Analogie

as our digital world has exploded, its costs have as well. Every switch of a digital bit takes a smidgen of energy. And new artificial intelligence systems require huge amounts of computing power. To take just one example, news reports have revealed that Microsoft and OpenAI are planning a $100 billion data center that would suck about 5 gigawatts of power. That’s roughly the output of five nuclear reactors.

Article

En ces temps d’énergie renouvelable, l’intelligence artificielle commence à coûter très cher… Est-elle aussi intelligente que cela ?

Quelle solution envisage l’article ? Remplacer le numérique par l’analogique. C’est à dire, au lieu de faire imiter le cerveau par l’ordinateur, ce que tente l’IA, utiliser des mécanismes ressemblant à ceux du cerveau, pour rendre l’ordinateur efficace.

Le retour de la raison ?

Bonne religion

J’entendais que, en Egypte, un temps, chaque membre d’une communauté religieuse invitait ses amis d’une autre communauté à participer aux fêtes de sa religion.

Les dites fêtes devaient être interprétées comme des traditions respectables.

Comme quoi rien n’est intrinsèquement mauvais. Tout dépend de l’esprit du temps, volonté de puissance ou générosité ?

Panne électrique

Voiture électrique : anatomie d’une chute allemande
En décembre dernier, l’Allemagne a décidé de supprimer les aides à l’achat de véhicules électriques, entraînant une chute des ventes de cette motorisation. Cette décision a entraîné une multitude de conséquences.

La Tribune du 7 août

Avec l’intelligence artificielle, la voiture électrique connaîtrait-elle des difficultés ?

Illustration de la première diapo de mes présentations sur le changement ? On n’obtient pas le changement par la manipulation des esprits, par la morale ou le marketing, mais en s’intéressant à la vie des citoyens ?

Mosco Lévi

Hasards de France Culture. Découverte d’un certain Mosco Lévi, à qui A voix nue a consacré une série d’interviews en 2022.

C’est un réalisateur de documentaires. Sa technique est celle de l’anthropologue. Il vit avec les gens qu’il observe. Dernièrement, il a passé 7 ans en Italie, pour étudier la Mafia. Il attend qu’il se passe quelque-chose. En Italie, il a attendu longtemps. Ensuite, il observe les événements sans savoir vers où ils le mènent.

Voilà qui me plaît bien. Cela ressemble à ce qui m’intéresse dans mon travail. Mais ce n’est pas dans l’air du temps. Nous vivons à l’ère de l’expert et de la certitude. Espérons que Mosco Lévi fera école ?

Le biais du bon élève

J’ai hérité de mon père le biais du bon élève.

Il consiste à penser juste un raisonnement parce qu’on le comprend.

Or, ce n’est pas le raisonnement seul qui fait la vérité, mais ce sur quoi il est basé.

S’interroger sur ses présupposés s’appelle la « critique », ai-je appris (cf. les « critiques » de Kant). Je manque d’esprit critique.

En fait, c’est ma conscience qui joue le rôle de critique. Elle me réveille la nuit. Et je comprends soudain qu’il y a quelque-chose qui ne va pas. Heureux ceux dont la conscience n’a pas été liquidée par l’éducation ! Ce sont probablement eux que Bergson appelle de ses voeux.

Et cela explique probablement pourquoi les bons élèves qui nous gouvernent sont si faciles à manipuler et font autant d’erreurs fatales ?

(Posséder ce biais est un très gros avantage concurrentiel lorsque l’on fait des études, et dans la vie, en général : on raisonne à la vitesse de l’éclair ?)

Effet de levier

Petit à petit, j’en suis arrivé à me demander si l’on ne pourrait pas appliquer ce que disent mes livres au sort du pays.

Le changement est une question de systémique (mon premier livre). Cela a des conséquences majeures, mais simples : 1) pour une raison qu’il reste à expliquer, nous tendons à nous enfermer dans des cercles vicieux (le propre de la raison ?) 2) mais, en sortir est à coût nul, puisqu’il suffit de remettre en cause des certitudes inconscientes…

Et si l’on appliquait cette idée à notre cas ? Je soupçonne de plus en plus que le cercle vicieux suivi depuis des années se nomme « imitation ». L’envers : « développer ce qui nous est propre ». 

Application : un flux d’argent colossal va vers les start-up « numériques », French Tech, et il y a aussi le « Green deal ».

Pas efficace. Le numérique « fait des bulles ». Et les Chinois ont gagné la bataille du Green deal. Conséquence : bonne nouvelle : nous avons l’argent qui nous permettrait de tirer parti de notre patrimoine. (NB. Les Américains sont dans le même cercle-vicieux que nous, d’où, une économie qui ne profite pas à l’Américain ordinaire, et le fait que Trump ait une chance d’être élu ?) 

Seconde bonne nouvelle. L’Etat a cru qu’être libéral signifiait éliminer ses moyens d’action locale (CCI…) et construire une superstructure qui oriente le « marché », ou qui force le peuple à obéir à ses lois. Cela a donné un « mille-feuille » kafkaïen, une école qui reproduit « l’élite », un hôpital dysfonctionnel, une armée ridicule… Reconstruire le dispositif d’en bas, en cherchant à lui faire faire ce qu’il doit, ne coûte rien. Et cela peut faire gagner beaucoup, en supprimant ce qui nuit au citoyen et au chef d’entreprise, donc à l’économie.

