La bombe atomique, une rétrospective de France culture (une émission de la série).
Que nous ayons une force de « dissuasion nucléaire » résulte d’une sorte de putsch. J’ai découvert, en effet, que, au moment où elle a été décidée, tous les partis politiques, et probablement aussi l’opinion, étaient opposés à cette idée.
Leurs arguments étaient fort rationnels : coût de l’opération, amitié indéfectible des Américains, refus de la prolifération nucléaire, etc.
Je pense aussi que l’atome est extrêmement dangereux, et peut-être bien plus qu’on ne le dit. Mais, il y a des moments où le militantisme n’est plus de mise. La société a changé, il n’est plus possible de s’opposer au mouvement. Il faut faire avec. « Nous devons prendre le changement par la main, ou soyez sûrs qu’il nous prendra par la gorge » disait Churchill.
(Pour autant, en démocratie, il est extrêmement dangereux de créer des précédents non démocratiques. Avoir raison n’est pas une bonne raison. Ce qui est vrai pour de Gaulle comme pour Roosevelt, d’ailleurs.)