Débat sur la retraite. Un participant : je ne comprends pas, dans les années 80, on disait qu’il allait y avoir déséquilibre entre actifs et inactifs, or le gouvernement Mitterrand a réduit la durée de travail.
Plus surprenant ? Les participants en activité estiment qu’ils n’auront jamais de retraite. Les retraités, eux, se trouvent inutiles. Ils n’osent rien faire, de peur de voler un emploi. « Perte de statut » dit quelqu’un.
Et si tout cela n’était qu’une question de « croyances » ? s’est-on demandé. Après guerre on parlait d’expansion et de jeu à somme positive, aujourd’hui, implicitement, le jeu est à somme nulle, ou négative. Le vieux prend un emploi au jeune. Surtout, on semble croire que tout est une question « d’activité », d’agitation musculaire. Et la sagesse ? Sans elle, l’activité est vaine. La valeur, inestimable, de l’ancien est là.
En se privant de sagesse, nous avons créé une société de poulets sans têtes ?