in recent weeks has seen a surge of migrants, primarily from Iraq, crossing its border with Belarus — their journeys facilitated by the regime of authoritarian leader Alexander Lukashenko. 

Le plus étrange dans cette affaire est que les autres nations de l’UE semblent parler ouvertement de cette question, mais pas les médias français. Cancel culture ?

Attention, les Afghans arrivent ?

Si les Talibans conquièrent l’Afghanistan, il risque d’y avoir de grands massacres et des masses de réfugiés en partance pour l’Europe. Comment refuser l’asile à quelqu’un qui risque sa vie ? 

Apparemment, suite à la crise syrienne, l’UE aurait mis au point une méthode pour ce type de situation. (Laquelle ?)

Aurait-on pu essayer d’éviter les massacres ? Mais peut-être que nos gouvernements n’ont pas les moyens d’être subtils. Quand on est tout en haut d’une nation, on fait la guerre, ou l’on se retire, pas d’autre possibilité. Pas de progrès depuis le Viet Nam. 

(En tout cas, l’immigration devient une arme diplomatique, contre l’Union Européenne. Après la Turquie et le Maroc, ce serait au tour de la Biélorussie de l’utiliser. Il s’agit d’attirer des migrants chez soi et de menacer l’UE de les expédier chez elle, à moins que…

« European officials have repeatedly pointed fingers at the Belarusian regime, which is accused of actively helping people smugglers transfer migrants to Lithuania via flights landing in Minsk and with false promises, in what one European official described as a “desperate” move to put pressure on the EU. » Politico.eu du 12 août.)

Du bienfait de l'incertitude et du risque

Comment éliminer les crises financières ? Tout est une question de risque. Quand les organismes financiers se croient à l’abri des risques (soutien de l’Etat), ils deviennent irresponsables. Il en résulte une crise… il faut « réintroduire le risque dans le secteur privé ».

En tout cas, si le risque est bon pour la santé, les pauvres devraient se réjouir :

Le retour de Dickens ? Il y a de plus en plus de travailleurs indépendants. « l’économie pourrait avoir créé un grand réservoir de travailleurs, ressemblant aux « spinsters » du début de l’Angleterre du 19ème siècle, des femmes seules qui étaient payées à la pièce pour tisser du textile chez elles, ou aux dockers qui se massaient aux portes de ports dans l’espoir d’être pris pour une journée de travail. Cela signifierait une économie dans laquelle les salaires sont maintenus bas de manière permanente, et les profits demeurent élevés. » Art de la politique aux USA. Les milliardaires utilisent leur argent pour faire tomber les politiciens adverses ; on est élu de père en fille, histoire de capital de marque. Bouleversement en France. M.Drahi, simple polytechnicien, parvient à défaire les projets de l’establishment. Les entreprises ressortent les vieilles marques. Probablement parce que nous n’avons plus confiance dans les marques actuelles. Technologie de l’information, grave problème de sécurité. « Cet épisode est un nouveau rappel des problèmes de sécurité auxquels les entreprises doivent faire face à mesure que de plus en plus d’activités économiques se font en ligne. »

Europe. Les juristes allemands grippent le mécanisme européen. « Le juridisme germanique est le signe d’un désagrément profond : les gouvernements veulent les avantages de la monnaie unique mais pas le partage de risques et les transferts d’une fédération (…) pour fonctionner correctement une union monétaire a besoin d’une forme d’union fiscale. » Pourtant, des économistes semblent penser que l’entrée dans l’Europe aurait été extrêmement rentable. En particulier pour l’Irlande, le Danemark, l’Angleterre et le Portugal. Mais pas pour la Grèce. Les Grecs peuvent de nouveau emprunter sur les marchés financiers. Mais ils ne sont pas au bout de leurs peines. France et Italie, même stratégie : pas de stratégie ? Sortir de la rationalité financière pour prendre de vitesse leurs blocages internes (leurs Etats dans l’Etat) et externes (rigueur européenne) ?

