Cause toujours ?

Pourquoi la BBC parle-t-elle tant d’Israël et pas du tout de la Russie, de la Corée du nord, du Soudan, de la Chine ? Pourquoi ne se demande-t-elle pas s’il était une bonne idée de cacher les quartiers généraux du Hamas sous des hôpitaux ? Pourquoi a-t-il fallu un coup d’Etat pour qu’elle découvre la situation de la Syrie ?…

Peut-être parce qu’Israël est une démocratie et qu’il est peu dangereux d’y enquêter ? Peut-être aussi par un phénomène curieux qui fait que l’on semble voir l’arbre mais pas la forêt ?

Mais ce que démontre aussi la BBC, c’est qu’elle peut dire ce qu’elle veut, cela ne change pas le cours des événements ? Au moins, cela lui donne bonne conscience ?

Vaccin

Une émission de la BBC disait que l’on avait découvert un moyen plus efficace et moins désagréable que le vaccin pour protéger l’homme des infections.

On a observé que notre peau disposait de systèmes de défense particulièrement puissants. Par conséquent pourquoi ne pas mieux en tirer partie en réutilisant à leur profit nos techniques de création de vaccins : en les entraînant à réagir aux nouvelles épidémies ?

New insights into how our skin learns to tolerate and co-exist with bacteria on its surface show great potential for the development of simpler and less invasive vaccines.

Emission

L’homme serait-il un apprenti sorcier ? Pourquoi serait-il capable d’inventer ce que la nature n’a pas imaginé ? Mais, après tout, il semble que nous devions à l’homme et à la société nos maladies. Peut-être est-ce dans l’ordre des choses que nous leur cherchions aussi des traitements qui auraient été inutiles sans nous ?

Le retour de l’algorithme ?

Mais que fait-on ? Que font nos « climato-enthousiastes » ? On constate de plus en plus que l’intelligence artificielle est nuisible. Elle tue, même. Et que ses dommages à la planète ne peuvent qu’augmenter exponentiellement.

Et si l’on remettait en fonctionnement nos cerveaux ? Et si l’on se demandait, comme on le fit avec les phénomènes naturels, si le comportement de l’intelligence artificielle ne cache pas quelque loi, qui peut être programmée élégamment ? Et si l’on s’intéressait de nouveau aux mathématiques et à l’algorithmique ?

Changement

Ce blog s’intéresse au changement comme phénomène. Qu’a-t-on appris cette année le concernant ?

Peut-être que la théorie et la parole ne sont pas des moyens efficaces de changement. Vous avez beau évoquer toutes les autorités scientifiques, rien n’y fait. Quand les intérêts du peuple sont touchés, le changement ne va plus dans le sens désiré. Il tend même à prendre le chemin inverse, rien que pour vous ennuyer

En fait la parole peut agir sur le changement, mais uniquement lorsqu’il est lancé et les forces sociales sont en mouvement. Alors son issue semble tenir à un coup de dés. Et l’histoire a montré que le plus convaincant était le plus déterminé et que celui-ci était rarement le plus intelligent et le meilleur pour la santé de l’humanité.

Une question se pose aujourd’hui. Notre société semble bien absorber les chocs: guerre en Ukraine, dissolution, etc. Cela est-il durable ou pourrait-elle en arriver à un point de bascule à l’image de ce que decrit Stefan Zweig au sujet de la guerre de 14 et que les réformes de Liz Truss auraient pu faire connaître à l’Angleterre ?

Câble sous marin

La dernière mode est d’endommager des câbles de communication sous-marins. Technique : laisser traîner une ancre. Les navires russes et chinois sont à pied d’oeuvre.

Comment réagir ? Traiter la cause ou le symptôme ? Dent pour dent ? Mais cela ne risque-t-il pas d’entraîner une dangereuse escalade avec de dangereux fous-furieux ?

Une autre solution, chinoise : politesse étouffante ?

Loi du coeur

Affaires étrangères, France culture, la semaine dernière. Que nous réserve l’avenir ? L’émission s’intéresse surtout aux USA, à la Chine et s’inquiète de la si fragile Europe. Question centrale : démocratie illibérale ?

Le libéralisme (au sens americain) ce serait des normes, la démocratie illibérale penserait que la fin justifie les moyens.

La « majorité » reprocherait à la démocratie libérale son inefficacité et donc serait tentée par son contraire.

 Cela fait penser à Max Weber, son éthique des valeurs et son éthique de la responsabilité. Le propre du libéral est d’avoir le monopole du cœur, d’être le bien incarné. Il gouverne par la loi qui représente le bien. Malheureusement il ne semble faire de bien qu’à lui-même d’où le mécontentement de la « majorité » ?

Mais celle-ci est-elle sans foi ni loi comme le prétend le libéral ? Et si ses lois n’étaient pas explicites mais implicites ? Principe de l’honneur par exemple. Les anthropologues ne disent-ils pas que toute société obéit aux lois de sa « culture » ?

Harold

J’ai découvert que le titre « Harold en Italie » vient de « Childe Harold » de Byron.

Je me suis toujours demandé ce que voulait dire ce « childe ». Eh bien c’était le titre que portait le jeune noble avant d’être fait chevalier. Et cela se prononce « child ». Je n’ai pas trouvé d’équivalent français.

Childe Harold est donc un roman d’apprentissage. Et il a eu un tel succès que « Harold » est quasiment devenu un nom commun, comme frigo. Tout romantique digne de ce nom se pensait Harold. Berlioz en particulier.

L’individu est bien peu de choses ?