En France, la femme fait l’objet d’une « discrimination positive ». Du moins en ce qui concerne les postes de direction des entreprises, il existe des quotas obligatoires. Aujourd’hui, ils ne seraient pas remplis.
Que faire ? Cela m’a rappelé une observation récente :
Une des missions de l’association des interpreneurs, à laquelle j’appartiens, est de trouver des solutions aux problèmes des dirigeants de PME.
Le cauchemar du moment est le recrutement. Nous menons donc une enquête auprès de ceux qui ont été confrontés à la question avant tout le monde, afin de savoir ce qu’ils ont fait.
Nous avons étudié le cas de l’industrie. Il est urgent de « réindustrialiser » le pays nous dit-on, mais l’industrie ne trouve pas de personnel. Ses employés expérimentés partent à la retraite et l’industrie n’est plus au programme de l’Éducation nationale.
Mais certains ont trouvé une solution : ne pas chercher le diplôme, mais la motivation. Car, lorsque l’on est motivé, on apprend très vite.
Et qu’a-t-on recruté ? Des femmes. Pourquoi ? Elles recherchaient le défi et l’ambiance de l’équipe. Et cela a changé l’entreprise. Ses relations humaines s’y sont apaisées.
Conclusion ? L’entreprise unisexe passe à côté de l’optimum. Les relations y sont désagréables. Nous l’avons tous constaté.
Conseil à tout individu, quel que soit son sexe (ou son absence de sexe, si l’on veut être dans le coup) : l’important est de comprendre en quoi consiste sa motivation, et où, dans quelle entreprise, dans quel poste, elle nous porte.
Pour atteindre les quotas, il faut les oublier. Il faut sortir de la pensée unique, du conditionnement social, et chercher sa voie.