Pour mener ce changement, nous avons besoin d’entrepreneurs. Qu’est-ce qu’être entrepreneur ? Ne pas attendre que tout aille bien, que les « autres » fassent preuve de bonne volonté, mais leur montrer la voie. L’entrepreneur est un pionnier, si tout allait bien, il serait inutile.

Soupçons infondés ? L’enquête se poursuit.

Systémique et école

J’ai toujours regretté que la systémique ne soit pas enseignée.

J’ai découvert, à l’occasion de l’écriture de mon premier livre, que, après guerre, tout était systémique. Mais, paradoxalement, on n’en parle plus.

Pourquoi ? Notre société est férocement individualiste, et elle a inventé des théories « scientifiques » qui justifient son point de vue ? En partie l’économie de marché ? Mais la systémique semble avoir été victime, de son vivant, d’un biais qui nous semble consubstantiel : la complication. Au lieu d’en rester à l’idée initiale, nous faisons des cours, et des formations, nous entrons dans un luxe de détails… Nous noyons le poisson. Au fond, nous cherchons à « programmer » l’individu. Nous souffrons du biais de la machine ? Nous ne pouvons pas tolérer que l’autre puisse avoir un libre arbitre ? Qu’il puisse avoir une autre opinion que la nôtre ? Paradoxe de l’individualisme ?

Comment eviter ce mal ? Au lieu de s’attarder sur la notion de « système », peut-être faut-il partir de sa conséquence ? « On constate » que « la solution est le problème » ? C’est ce que nous faisons pour résoudre un problème qui est la cause du dit problème ! Terrifiant.

Mais aussi, bonne nouvelle : nos problèmes, personnels, nationaux et internationaux ont des solutions évidentes et à coût nul : il suffit de faire l’envers de ce que nous faisons ! Indication supplémentaire : ce n’est pas l’objectif que nous poursuivons qui ne va pas, mais la façon dont nous comptons l’atteindre.

Repliez vos pupitres, le cours est fini ?

Trump avec filtre

“If you block out the noise around Trump and look at actual actions, the potential for a far more sympathetic approach to Ukraine is coming into focus,” Kaminski writes.

Politico.eu du 5 août

Les Ukrainiens analysent les programmes des deux candidats à la présidence des USA et les considèrent favorables à leur cause. Trump, en particulier, ne serait pas celui que l’on dit, et qu’il dit être ? Comment traduit-on « esprit critique » en ukrainien ?

Crise ?

Inquiétude, depuis quelque temps. L’économie américaine n’irait pas si bien qu’on le disait jusque-là. Serions-nous à la veille d’une crise, qui pourrait toucher le monde ? Les bourses mondiales font du yoyo. Ce qui est le propre des temps de crise.

Curieusement, pour quelqu’un qui a toujours tort, j’ai prévu les deux précédentes crises, la bulle Internet et les supbrimes. Dans les deux cas, il y avait clairement en marche des phénomènes spéculatifs redoutables. Pour la bulle Internet, si mes souvenirs sont bons, on en était arrivé à estimer qu’une personne qui fréquentait un site web valait 40000F (6000€). Un blog (qui n’existait pas encore) avec 100.000 visiteurs aurait valu, dans ces conditions, 600m€ ! Pour les suprimes, l’idée était de prêter à des gens qui ne pouvaient pas payer, en transférant le risque.

Ce blog parle de l’intelligence artificielle comme bulle spéculative. En fait, la spéculation concernant les valeurs technologiques n’a pas cessé depuis la bulle Internet. Seulement, je ne reconnais pas les mécanismes diaboliques qui avaient cours alors. Il me semble surtout qu’il nous reste des ressources de croissance (ou de spéculation ?). L’économie mondiale a suivi des modes et les nations n’ont pas développé leur potentiel propre. En particulier la politique écologique a été particulièrement malencontreuse : au lieu de choisir la voie de la « bioéconomie », tout le monde s’est mis à construire des éoliennes, des batteries et des panneaux solaires…

Peut-être ne suis-je plus au milieu de la mêlée comme alors ? Ou le monde, comme le dit aussi ce blog, est devenu cassant, et il en faut moins que par le passé pour le rompre ? Toujours est-il, je ne sens pas venir une crise… Mais j’ai toujours tort !

Science sans conscience

Mining for clean energy transition threatens birds and fish
Our increasing demand for metals and minerals is putting more than 4,000 vertebrate species at risk. The biggest threat to species comes from mining the materials needed for our transition to clean energy, such as lithium and cobalt – both essential components of solar panels, wind turbines and electric cars.

Lettre d’information de l’Université de Cambridge

Ce qu’il y a de curieux dans la pensée dominante, c’est qu’elle ne parle que des conséquences de ce qu’elle nomme « l’anthropocène », mais qu’elle ne se préoccupe pas des conséquences de ce qu’elle recommande.

Propre de l’individualisme libéral ? L’individu ne peut que hurler à la mort, que croire à une forme de « pensée magique » ? Il ne peut pas bâtir les structures sociales nécessaires à un changement durable ?