La Russie organise des troubles en Ukraine, pour convaincre l’Occident qu’une fédération ukrainienne serait un moindre mal. La tâche des Ukrainiens est compliquée. Ils doivent à la fois résister aux provocations et faire avec un gouvernement d’oligarques, contre lesquels ils se sont soulevés… Curieusement, l’Angleterre serait plus sensible que l’Ukraine aux menaces russes. Cambridge University Press censure un ouvrage critique du régime de M.Poutine. En Afghanistan, les élections ont été plus calmes que prévu. « Les Afghans ordinaires ont envoyé un message : à leurs politiciens, que la stabilité nationale est plus importante que les intérêts particuliers ; au reste du monde, que leur pays mérite d’être aidé ; au Talibans, que leur prétention à représenter l’Afghanistan est sans fondement. »
Chine. Les ONG se développent, avec la complicité de l’Etat chinois. « Un curieux pacte, non formulé,  s’est fait : chaque parti accepte le compromis comme un moyen de progresser vers son objectif, à court terme, tout en espérant que l’avenir jouera en sa faveur. » Les Chinois prêtent aux pays d’Amérique latine, en échange de l’accès à leurs ressources naturelles. (Création d’une relation de dépendance ?)

Ciment. Dangote, énorme groupe nigérien. Il résulte de la volonté du gouvernement nigérien, de « subtituer » un producteur local aux importations étrangères. Holcim et Lafarge fusionnent. Ils seraient complémentaires. Holcim, marketing ; Lafarge, technologie. Ils voudraient faire du ciment comme un service, i.e. du ciment sur mesure, pour des usages spécifiques. (Fumeux ? Dirigeants en panne de stratégie ?)

Les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens sont mortes. Raison ? « Actuellement, Israël est fort et le mouvement palestinien faible. » Sur le long terme cette faiblesse n’est peut-être pas dans l’intérêt israélien : un Etat mixte sera dominé démographiquement par les Arabes. Le gouvernement sud-africain est massivement corrompu.

Les centrales nucléaires pourraient fonctionner au thorium. Cela aurait des tas d’avantages. En particulier qu’il est difficile de le transformer en bombe. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne nous a pas intéressé. On aurait trouvé un moyen de stimuler la régénération de certains organes (de souris). 

Monde agité

Quelques nouvelles du monde et de l’économie.

Nouveau président iranien. Apparemment, c’est la même chose, mais à visage humain. Manifestations au Brésil. « Les marches sont un signe que (les Brésiliens) découvrent qu’ils paient des impôts et qu’ils méritent des services publics corrects, et pas uniquement des stades flambant neufs. » En Afghanistan rien ne va plus. Un équilibre peut-il être trouvé entre les forces en présence ? À savoir l’armée afghane, les Talibans basés au Pakistan, les résistants locaux, les combattants venus de l’extérieur, et l’aide américaine. Au Baloutchistan voisin, le terrorisme fait rage. Histoire compliquée entre Sunnites, Chiites et généraux.  En Syrie, M.Obama ne veut pas intervenir, mais il a la main dans l’engrenage. En Afrique, il semble suivre une politique discrète, mais judicieuse, contrairement à celle de M.Bush, qui tendait à s’enflammer pour des régimes peu recommandables. Le premier ministre turc a choisi la confrontation, avec son peuple et le reste du monde. Mais la démocratie pourrait avoir gagné, tout de même. L’économie russe aurait vécu de ses acquis, dévaluation et sous capacité. Elle s’essouffle faute d’investissements. L’Angleterre tente « un changement radical de la culture bancaire » : la criminalisation des fautes de management. The Economist craint pour l’avenir de la City. Par ailleurs, les Polonais reprochent à l’Angleterre la légèreté de son attitude vis-à-vis de l’Europe. Dommage. A l’opposé de la position française, ils étaient ses alliés naturels. M.Barroso, en dépit de ses louables convictions libres échangistes, s’est mis trop de monde à dos pour pouvoir continuer à diriger la commission européenne. Réforme des retraites, en France. M.Hollande avance lentement et prudemment. Curieusement The Economist trouve que c’est un vice quant il s’agit de lui, et une qualité quand cela concerne Mme Merkel.
Les « attaques par déni de service » sont en croissance sur Internet. Une des causes en serait la faible protection des serveurs, qui peuvent ainsi être utilisés par les pirates pour relayer leur offensive. Le groupe Murdoch a survécu aux scandales anglais et s’est enrichi. Par ailleurs, les groupes de presse mondiaux se débarrassent de leurs acquisitions exotiques pour se concentrer sur ce qui a les meilleures perspectives. (Le câble aurait le vent en poupe.) Alcatel (dont le prix de l’action a baissé de 86% depuis 2006) suivrait l’exemple de ses concurrents, et se spécialiserait dans le transport de données à haut débit. Les transformations à faire sont douloureuses. Les licenciements devraient être massifs. « La souffrance est loin d’être finie. » Les cimentiers vont mieux, le marché est bon, et ils ont fini par absorber les malencontreuses acquisitions qu’ils avaient faites. Mais ça ne devrait pas durer. En Italie, l’industrie de la mode pourrait disparaître, faute de travailleurs qualifiés. Le G8 s’en prend à l’évasion fiscale. Mais, vue l’importance qu’a pris le phénomène, l’exercice est difficile. Les économistes découvrent qu’ils ne peuvent pas négliger l’influence, colossale, des très grandes entreprises dans leurs calculs.

