Force des faibles

A ce point, Israël semble avoir fait un pari et être en train de le gagner. Israël a adopté la technique de Poutine : pas de pitié pour les civils. Suspension des droits de l’homme. Et, il n’y a pas de réelle réaction. Certes, le Bobo hurle, mais quel est son pouvoir ? Aucun Etat ne semble très préoccupé du sort des Palestiniens et des Libanais.

Même l’Iran, peut-être. L’Iran aurait pris fait et cause pour les Palestiniens pour des raisons tactiques, dit-on. Effectivement, Il ne paraît pas prêt à en découdre bien violemment, au delà de la sauvegarde des apparences.

Comme résister, lorsque l’on est faible ? J’en viens à penser que c’est en se faisant massacrer. Lorsque l’exaspération est telle que la vie ne compte plus, on ne peut être vaincu. La liberté ou la mort, comme disait Kazanzakis.

Sélection naturelle

Plus que jamais auparavant, l’identité politique et la vision du monde qui lui est attachée semblent induire des désirs de fertilité différents. Un sujet sensible qui, touchant au plus intime, au plus personnel, mais ayant des répercussions sur le corps social et son organisation, mérite certainement une attention respectueuse des libertés individuelles.

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Les croyances des sociétés déterminent leur avenir. L’individualisme n’a pas d’avenir, parce qu’il n’a pas d’enfants.

Aimer la Russie

Que c’est ennuyeux, la Russie, me dis-je en écoutant son histoire. Elle n’est que l’histoire de quelques monarques. La population n’a pas de vie à elle. Elle souffre et se fait massacrer.

C’est le drame de la nation : elle a un besoin maladif de reconnaissance par l’Europe, pour qui elle n’existe pas. Au mieux, la considère-t-elle comme un désagrément, façon moustique, lorsqu’elle lui fait la guerre.

Et pourtant, la Russie n’est-elle pas utile ? Elle a arrêté Napoléon, elle a à la fois permis à Hitler d’envahir l’Europe, puis a mis un terme à son aventure, et elle a empêché l’Occident, et son capitalisme, d’exploiter excessivement sa population. Et, maintenant, elle lui signifie, une nouvelle fois, alors qu’il avait recommencé à s’auto-détruire, qu’il est en danger ?

La défaite de l’ingénieur

Qu’est-il arrivé à l’ingénieur ? Dans ma jeunesse, il était admiré. Puis il a été victime de plans sociaux.

L’entreprise est devenue politique, au mauvais sens du terme. Or, il ne savait pas parler et probablement pas penser. C’était une sorte de machine.

Danger de la spécialisation ? Dans Le roman des trois royaumes, il est question d’un stratège. Il affronte des peuples étrangers. Initialement, ils ont le dessus, parce qu’ils ont un atout. Mais cet atout a un revers. Et le stratège l’utilise pour les prendre à défaut.

Serait-ce la loi du changement social ? La société cherche en permanence à exploiter nos faiblesses. Et celles-ci tiennent essentiellement à ce que nous nous rigidifions. Elle nous force à être in quiets ? (En deux mots.)

Présidence Kruger Dunning ?

Ces derniers temps, on me disait que notre président avait des favoris, quelque peu douteux, qui faisaient sa politique. Notamment, qu’il aurait été influencé par un jeune diplômé, qui était convaincu, avec les discours marketing de l’époque, que le numérique allait faire de la terre un paradis et que tout le reste méritait d’être abandonné. Ce qui expliquerait beaucoup de décisions curieuses.

Mystère de la conviction ? Comment penser que l’on peut avoir raison contre tous ? Effet Kuger Dunning ?

En fait, notre président n’a rien d’exceptionnel. Quand on fréquente un peu nos dirigeants, on découvre souvent qu’ils sont sous l’emprise de conseillers généralement peu recommandables. Il en a été de même des rois et des reines, d’ailleurs. C’est bien connu. Du danger de la solitude du dirigeant ?

Chine du milieu

La Chine n’est pas une exception. Il est bon de se rappeler qu’au départ des réformes mises en place par Deng Xiaoping, c’était un pays particulièrement pauvre avec une économie très rétrograde, mais dont la population était relativement bien éduquée. Il était idéalement situé pour se développer en se libéralisant, en s’intégrant dans l’économie mondiale, et en adoptant les technologies existantes. Au fur et à mesure que l’écart avec les pays avancés s’est réduit, le bénéfice de ce rattrapage s’est épuisé et les coûts économiques d’un régime autocratique sont devenus plus apparents. L’essoufflement de l’économie chinoise se produit d’ailleurs très tôt dans le processus de rattrapage, alors que le revenu par tête de la Chine n’est encore que le tiers de celui des États-Unis. Le Japon et la Corée du Sud ont fait beaucoup mieux.

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Une des thèses de ce blog est que la Chine n’est pas le géant dont on nous a tant parlé. Il y a quelque chose dans sa culture qui fait que, comme le Japon, il arrive un moment où sonne l’heure du repli sur soi.

Triste Allemagne

Samedi, Politique étrangère de France Culture parlait de l’Allemagne.

Curieux. Celle que l’on nous donnait en exemple ressemble à la France. L’Allemagne a quelque chose d’une cigale. En particulier, elle souffrirait d’un sous investissement chronique.

Comment en est-elle arrivée là ? Mystère. Où est allé l’argent de la prospérité ?

(Au passage, j’ai entendu que la faille de son industrie automobile tenait à ce que son savoir-faire était la conception des moteurs, alors que la propulsion électrique est une question de logiciel.)

Guerre culturelle

A l’occasion de la COP, j’entendais dire qu’il ne fallait plus compter sur les USA, car le sujet du changement climatique était devenu une « guerre culturelle ». On ne peut plus en parler.

A qui la faute ? Et si les « climato-enthousiastes » avaient, eux-mêmes, adopté une stratégie de guerre culturelle ? Ils ont annoncé que la science était de leur côté, donc qu’il n’y avait plus à réfléchir, il fallait obtempérer. Puis ils ont fait voter des lois. Leur impact sur l’économie et la société ne comptait pas : il n’y avait pas d’autre solution.

Comme le disait Michel Crozier, dans son étude sur la bureaucratie, il semble que l’homme ne puisse pas supporter l’oppression, même lorsqu’elle veut son bien. Elle provoque une contre-poussée en sens inverse. Un réflexe naturel : la guerre culturelle ?

Drame de la solitude

“Loneliness among adolescents around the world has nearly doubled in recent years. The need for social interaction is especially intense during adolescence, but it is not clear whether online socialising can fulfil this need.

“This study has shown that digital interactions might not mitigate some of the deep-rooted effects that isolation appears to have on teenagers.”

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Apparemment, le lien social est nécessaire au sain développement de l’individu. Comment se fait-il que les jeunes soient de plus en plus seuls ? Et quel va en être la conséquence ?