Bataille du budget

Il y a eu la bataille d’Angleterre, il y a maintenant la bataille du budget…

La bataille du budget commence à l’Assemblée nationale

Les députés doivent entendre, lundi, les ministres démissionnaires de Bercy, au cours d’une réunion qui lance l’examen, par un Palais-Bourbon morcelé, du projet de loi de finances pour l’année 2025. Avec le risque que le texte ne soit pas adopté dans les temps impartis.

Le Monde du 9 septembre

Dans ce type de situation, la stratégie gagnante est l’irresponsabilité. Jouer contre l’intérêt collectif. Bien entendu avec les meilleurs arguments pour cela. Ceux de la victime.

Il serait intéressant de connaître la conséquence d’un budget qui n’est pas voté. En particulier à un moment où le déficit national est jugé insupportable.

L’expliquer clairement, pour une fois, serait-il un bon moyen de mener les négociations ? Voilà ce que nous risquons, voilà ce que x et y avancent comme solutions et arguments, sont-ils vraiment sérieux – intérêt général ou personnel ? Citoyens jugez en votre âme et conscience ?

Fil américain

Une fois de plus, je me suis trompé. M.Biden a emporté la précédente élection américaine avec beaucoup moins d’avance que je ne le pensais. Ce qui doit expliquer que M.Trump en ait contesté les résultats. Et ce devrait être la même chose cette fois disait Affaires étrangères de Christine Ockrent. A tel point que les deux camps se préparent à contester le résultat de la prochaine !

Ce sont les indécis qui vont faire la différence. Et quelques Etats. Si bien que, vu le découpage électoral actuel, M.Trump ne cherche pas à avoir la majorité des voix.

M.Trump n’était pas présenté par l’émission comme un clown, mais comme un tribun redoutable, un homme de communication, dont l’imprévisibilité est peut être calculée… Sa stratégie n’est pas d’en appeler aux électeurs de son adversaire, mais d’amener aux urnes ceux qui n’y viennent pas.

A quel candidat l’économie est-elle favorable ? Certes les chiffres macro économiques sont excellents, mais ils masquent le fait que la classe moyenne ne peut plus acheter de maison et qu’elle a dû encaisser une très forte inflation. Elle est convaincue que ses enfants auront une vie plus difficile que la sienne. Le rêve américain est mort ?

Kamala Harris va devoir faire ses preuves lors du prochain débat. Sa chance est que, comme je le disais, elle semble avoir fait perdre ses repères à M.Trump.

Bref, les deux camps sont solidement retranchés dans leurs certitudes et leur hostilité. L’émission le déplorait. Mais le conflit n’est-il pas la nature même de l’Amérique ? me suis-je demandé.

Justice

L’autre jour j’entendais dire qu’un adolescent de 14 ans (Colin Gray) avait tué 4 personnes aux USA, et qu’il allait être jugé comme un adulte.

Ce qui paraît curieux est, qu’ailleurs, la justice tient fermement à certains principes. Par exemple si l’on vous enregistre alors que vous avouez que vous avez tué père et mère, mais que l’enregistrement est illégal, la preuve ne compte pas. C’est d’ailleurs pour ce type de raison que les criminels fortunés semblent se jouer de la justice.

N’est-il pas dangereux qu’il y ait principe et principe ? Ou, plutôt, que le changement d’un principe ne fasse pas l’objet de quelque débat national sérieux ? Suivi d’un référendum ? Ne devrait-il pas en être de même des changements de la constitution ?

Incurie

Le Pape se paie un auditeur. Idéal. Italien, croyant, une carrière anglaise, PDG de Deloitte. Ils se rencontrent, en privé tous les mois. (Heart and soul, BBC4.)

Tout va bien. Puis notre homme commence à trouver des choses curieuses. Mais tout rentre dans l’ordre rapidement : les cardinaux, qui ne sont pas hommes de chiffres, ont confondu le numéro du compte du Vatican avec le leur. Rien de plus normal. Mais, cela devient de plus en plus bizarre. Cette fois-ci, l’intervention est quasi-divine. L’auditeur est convoqué par le cardinal financier, qui lui signifie, façon Mafia, son licenciement, et l’expédie à la gendarmerie, pour malversations. On n’entend plus parler du pape. Depuis l’auditeur est en dépression, et en procès avec le Vatican pour plus de 9m€ d’impayés, et le cardinal a été reconnu coupable de détournements de plus de 100m€.

Le pape nous donne une leçon de conduite du changement ?

IA et Gaza

Intelligence artificielle : la bulle spéculative est-elle sur le point d’éclater ?

Car, c’est une première : un média s’interroge. Et pas n’importe lequel : la BBC ! Ce matin elle critiquait l’Intelligence artificielle.

En effet, un avocat anglais basé à Jérusalem aurait fait étudier par l’IA le traitement du conflit de Gaza par la BBC et aurait conclu à un énorme biais à l’encontre d’Israël. Réponse de la BBC : l’usage de l’IA n’est pas pertinent dans ce cas.

Fluctuante immigration

L’autre jour, un « petit bateau » de plus avait fait naufrage, dans la Manche. Le gouvernement travailliste anglais s’en prenait aux trafiquants d’êtres humains.

Il serait intéressant d’étudier l’évolution de ce qui est dit de l’immigration, au moins par la radio. Jadis, il était mal de condamner l’immigration, maintenant il est bien de condamner ce qui lui permet d’exister…

Ce n’est pas la girouette qui change… ?

Michel Barnier

Il faut être de son temps. Même ce blog doit être dans le coup. Que dire de Michel Barnier ?