Finalement, ce serait la guerre avec le Japon, plus que l’invasion occidentale, qui aurait réveillé la Chine. 

Clowns italiens et autres histoires

The Economist traite MM.Grillo et Berlusconi de « clowns ». Sans pour autant se montrer inquiet outre mesure, me semble-t-il. La BCE peut maintenir l’Europe à flots. Et M.Grillo n’est pas sans intérêts. Justement ceux qui l’ont fait élire. Il a capté un besoin de la nation (de toutes les nations ?). Un ras le bol des politiciens de carrière, qui ne suivent que leur intérêt. Ses députés devraient voter les lois au coup par coup, et non selon une stratégie prédéfinie. Il faut surtout relâcher l’austérité, pense The Economist. Reste à convaincre l’Allemagne.

L’Angleterre est dans la mélasse. Elle ne sait qu’importer. Sa devise n’a pas fini de sombrer. Le prix de sa dette va-t-il augmenter ? Non, ça va mal partout. En tout cas, peut-être son gouvernement devrait-il faire quelques investissements en infrastructures pour relancer ses affaires ? Dans la série « l’Angleterre aime l’Europe », The Economist est allé à la rencontre des fermiers anglais. Celui qui est interviewé révèle que sans la PAC, « il aurait gagné sa vie seulement durant 5 de ses 21 années de ferme ». On tolère que la France laisse aller son déficit un peu plus longtemps.

Aux USA l’impact du séquestre n’est pas encore clair. The Economist encourage le pays à exporter du gaz, pour se faire de l’argent. Mesure que bloquent les industriels, qui ont peur d’une augmentation des prix de l’énergie, et les écologistes anti-gaz de schiste.

Décidément, The Economist aime l’Afrique. Tout y va beaucoup mieux. Mais sa fortune est essentiellement une question de ressources naturelles. Elle sera durable si elle réussit un changement. Elle doit mettre à profit l’exode rural et une démographie galopante, et éviter qu’ils ne se transforment en une pauvreté explosive. The Economist encourage le continent à créer un marché commun.

