Note de conjoncture

Voilà ce que l’on entend :

  • Le ruissellement. La politique des gouvernements occidentaux. Il faut libérer les démiurges créateurs (modèle GAFA), les premiers de cordée, parmi lesquels se retrouve naturellement notre élite gouvernante. C’est le fantasme spéculatif du château en Espagne. Depuis 40 ans, au moins, bulle spéculative après bulle spéculative, les démiurges ne créent que du rêve et aspirent les fonds destinés au progrès de la société. Cela va à l’encontre de toutes les observations (on n’ose plus parler de science, vu ce qu’on lui a fait dire !) : c’est la société, dans son ensemble, qui est créatrice, pas l’individu. Résultat : cercle vicieux et prédiction auto-réalisatrice. Déclassement de la classe moyenne, des PME, des territoires, des banlieues, et crises sociales, appauvrissement du pays, qui n’a plus les moyens d’assurer sa sécurité…
  • La transition climatique. Parent pauvre des travaux sur les limites à la croissance, elle produit deux courants. Certains disent qu’il faut tout lui sacrifier, d’autres nient la menace. En fait, nous avons tous, sauf peut-être les démiurges, maîtres et possesseurs de la nature, une conscience environnementale. Seulement, les mesures réclamées demandent aux victimes de la théorie du ruissellement de faire des sacrifices : ils se révoltent. Résultat : les courants dits « populistes » la nient. Solution de facilité.
  • L’anarchisme (quelqu’un a-t-il un terme plus juste ?). Pour lui, l’économie, le progrès, l’Occident… c’est le mal. Sous les pavés, la plage ! Raisonnement indigent. Notre société n’est qu’effets néfastes. La médecine tue, la justice condamne l’innocent et profite au criminel, la nourriture est malsaine… Faut-il les supprimer ?

Tout ceci n’aurait-il pas quelque-chose en commun ? Idéologie ? Autrement dit, rationalisation d’intérêts ? Conséquence : on n’est pas sortis de l’auberge ?

Impasse ? (A suivre.)

Popp et Rastignac

André Popp fut une célébrité d’après guerre. On lui doit des génériques d’émissions célèbres à l’époque, et un best seller mondial. (France culture.)

Effectivement, j’ai retrouvé quelques-unes des musiques d’alors. Mon sentiment n’a pas changé : atroces. Musiques d’ascenseur et de société de banlieue.

Curieusement, c’était un temps de bonheur fou. Tout était possible à l’autodidacte de 20 ans, qu’il était. D’ailleurs, ce que nous considérons comme des notables avait vingt ans alors, et ne savait rien. Mais, la nature à horreur du vide, et dans l’univers naissant de l’audiovisuel (qui avait été débarrassé de ses collabo ?) les places étaient à prendre. C’était le temps des Rastignac ?

Trump suite

M.Trump annonçait, l’autre jour, assurer la domination des USA sur l’intelligence artificielle.

Depuis 40 ans que je m’intéresse au sujet, je ne le trouve pas très sérieux. Mais, pas sérieux n’est pas américain. L’entrepreneur américain est un bateleur. Ce n’est pas un esprit scientifique. Le seul arbitre de sa vie est le succès. La fin justifie les moyens. Et, s’il réussit, c’est que Dieu est de son côté.

La logique de Trump est celle du mauvais coup. C’est de bonne guerre.

Chez lui, aux USA, c’est aussi une guerre. Mais une mauvaise guerre. Contre les universités, d’abord, et maintenant contre M.Obama. Règlement de compte ? Les démocrates ont déclenché la justice contre lui, et ont fait de sa vie un enfer, maintenant il veut les faire payer ?

Bienvenue au FarWest ?

Eric Hebborn, faussaire

Hasards de wikipedia. Je tombe sur la fiche de Eric Hebborn. S’il n’avait pas dit qu’il était un faussaire, on ne l’aurait pas su. En fait, il avait inventé l’Intelligence artificielle avant celle-ci. Il ne copiait pas, il créait des oeuvres originales, dans l’esprit de tel ou tel artiste, mais bien mieux que lui.