Curieusement, c’est quasiment le seul homme politique que j’ai vu de près. Qu’il fréquente le petit peuple serait-ce un atout ?

En relisant ce qu’il disait à l’époque, j’observe que rien n’a changé en onze ans ! Nous ne cessons de faire le même constat. Pas d’action.

Quant à lui, il semble, a posteriori, un choix évident. Il a été le négociateur du Brexit : il a dû avoir à jouer avec des intérêts divergents. (Quoi que l’affaire ait été facilitée par la menace anglaise.) Il est là depuis longtemps, connaît bien le personnel politique, et il est suffisamment modéré pour être « acceptable » par beaucoup de monde. Et suffisamment de droite pour pouvoir parler au FN.

Quant à la gauche, si elle se dit volée, c’est, probablement, de bonne guerre. Car pouvait-il en être autrement ? Si l’on avait eu un système d’élection à l’anglaise, on aurait un FN absolument majoritaire. Et si la gauche s’est trouvée en tête au second tour, c’est contre le cours du jeu, du fait des conséquences peut-être pas totalement prévues d’un subtil montage anti-FN. D’ailleurs, que peut-on faire quand on a un M.Mélenchon dans ses rangs ? N’est-ce pas « lui président » ou rien ?

Reste à parvenir à manoeuvrer. Ce qui demande peut-être de se limiter aux dossiers vitaux et d’éviter ce qui est « inacceptable » pour les uns ou les autres, donc résister à la tentation de la provocation. Le plus difficile, dans ces conditions, sera, peut-être, de résister à la plus efficace et ancienne des tactiques : l’irresponsabilité. Quelle parade ? Retourner cette tactique contre son auteur, en montrant ses incohérences ? Peut-être aussi savoir dire non ?

A défaut d’enrichir le Français, le gouvernement va-t-il lui offrir un intéressant spectacle ? A défaut de pain, des jeux ?

Maze

Gouvernement de Madame Thatcher. 40 prisonniers républicains irlandais s’évadent du Maze (le labyrinthe), une geôle britannique réputée (comme tout ce qui est britannique) la plus sûre d’Europe. La BBC consacrait une enquête à cette affaire inconnue chez nous.

Comme souvent, qui veut faire l’ange fait la bête. Un secrétaire d’Etat décide d’appliquer au Maze les règles générales : les prisonniers ne sont plus confinés, ils peuvent avoir un emploi. Du coup, ils reconnaissent les lieux, et organisent leur évasion. En outre, ils savent qu’ils peuvent tuer : étant condamnés à perpétuité, ils ne risquent rien.

Mais comme souvent, c’est ce qui s’est passé après l’évasion qui est curieux. Car les enquêtes et la justice ont systématiquement dégagé la responsabilité des hommes politiques et des fugitifs. Les gardiens étaient coupables ! Les Hollandais, pour leur part, arrêtent deux évadés. Seulement, ils jugent que ce sont des prisonniers politiques. Ils ne les extraderont que si l’Angleterre leur accorde ce statut, ce qui les exempte de multiples chefs d’accusation. (Et sous entend que, si vous avez une raison « politique », vous pouvez tuer.) Si bien que les « unionistes » décident de se faire justice, en assassinant quelques républicains qui ont fait l’objet d’un traitement de faveur de la justice.

Mais, heureusement, il y a des moments où les peuples font preuve de bon sens. Les Irlandais du nord ont décidé de se réconcilier. Ils ont vidé leurs prisons.

Cette histoire pose la question de la justice. Quelle est la véritable fonction de ce que l’on nomme « justice » ? Qu’est-ce que c’est que la véritable justice ?

Exam nation

Parle-t-on de la France ? me suis-je demandé en découvrant cette émission de la BBC.

C’est bien un sujet britannique. Le système éducatif anglais est une machine à cocher des cases. Son seul objet est la préparation à l’examen. L’examen trie le bon grain de l’ivraie. Comme en France.

Au moins, ne prétend-il pas, comme en France, s’appeler « éducation ».

Je retiens deux idées qui donnent peut-être un moyen de le sauver du naufrage. Tout d’abord, l’éducation est une question de conditionnement. Aujourd’hui, on nous apprend le « chacun pour soi ». Et pourquoi pas demander à un groupe à faire une oeuvre collective ? Tout le programme pédagogique serait ensuite construit sur l’expérience acquise ? (Ce qui existe déjà.)

La seconde idée est peut-être plus inattendue. L’auteur de l’émission enseigne Paradise Lost à des enfants de 13 ans. Je n’ai rien trouvé de comparable en français. La langue est incompréhensible par l’inculte moderne et le sujet a sombré dans le ridicule. Alors ? Tout l’intérêt est justement là. Pourquoi quelqu’un d’intelligent peut-il écrire des choses pareilles ? Qu’a-t-on bien pu apprécier ? Et si notre pensée, aussi, était susceptible de paraître risible à nos descendants ? Art de la critique, donc de la raison, aurait-on peut-être dit, jadis.

Epidémie et changement

we think that some SARS-CoV-2 variants that have also clearly experienced accelerated rates of evolution may have evolved in specific reservoirs within the human population, like immunosuppressed people. And the more such cases there are, the more opportunities there are for unlikely mutations. It seems that very rare events can have a disproportionate weight in pandemics.

Article

L’épidémie comme inverse de la vaccination ? L’agent pathogène se « fait la main » sur un membre particulièrement fragile de la population ?

Ce que les techniques de conduite du changement appellent commencer le changement par un « problème périphérique » ?