L’Angleterre ne parvient pas à s’extraire du scandale Horizon.
Horizon est le nom d’un système informatique qu’utilise la Poste locale. Au siècle dernier, ce système a constaté des fraudes chez les « sub postmasters », des partenaires de la Poste. Il en a résulté des peines de prison et des suicides. Or, Horizon était victime de bugs.
Il semble que la direction de la Poste ait été convaincue que lesdits sub postmasters étaient des criminels. Horizon ne faisait que confirmer ses soupçons.
Etait-elle la seule à penser cela ? D’ailleurs, n’était-ce pas un temps où l’on se suicidait chez France Télécom ? Ne lisait-on pas, aussi, alors, que « l’élite » estimait que le peuple était paresseux, bénéficiant d’avantages indus ? Il fallait « siffler le fin de la récréation », entendait-on. Et ne faudrait-il pas rapprocher ces idées de celles dont parle souvent ce blog, et que l’on m’a enseignées en MBA, dans les années 90 : les entreprises doivent rendre leur argent au marché, seul capable de l’allouer parfaitement ? Cela ne voulait-il pas aussi dire que les entreprises n’étaient que paresse et inefficacité ? (A l’exception de leurs dirigeants, des consultants, qui les aidaient à dégraisser le mammouth, et des fonds d’investissement, leurs actionnaires. Tous ces gens venant du même milieu.)
Mais, au fait, pourquoi cette élite se croyait-elle supérieure au peuple, qu’avait-elle d’exceptionnel ? Une vision d’avenir incompréhensible par le simple mortel ? Le GAFA, l’IA et Elon Musk ? Or, toute la valeur de ce monde est spéculative. Elle est supposée se matérialiser dans des années. Et plus on avance, plus l’horizon s’éloigne… Le château en Espagne ?
Responsable mais pas coupable ? La prise du pouvoir par cette élite décervelée n’est que le résultat de changements précédents : la société de la connaissance d’après guerre a confié le pouvoir au « savant » ?
« Il n’y a rien dont l’exécution est plus difficile ou la réussite plus douteuse ou le maniement plus dangereux que l’instauration d’un nouvel ordre des choses. » disait Machiavel. Saurons-nous un jour maîtriser le changement ?