La situation iraquienne est extrêmement confuse. Tensions dans tous les sens. Mais le pays semble résister. Quant au Hezbollah, la guerre civile syrienne le met dans une situation délicate. Comment soutenir son dictateur d’allié sans perdre sa légitimité de défenseur du faible ? Que va devenir l’Asie centrale après le départ américain ? Outre l’Afghanistan et le Pakistan, 5 ex républiques soviétiques sont fragiles. « La guerre, elle-même, est une partie du problème, la violence, l’extrémisme religieux et le trafic de drogue conduit par des seigneurs de guerre qui en ont résulté ne respectent pas les frontières ». La Chine pourrait être amenée à calmer une instabilité qui menace ses intérêts économiques.
Entreprises. Hypocrites ? Yahoo veut rapatrier ses employés à distance. Les réseaux sociaux, c’est très bien pour les autres ? En tout cas, il paraît que des études montrent que travailler à la maison améliore la productivité de l’entreprise. Les fonds d’investissement sont partis pour une bulle spéculative. Ils ont 1000 milliards à placer. Et, en plus, à un moment où les entreprises sont chères. L’industrie de la défense européenne devrait fusionner. Cela ferait énormément baisser le coût de sa production. D’autant que le budget européen est réduit de 200 à 170md. Mais, politiquement, c’est compliqué. Les projets communs vont donc se multiplier.
Comment faire qu’une entreprise soit gérée dans son intérêt ?Un actionnariat dilué n’est pas bon pour sa santé. L’actionnaire se vendant au plus offrant. Il n’y aurait peut-être pas de panacée, de structure éternelle. « Différentes sortes d’entreprises sont bonnes pour différentes choses. Les entreprises anglo-saxonnes sont bonnes pour prendre des décisions difficiles. Les entreprises continentales pour faire des investissements à long terme. Les partenariats sont bons pour susciter la loyauté (…) Il serait mieux que (les politiciens) encouragent la diversité, puisque des écosystèmes divers sont bien plus robustes. »
Éternelle question. La machine va-t-elle mettre l’homme au chômage ? On en parle beaucoup aux USA. Apparemment, la question serait mal posée. Un des principaux moteurs de la modification de l’emploi occidental, l’élimination des qualifications intermédiaires, était dû aux délocalisations. La main d’œuvre émergente ayant perdu ses bas salaires, les entreprises occidentales vont recommencer à employer leurs concitoyens et à investir pour les faire gagner en productivité.

Pourquoi les Américains ont-ils défait les Allemands. Ces derniers étaient supérieurs dans leur art de la guerre, en particulier dans leur « capacité de se relever d’un revers et de contre-attaquer ». C’est le complexe militaro industriel américain qui a gagné, et en particulier ses ingénieurs du BTP de marine. Ils ont bétonné sa marche vers la victoire. 

De la globalisation à la parcellisation ?

Les trente dernières années du monde ont été marquées par ce que l’on peut résumer par le « consensus de Washington ». C’est-à-dire la domination du libre échange et de la démocratie anglo-saxonne. Ce modèle a connu une crise majeure. Or, aucun modèle ne peut survivre à une crise. Les forces qui vont le renverser sont certainement en cours de constitution. Peut-on apercevoir ce qui pourrait les alimenter ? Tentative d’exercice de prospective :

  • La démocratie  a été pervertie pour servir de rouleau-compresseur au libre échange. Elle est vue comme une hypocrisie par les puissances montantes (à commencer par la Chine).
  • Au Moyen-Orient, s’affrontent des forces extrémistes islamistes. Elles remplacent des dictatures dont l’ambition avait été d’occidentaliser leurs pays (Iraq, Syrie, Égypte, Tunisie…). Que mettront-elles à leur place ? L’Islam, avec ses variantes infinies qui se haïssent toutes, est probablement plus explosif que le christianisme des guerres de religion.
  • Le Japon, le meilleur converti à l’occidentalisme, est en dépression quasi suicidaire.
  • La Chine pourrait devenir une grande puissance pauvre. Viserait-elle à atteindre la taille qui lui permettra de tenir l’Occident et son modèle en respect ?
  • L’Inde est un chaos au contact de poudrières, le Pakistan et l’Afghanistan.
  • Quant à l’Occident, il se bat contre lui-même. Les Républicains américains pensent que les démocrates sont le mal. En Europe, le nord veut se séparer du sud. Les pays victimes de la crise se déchirent.
Tout cela semble signifier un repli sur soi généralisé. Qu’il soit instable ou non dépend peut-être de ce que l’Occident arrive ou non à se réconcilier avec lui-même, et à contrôler l’irresponsabilité (revendiquée) de la classe financière anglo-saxonne. En effet, il n’y a pas beaucoup d’autre groupe social désireux d’assurer la concorde internationale