Illusion économique

Lorsqu’un gouvernement veut choisir une politique, il demande les conseils d’un économiste ou d’un groupe d’économistes, comme la commission Attali dont le président Macron fut le rapporteur.

Pour l’économiste, les hommes sont à l’image des atomes, ils se ressemblent. Pas de différence entre un Bantou et un Corrézien. Ils obéissent tous aux lois de l’économie.

Et s’il y avait une différence entre le Bantou et le Corrézien ? Et si nos entrepreneurs avaient une culture qui leur est propre et à laquelle toute politique doit s’adapter pour en tirer le meilleur ?

Et si l’Etat déplorable de notre pays venait de cette confusion ?

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Quinze millième billet. Quoi de neuf ? Je suis très pris par mon travail, si bien que j’ai peu de temps pour ce blog.

Mes sources d’inspiration changent. J’ai été lâché par la BBC, dont, de toute manière, les charmes s’épuisaient, et je me suis raccroché à France culture la nuit. J’y cherche, au fond, ce que je demandais à la BBC : le souvenir d’une gloire passée.

Mystérieuse dette

Pourquoi nos gouvernants empilent-ils des dettes ? La réflexion se poursuit.

Nouvelle tentative d’explication. Loi forte des petits nombres, généralisons des observations anecdotiques ?

  • Curieusement, le phénomène semble identique en France et aux USA. Aux USA, la cause du problème viendrait de ce que les gouvernements ne sont plus contrôlés. Ce qui laisse penser qu’ils sont, par nature, irresponsables.
  • Lorsque l’on regarde le bilan, plutôt positif, de De Gaulle, on voit que lui aussi a laissé filer le déficit : en 68. Une première cause de déficit semble donc être une forme de populisme.
  • Et la « politique de l’offre » de M.Macron ? Nos gouvernants sont des adeptes de la pensée magique. Tous procèdent à de vigoureux investissements, qui, cela semble aujourd’hui manifeste, ont été des gouffres. Mais aucun mécanisme ne semble leur permettre d’apprendre de leurs erreurs.

Quel changement systémique leur proposer ?

Un Etat, du moins en ce qui concerne ses finances, ressemble à une entreprise. Or, l’entreprise va chercher ses revenus, elle ne s’attend pas à ce que quelque effet mystérieux, keynésien ou autre, fasse un miracle. Et, de temps à autre, elle procède à des « reengineerings » de son organisation. Elle ouvre le capot et change le moteur.

Certes, me direz-vous, mais un tel comportement est-il compatible avec les purs esprits qui nous gouvernent ? Notre problème ne serait-il pas là ?

A suivre.

Triste roman ?

1970 : que dire des romans publiés depuis la guerre ?

Ce qui me frappe est que les romanciers, en ces temps, étaient des célébrités. Des artistes et des maîtres à penser.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il me semble qu’il n’y a plus que du roman de masse, façon bande dessinée, et quelques auteurs qui se prennent pour les gloires du temps passé.

La littérature est peut-être un « fait social ». Il faut des écrivains, qui aient les moyens de vivre, une école (contre laquelle souvent l’écrivain se rebelle, mais qui l’a façonné) et des lecteurs ?

Faux amis

Hannah Arendt a gardé un mauvais souvenir de son passage en France (France culture).

Elle doit quitter l’Allemagne pour cause d’antisémitisme. Surtout, elle est abandonnée de ses « amis ». Curieusement, c’est un phénomène propre aux intellectuels.

Arrivée en France, ce sont les Juifs français qui ne veulent pas de Juifs allemands. En revanche, elle trouve une concierge qui l’héberge, elle et sa tribu de Juifs errants.

A l’air Trump, son expérience a-t-elle quelque chose à nous apprendre ?

Complexité évolutive

Apparemment, l’évolution des espèces ne serait pas un processus progressif et lent, mais de longs calmes-plats seraient suivis de sortes de feux d’artifice. (Article.)

Je me demande si le changement humain n’est pas de ce type. Par exemple, j’ai toujours été surpris par l’évolution de la physique. Jusqu’à l’après guerre, elle semblait suivre une ligne droite, puis elle a divergé en une multitude de spécialités. Il en est un peu de même des sports reconnus par les jeux olympiques. Bientôt, il y aura des médailles pour tout le monde.

Ordre et contre-ordre

Pourquoi la France est-elle devenue ce qu’elle est ? Quelles sont les idées qui ont gouverné nos gouvernants ?

Je posais la question à un élu. Un élu, comme on les aime : jeune, issu de la société civile, ayant un travail et une famille, pas politique pour deux sous, sinon ayant une forte « conscience environnementale ». Bref, uniquement préoccupé d’intérêt général. Sa réponse m’a pris par surprise. Il a accusé la gauche, depuis 1981, « d’avoir transformé la France d’une société de service en une société de loisir ». Sa politique n’a été que « populisme », que « concessions », pour « capter des voix », comme le « bac pour tous ». D’ailleurs gauche et droite ont conjugué leurs forces pour détruire l’Education nationale. Actuellement, des « coupes budgétaires » apportées aux sections techniques auraient privilégié sport et intelligence artificielle au détriment de la culture. « On supprime la capacité à penser. »

Cela expliquerait-il les politiques récentes dont parlent de précédents billets ? Nos gouvernants ont décrété qu’il n’y avait plus rien à tirer du pays ? Qu’il fallait attendre l’aide de l’extérieur ? D’où « fin de la récréation », la « métropolisation » et le discours entendu à l’ère Sarkozy du politique – entrepreneur (ce qui m’avait étonné : pour moi, le politique et entrepreneur signifiait Mafia) ?

Le pays des fanatiques

Inquiétante Amérique. La haine et le règlement de compte paraissent en être la loi.

Une émission de France culture rappelait ses origines. Ses premiers colons avaient fuit l’Angleterre d’Henri VIII, qu’ils jugeaient vivre dans le lucre et le stupre. Ils avaient été accueillis par la Hollande. Mais ont craint que la tolérance du pays ne corrompe leurs enfants. Alors ils sont partis s’installer en Amérique.

Le fanatique inculte : l’éternel américain ?