Tu ne connais pas la loi Duplomb ? Me demande un ami. Je vis en dehors du temps. Donc, j’enquête.
Il y a la loi d’airain, maintenant la loi « Duplomb » ! La réalité dépasse la fiction ! J’en arrive à la pétition qui fait sa célébrité. J’ai cru à un commentaire. Mais non ! Une élève de master annonce, du haut de son autorité de professionnelle du bien, qui après cela dira que l’Education nationale est une farce ? qu’elle est touchée dans sa responsabilité. Pour quoi ? Cette loi est le mal absolu. Point. Alors elle interpelle le Conseil constitutionnel, pour des motifs que l’on pourrait probablement évoquer pour bien des lois…
Comment une note aussi indigente a-t-elle pu avoir un tel impact ? Quelles en furent les caisses de résonance ? Curieux que personne ne se pose la question ?
De quoi parle-t-elle ? Je poursuis l’enquête. Il s’agit de l’interdiction d’un pesticide sur laquelle la France reviendrait. Elle défavoriserait l’agriculteur français vis à vis de ses concurrents européens. Ils ne seront pas soumis à la même loi avant longtemps. Je comprends alors pourquoi je n’ai pas réagi. Il n’y a là, malheureusement, rien que de très ordinaire. L’activiste fait passer une loi. On découvre qu’elle fait des victimes. Le pouvoir, sans autre forme de procès, l’élimine. C’est ce qui se passe actuellement partout dans le monde.
Comment cela va-t-il se terminer ? Par des dépenses supplémentaires que devra bien payer quelqu’un ? Mais quelqu’un qui, lui, sera sans défense ?
Au fait, que disent les travaux sur le changement ? Le changement, ce n’est pas le décret à la Trump. Le changement, c’est un consentement de tous à une solution « systémique », à une modification du mode de fonctionnement de la société, qui résout le problème posé.
Un peu théorique ? Voici une illustration simpliste, histoire d’entrevoir l’esprit de ce qui précède (mais degré zéro de l’art du changement) : je donne 15€ par mois pour de bonnes causes, et si le million deux ou trois de signataires du manifeste anti Duplomb faisait de même pour financer les transformations durables de l’agriculture, façon « Team for the planet » ? Ou « fonds de solidarité » qui a été créé au moment de l’accident de Lubrizol ?…
(Une autre idée serait de modifier la loi européenne ? Elle ferait consensus, au moins en France ?)