Et il jouait sur l’appétit du lucre de certains, et l’incompétence des experts. Exploiter l’hypocrisie sociale, éternelle technique de conduite du changement ? (Mais qui demande tout de même du génie ?)

Corodimir

L’autre jour, on annonçait que M.Zelensky démantelait les dispositifs anti-corruption ukrainiens.

What the law does: It gives Ukraine’s prosecutor general, who is appointed by the president, power over the previously independent National Anti-Corruption Bureau (NABU) and the Special Anti-Corruption Prosecutor’s Office (SAPO). Zelenskyy defended the reform in the early hours of this morning, insisting in a Telegram post that “The anti-corruption infrastructure will work … NABU and SAPO will work.”

What’s behind it: On Monday, Ukraine announced its state security service had raided NABU and arrested two top officials as part of a massive hunt for alleged Russian moles. But critics argue the evidence against the agents is murky and the arrests were a pretext for undermining the independent agencies.

Politico.eu

Avant guerre, je m’interrogeais sur la pertinence de faire entrer dans l’UE un régime corrompu jusqu’à la moelle. Les chars de M.Poutine ont fait oublier cette question.

Devrait-on relire l’histoire ? On disait que Mme Clinton, elle était alors ministre de la défense, avait fait des coups tordus à M.Poutine. M.Obama enjoignait l’UE d’absorber la Turquie. Vous en souvient-il ? C’était une époque où les USA voulaient soumettre le monde par leur « soft power ».

On disait aussi que M.Zelinsky était un oligarque comme les autres.

L’UE serait-elle le dindon de la farce d’un règlement de comptes entre Slaves provoqué par des manigances d’Américains qui, entre temps, ont changé d’avis ?

Maurice

L’île Maurice, une nation arc en ciel dirigée par des Indiens.

L’Indien semble un dirigeant-né. Aux USA et en Angleterre, il est aux commandes des grandes entreprises et, parfois, de l’Etat. L’Inde serait-elle, comme la France, une nation de chefs ? D’où leur état endémique de chaos et de guerre fratricide ? L’Indien est un colonisateur dans l’âme ?

Maurice pose aussi la question du bonheur. On semble bien y vivre, mais, lorsque l’on est entouré de fous-furieux, est-ce une situation très durable ?

L’usage du monde – L’ïle Maurice.

Génocide

En faisant une recherche sur les naissances palestiniennes, j’ai trouvé des quantités d’articles parlant du « génocide » palestinien.

Nous referait-on le coup de « l’anthropocène » ? Drame humanitaire, d’accord, mais pas génocide. Et il se passe ailleurs des crimes au moins aussi terribles qui ne suscitent que l’indifférence.

Le plus curieux est que ces articles soient destinés aux Juifs qui, eux, ont subi un véritable génocide. On a fini par dire que l’extrême gauche était devenue antisémite. En tous cas, elle semble prendre du plaisir à accuser le Juif de tout ce qu’il a vécu. Elle le traite même, parfois, de « Nazi ».

Comment expliquer cette bizarrerie ? Il est plus facile de se donner bonne conscience en critiquant un Etat démocratique comme Israël que M.Poutine ou Xi ? Le démocrate veut-il que la démocratie soit impeccable ? Il balaie devant sa porte ? Après tout, les droits de l’homme, ce n’est pas l’affaire de Poutine ?

Bizarrement, il y a là quelque-chose de similaire au changement qu’a connu le Front National : d’ennemi mortel de De Gaulle, il se veut, maintenant, le gardien de sa mémoire. Pour mieux la trahir ? Le comportement actuel refléterait-il une vieille rancune ?

Une enquête à mener ?

Odeur naturelle

Un chercheur étudie l’adoption de l’intelligence artificielle par l’industrie. Il me parlait d’un constat curieux : l’efficacité des processus industriels dépend de sens humains que ne possède pas l’intelligence artificielle. Par exemple l’odorat.

