Insecte électrique

L’insecte étant léger est sensible à l’électricité électrostatique. Si bien qu’il a inventé des moyens pour s’en servir ! Y compris la générer. (Article.)

Invisibly to us, insects and other tiny creatures use static electricity to travel, avoid predators, collect pollen and more.

Géniale nature ?

En tous cas, cela me ramène à une de mes vieilles obsessions : le voyageur de commerce. C’est un problème qui défie les informaticiens. Mais, je le soupçonne, qu’ont résolu les abeilles. Au lieu de vivre dans le vide, comme nous, elles volent dans un espace plein, de type relativiste, dans lequel il suffit de se laisser porter par la pente du terrain pour toucher sa cible, sans effort ?

Abeille de commerce

Le problème du voyageur de commerce pose des difficultés à l’ordinateur. Il s’agit de trouver le chemin le plus court passant par un certain nombre de points.

En écoutant une émission de la BBC sur les abeilles, je me suis demandé si le problème n’était pas plus simple pour elles. En effet, dans ce cas, le voyage n’a rien d’une abstraction. On peut même se demander si la fleur ne cherche pas à guider l’abeille. D’ailleurs, l’abeille serait issue d’une transformation de la guêpe, carnassière, qui aurait « co évolué » avec la fleur. Ce faisant choisissant un métier beaucoup moins dangereux pour la santé que celui de la chasse.

Des limites de l’abstraction ?

Disparition des abeilles

Pourquoi l’homme se soucie-t-il tant des abeilles, et de leur disparition ?, se demandait un philosophe. Faut-il voir dans cet intérêt une constante de l’histoire humaine ?
Je ne sais pas ce qu’il en était dans l’antiquité, mais il me semble que le sort des abeilles est le symbole de la façon dont l’homme se comporte avec la nature…
Nous sommes conscients qu’elles travaillent, et pour nous. Aux USA on leur fait même faire les trois huit, on les déplace de région en région. Pour autant, l’abeille n’est pas domestiquée, comme la vache. Autrement dit, nous avons détourné à notre profit une partie de la nature. Et nous la traitons durement. Par ailleurs, sans pollinisation plus rien ne fonctionne. 
On retrouve donc la question de la « mesure » (de la prudence) qui comptait tant pour les peuples anciens. C’est l’idée qu’il faut être sans cesse sur ses gardes, si l’on ne veut pas être victime d’un malheur. Un peu comme un alpiniste au milieu d’une ascension délicate. Sentiment de crainte mêlée d’admiration, que l’on appelait jadis « horreur ». Ce sentiment a disparu, les Soviétiques d’abord, les Américains toujours, un moment les Chinois, nous un peu moins, l’humanité en est arrivée à penser qu’elle avait non seulement un droit, mais surtout un devoir de détruire. Laisser des papiers gras ou un sac plastic à la mer, rouler en 4×4, c’est être un homme, un vrai. La destruction n’est-elle pas créatrice ?

Pourquoi l'expert est indispensable?

C’est probablement B. CYRULNIK qui apporte une explication parfaite.

Je rappelle que l’expert d’assurance et notamment en responsabilité civile, intervient au coeur d’une crise multidisciplinaire : technique, économique, sociale, environnementale et au milieu de parties prenantes diverses, l’assureur, le courtier ou l’agent, l’assuré, le tiers lésé l’avocat l’expert judiciaire, l’autorité administrative…
bref dans un écosystème de la crise aux couleurs développement durable ou RSE.

B. CYRULNIK nous dit  :
« Le morcellement du savoir mène au dogme, le dogme mène au pouvoir. Mais si  vous voulez vraiment explorer le monde, c’est autre chose. Impossible de morceler le savoir. Il faut mettre votre nez partout où il y a quelque chose à comprendre. Et éventuellement vous attaquez au dogme… »

Et c’est bien là que l’expert excelle,
– il parle technique avec le technicien et vulgarise pour le béotien.
– il entend le droit pour positionner utilement son expertise
– il connaît le contexte assurantiel pour le traduire aux parties comme un paramètre qui compte
– il expertise les enjeux économiques et les met en forme pour la compréhension indispensable de chaque type de sachant,
– il développe jour après jour de la relation sociale  de terrain si bénéfique  au cerveau (voir les dernières découvertes billet le cerveau est plastique social…),

Pour cela l’expert est à maturation lente et  son expertise repose sur le savoir faire cumulé au sein d’une organisation d’hommes et de femmes aux compétences multidisciplinaires qui se dosent avec subtilités.

L’expert est donc placé naturellement au sein de l’écosystème que constitue chaque litige.

Aujourd’hui comme l’abeille victime des pesticides qui boostent les rendement agricoles et empoisonnent les terres, l’expert est victime  de l’achat à forfait  qui boostent les marges…et tuent le savoir, le lien social, l’empathie, l’efficacité durable.