La grande question du moment semble être celle de la liberté de parole.
Les journaux américains n’arrêtent pas de compter le nombre de ceux qui ont perdu leur emploi pour avoir exprimé une opinion qui ne plaisait pas à Trump. Aux USA on a le droit d’avoir toutes les opinions, à condition que ce soit celle de Trump.
La tendance serait générale : j’ai entendu, qu’en France, il n’est plus possible de dire quoi que ce soit, sous peine de se faire insulter. En particulier, les artistes, hier champions de l’engagement, seraient contraints de se taire.
Les choses ont bien changé. Une vieille émission traitant du surréalisme donnait la parole à un militant révolutionnaire d’après guerre : il en appelait au renversement de la démocratie par la force. Terrifiant. Et pourtant, à l’époque, de telles opinions avaient libre cours. Un philosophe, dans une autre émission, disait que certaines opinions devraient être passibles de prison.
Tout cela ne me convainc pas. Il me semble que l’on a eu tort de croire que les valeurs d’une nation se suffisaient à elles-mêmes. Pour survivre, ces valeurs doivent être défendues. Rien de ce qui les menace ne doit être ignoré. Et elles doivent être défendues non par la prison, mais par un véritable débat, rationnel, qui fasse l’effort de comprendre les raisons de l’opposant, et qui mette la population en face d’un choix.