Emigration

Un ami, Libanais, réagit à mon billet concernant le budget de l’Etat : et si notre modèle était le Liban ?

Effectivement, le Liban continue bien à survivre… mais grâce essentiellement à l’argent frais envoyé par les Libanais à l’étranger à leurs familles et amis au Liban.

Un tour de passe-passe systémique comme les aime ce blog ? Et si la solution à nos problèmes n’était pas l’immigration, comme on l’a tant entendu, mais l’émigration ?

Dette mystérieuse

Bruno Le Maire refuse d’en endosser (seul) la responsabilité. N’a-t-il pas averti au sommet de l’Etat, jusqu’à se voir refuser par Emmanuel Macron la loi de finances rectificative qu’il appelait de ses vœux au printemps, et qui aurait permis de constater et de traiter bien plus tôt le drame budgétaire dont le fardeau vient d’être transmis à Michel Barnier ?

L’oeil de l’éco, de Philippe Mabille

Mystère : « la France est le seul pays européen à n’avoir pas réduit sa dette après la crise du Covid« .

Un précédent article disait que M.Macron était son seul conseiller. A-t-il pensé avoir raison contre tous ?

Le grand débat

Que penser du débat Trump, Harris ?

Les nouvelles de la BBC disaient que Kamala Harris avait irrité Donald Trump. Mais une émission qui laissait plus de place à leur parole les montrait s’envoyant des invectives sans s’écouter. Chacun prêchait pour sa paroisse. Kamala Harris faisait du Trump. (Ce qui, au fond, n’a rien de surprenant : toute la nouveauté de Trump est passée.)

Qui peut-on croire ? La presse que je lis est favorable à Kamala Harris et pense comme elle. Et, moi aussi, je souffre d’un biais : je soupçonne depuis le début que Kamal Harris a surpris Donald Trump, ce qui l’a rendu inaudible.

D’ailleurs, les électeurs sont-ils encore influençables ?

Quoi que. On dit que Nixon a été battu par Kennedy pour un débat. Il avait été meilleur à la radio, mais avait fait mauvaise impression à la télévision. Comme quoi, la raison ne pèse pas lourd. Et Donald a peut-être perdu la bataille de la déraison ?

Budget

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de budget ?

D’après ce que l’on entend, l’anticipation de difficultés à faire adopter le budget de l’Etat est la raison pour laquelle notre stratège suprême a décidé de nous dissoudre. Si l’on croit à la théorie de la « burning platform » selon laquelle le changement ne se fait qu’en situation désespérée, ce fut un coup de génie.

Que signifie que le budget ne soit pas adopté ? Les impôts ne sont plus prélevés, les salaires des fonctionnaires ne sont plus versés. L’Etat ne fonctionne plus. Anarchie et loi de la jungle ? Le monde de Mad Max ?

Apparemment, la situation n’avait pas été prévue par la constitution. Diverses mesures d’urgence sont possibles. En dernier recours, le président peut saisir les pleins pouvoirs. Ce qui ne devrait pas être pour lui déplaire.

En tous cas, cela ne permettra probablement pas de grandes subtilités et l’adoption de mesures à long terme susceptibles de redresser une situation que l’on dit désespérée.

Après tout, le Liban continue bien à vivre…

(Opinion de constitutionnalistes.)

Critique climatique

Qui oserait émettre la moindre question concernant le réchauffement climatique ? Le sujet est plutôt de savoir comment il explique tout ce qui nous arrive.

Au fait, comment qualifier un régime qui interdit toute critique ? totalitaire ?

La transition climatique telle qu’envisagée par nos écologistes est un flop. Alors ils s’époumonent. Complot de l’axe du mal !

Et si, au contraire, le changement réussi ne pouvait se faire sans critique ?

Leonard et le mafieux

Histoire du vol d’un tableau de Léonard de Vinci à un duc, qui possède 1000km2 de territoire britannique. (The missing madonna, BBC.)

Pourquoi voler un tel tableau ? Apparemment, une logique de prise d’otage. Plus curieusement, ce serait une pratique de mafieux. Quand ils se font pincer ils négocieraient une remise de peine en échange de tableaux.