Il s’interrogeait : les personnels expérimentés prennent leur retraite, comment former le jeune, alors qu’il faut des années pour qu’il acquiert le « flair » utile ?

Ce qui m’a rappelé ce que m’a raconté un anthropologue, employé par Francis Mer.

Miracle de la philosophie

1959. Commémoration de Bergson. Les illustres philosophes se succèdent. Curieusement, ceux-ci sont des gens que d’ordinaire je trouve estimables, mais, cette fois, j’en viens à penser, sombrement, que le professeur de philosophie parle à l’initié, et que si l’on n’a pas lu toute l’oeuvre en question, on ne peut l’entendre.

Quand, soudainement, son et lumière !

Alors que les autres conférenciers avaient fait l’objet d’introductions alambiquées, lui n’est présenté que par son nom : Vladimir Jankélévitch. Et tout change. Et il semble avoir lu mes pensées ! Bergson, c’était l’anti leçon professorale. C’était faites que ce que je fais, non ce que je dis. Et pied de nez aux intellectuels de l’époque, devenus enragés de l’engagement après la guerre, Bergson était tout engagement : quand vous êtes tout entier dans une cause, vous ne pouvez pas vous tromper. Tonnerre d’applaudissements. N’aurais-je même pas entendu des sifflets ?

Le miracle de saint Vladimir ? Transformer un cours de philosophie en concert des Rolling stones ! Leçon de philosophie ?

Hommage à Bergson à la Sorbonne.

Duplomb

Tu ne connais pas la loi Duplomb ? Me demande un ami. Je vis en dehors du temps. Donc, j’enquête.

Il y a la loi d’airain, maintenant la loi « Duplomb » ! La réalité dépasse la fiction ! J’en arrive à la pétition qui fait sa célébrité. J’ai cru à un commentaire. Mais non ! Une élève de master annonce, du haut de son autorité de professionnelle du bien, qui après cela dira que l’Education nationale est une farce ? qu’elle est touchée dans sa responsabilité. Pour quoi ? Cette loi est le mal absolu. Point. Alors elle interpelle le Conseil constitutionnel, pour des motifs que l’on pourrait probablement évoquer pour bien des lois…

Comment une note aussi indigente a-t-elle pu avoir un tel impact ? Quelles en furent les caisses de résonance ? Curieux que personne ne se pose la question ?

De quoi parle-t-elle ? Je poursuis l’enquête. Il s’agit de l’interdiction d’un pesticide sur laquelle la France reviendrait. Elle défavoriserait l’agriculteur français vis à vis de ses concurrents européens. Ils ne seront pas soumis à la même loi avant longtemps. Je comprends alors pourquoi je n’ai pas réagi. Il n’y a là, malheureusement, rien que de très ordinaire. L’activiste fait passer une loi. On découvre qu’elle fait des victimes. Le pouvoir, sans autre forme de procès, l’élimine. C’est ce qui se passe actuellement partout dans le monde.

Comment cela va-t-il se terminer ? Par des dépenses supplémentaires que devra bien payer quelqu’un ? Mais quelqu’un qui, lui, sera sans défense ?

Au fait, que disent les travaux sur le changement ? Le changement, ce n’est pas le décret à la Trump. Le changement, c’est un consentement de tous à une solution « systémique », à une modification du mode de fonctionnement de la société, qui résout le problème posé.

Un peu théorique ? Voici une illustration simpliste, histoire d’entrevoir l’esprit de ce qui précède (mais degré zéro de l’art du changement) : je donne 15€ par mois pour de bonnes causes, et si le million deux ou trois de signataires du manifeste anti Duplomb faisait de même pour financer les transformations durables de l’agriculture, façon « Team for the planet » ? Ou « fonds de solidarité » qui a été créé au moment de l’accident de Lubrizol ?…

(Une autre idée serait de modifier la loi européenne ? Elle ferait consensus, au moins en France ?)