Période intéressante. Nous vivons un changement « sociétal ». Qu’observe-t-on ?
Comme on le lit souvent, le changement est « systémique ».
Qu’est-ce qu’un système ? Un phénomène qui ressemble au thermostat, apparemment. (Je ne suis pas sûr qu’il y ait accord sur ce sujet, seulement cela paraît la définition la plus pertinente.) Le système obéit à un « principe », qu’il défend. C’est « l’esprit des lois » de Montesquieu.
Il me semble que l’esprit de la 3ème République était celui, collectif, des droits de l’homme. Cela n’aurait pas changé avec de Gaulle. Ensuite, nous avons basculé dans un autre système, dont le principe est l’individu, qui aboutit, plus ou moins nécessairement, au sur-homme (ou « premier de cordée »).
Ce phénomène illustre le Yin et le Yang chinois, passage (notamment) du collectif à l’individuel, et la dialectique de Hegel, le changement par contradiction.
Ce que l’histoire récente semble montrer, c’est que le système porte en lui-même sa contradiction. En fait le modele du thermostat n’est juste qu’un temps. Les forces de résistance au changement finissent par céder. C’est probablement ce qui, pour de Gaulle, devait assurer la pérennité de sa « vision de la France », qui lui a été fatal.
On peut donc imaginer que nous allons repartir vers une phase « collective ». Seulement, y a-t-il un moyen pacifique d’y parvenir ?
L’enquête se poursuit.