L’inventivité humaine est sans borne ?

Poésie

A quoi sert la poésie ? Une question qui se pose à moi sur le tard.

En écoutant The sun rising, de John Donne, j’émets la théorie du moment :

John Donne est un poète élisabéthain. Il me fait penser à une version anglaise de Ronsard. Avec tout ce que cela signifie en termes de décalage culturel. Dans The sun rising, il trouve une manière originale et élégante de dire qu’il n’y a rien de mieux que d’être dans les bras de sa compagne.

Première hypothèse. La société nous « lave le cerveau ». Elle fait de nous une machine. Métro, boulot, dodo. L’art nous rappelle la réalité.

Mais aussi, comme la poésie de Ronsard, celle de John Donne obéit à des règles extrêmement complexes. Mon interprétation : notre esprit a été rendu tellement paresseux, qu’il a besoin « d’en baver » pour retrouver la vigueur vitale.

L’art, l’hygiène de l’honnête homme ?

(Quant au commentaire de texte, il me semble une tentative d’étouffer la révolte dans l’oeuf. Alors que le poème est simple et lumineux, le commentaire l’ensevelit sous des masses de mots, et de préjugés – une réflexion que je me suis faite en écoutant les érudits anglais de la BBC, à qui je dois la découverte du poème dont il est question ici.)

La femme au travail

Le fait que l’épouse irlandaise ait le droit de travailler dans la fonction publique est relativement récent (1973). Cela est une conséquence de l’entrée de l’Irlande dans l’Union européenne. (The end of the irish marriage bar, Witness history, BBC.)

Qui a gagné dans l’affaire ? Jadis, il fallait une personne pour faire vivre une famille, maintenant il en faut deux. Et les tâches ménagères demeurent. Petit gain pour la femme, homme déclassé, le « grand capital » (comme on disait dans ma jeunesse) double sa capacité de production et tire les marrons du feu ?

Et si l’on avait libéré la femme en libérant l’homme d’une partie de son travail ?

Propos tendancieux ?

Chocolat

Je fais la plupart de mes courses dans un magasin parce que j’y trouve un certain type de chocolat. Tout est pourtant plus cher qu’ailleurs. En revanche, j’ai découvert un autre magasin, parce que celui-ci est régulièrement en rupture de stocks concernant des articles (pourtant ordinaires) que j’achète.

Voilà ce que ne comprend pas l’acheteur, une engeance qui a connu récemment des heures de gloire. L’acheteur, et le gestionnaire qui dirige actuellement l’entreprise, et l’Etat, cherche à optimiser les constituants, sans vue d’ensemble. Alors que le tout est la loi de la nature.

Un autre exemple : un temps, j’ai travaillé à la question du « packaging » des offres de télévision câblée. Les gestionnaires des cablo-opérateurs cherchaient à éliminer les « petites chaînes » peu rentables. Ce qui avait un double effet : les amateurs de ces chaînes n’achetaient plus rien, et les amateurs d’autres chaînes minoritaires se sentaient menacés !

Il en est de même de l’économiste : il vous parle de substitution : si vous ne trouvez pas telle marque de beurre, vous prendrez telle autre. Eh bien non !

Et voilà pourquoi le véritable entrepreneur, comme l’artiste, n’est pas un homme de chiffres ou de raison.

Remboursez !

Il y a quelques temps un écologiste militant s’indignait que l’on parle autant d’une baisse de température de la Méditerranée. (Elle s’expliquerait par je ne sais quel phénomène.)

En fait, il n’a pas compris qu’il a réussi. On entend tellement parler de réchauffement climatique que l’on ne comprend pas pourquoi il fait encore froid, parfois. Il n’y a d’ailleurs pas que la Méditerranée : l’été parisien fut exceptionnellement pluvieux. Ce qui a fait le bonheur des limaces et des escargots, les pestes des jardins.

Erreur de communication ? Plutôt que de nous parler de chaleur, l’écologiste ferait mieux de nous menacer de limaces ?