Bluesky

J’ai abonné ce blog à Bluesky. Bluesky est un réseau social issu de Twitter. Il s’est détaché de lui depuis l’arrivée d’Elon Musk, si j’en crois wikipedia.

L’interface est exactement la même que celle de Twitter. Surprenant.

Ma raison ? Il n’était plus possible de diffuser automatiquement les billets de ce blog sur twitter. Ce que Bluesky permet. (A sa sortie, j’ai essayé le réseau social de Mark Zuckerberg, mais, à ma grande honte, je n’ai pas compris comment il marchait.)

Déjà beaucoup d’abonnés, et d’argent levé. La start up numérique est un produit de la culture américaine ?

Petit bateau

Hier, il était interdit de parler d’immigration, maintenant, il n’est plus question que de cela.

La BBC interviewait des candidats à l’immigration installés en France et attendant un « petit bateau » pour venir en Angleterre. Explication : on trouve du travail en Angleterre, mais pas en France et en Allemagne. Voilà qui semble expliquer simplement pourquoi l’on ne peut pas mettre un terme à cette immigration.

Au passage, l’émission remarquait que les élus de l’autre côté de la Manche étaient quasiment tous RN. Lien de cause à effet ?

Constitution

« La loi n’exprime la volonté générale que dans la limite de la constitution » (La constitution, de MM.Carcassonne et Guillaume.)

Jadis, le député était supposé être la voix du peuple, maintenant on vérifie que cette voix est conforme à la constitution.

Il me semble qu’il y a là un principe sain et général. Tout groupe humain tient ensemble par une « constitution » plus ou moins explicite. Ne pas la défendre est le mettre en danger. Bien sûr, de temps à autres, elle doit être adaptée. Ou, peut-être surtout relue, pour en retrouver le sens.

Escalade

3ème guerre mondiale ? La question de la semaine. Dans la guerre ukrainienne, chaque camp essaie de prendre l’avantage. Mais comment ne pas aller trop loin ?

Le premier qui « cligne des yeux » a perdu, dit-on en anglais. C’est un classique.

Au fond, ce qui se joue est un affrontement éternel. Sparte contre Athènes. D’un côté un régime dirigiste, déterminé mais pauvre, de l’autre, la démocratie, riche, pleine de vie, mais lâche et prédisposée à la lutte aveugle des intérêts. L’un cherche Munich, l’autre le « containment ». Car elle sait qu’elle n’a pas intérêt à perdre M.Poutine.

Ce qui est à la fois un atout pour lui et hautement insultant.

(Si l’on en croit la rumeur, on se prépare à des négociations de paix, et chacun essaie d’être en position avantageuse.)

Moment Trump ?

Si l’on n’a pas de « moment Schröder », pourrait-on avoir un « moment Trump » ?

Comme il semblait déjà clair lors de son premier mandat, derrière ses provocations, se cache un raisonnement tout à fait logique : puisque ce que l’on a fait jusque là ne marche pas, il faut aller à l’opposé.

Ainsi, par exemple, lorsque l’on dit qu’il nie la science, ce n’est pas tout à fait juste. Car la science a été instrumentalisée ces derniers temps, pour faire passer en force des opinions non scientifiques, puisque la science n’affirme pas.

En tous cas, Aristote à probablement raison de dire que le contraire d’un mal est un autre mal. Seulement, au troisième coup, si l’on en croit Hegel, on peut taper juste. Trump, réincarnation de Marx ?

Pouvons-nous avoir un Trump français ? On n’en voit pas. Mais on pourrait ressentir un contre-coup de Trump. Cela peut nous tuer. Mais, il n’y a probablement qu’une menace extérieure qui puisse nous unir. A condition de ne pas repartir comme en 40.

De l’oligarchie à liberté, égalité, fraternité ? Il faudrait probablement que vienne « du terrain » une classe de gens d’action, qui remplace l’élite actuelle, perdue dans les nuages, et que la nation en revienne à un type de modèle d’intégration de tous ses citoyens, immigrés inclus, qui ressemble à celui de la 3ème République. (Modèle qui a eu cours jusqu’à récemment.)

Révolution

Anthropologie de La France Insoumise :

D’un côté des « gosses de riche » ayant mauvaise conscience, de l’autre des « victimaires ». Tous, exceptionnellement violents. Parti de la révolte, dirigé par un Trotskyste ?

Une société est faite de courants. C’est un système. S’en prendre à ses composants ne fait que le renforcer.

Une question se pose donc : LFI a-t-elle une utilité, ou est-elle le signe d’une « pathologie » collective ? (Aurait dit Durkheim.)

Moment Schröder ?

La France va-t-elle connaître un « moment Schröder » ? Une réforme qui change radicalement son modèle social ?

Mon interprétation. Tout commence par une erreur du chancelier Kohl. Pour honorer les Allemands de l’est, il décrète que leur mark vaut autant que celui de l’Ouest. Il en résulte un désastre. L’économie de l’Est est plombée par des coûts beaucoup trop élevés, et l’Ouest, qui doit le renflouer, chavire. Schröder, en bon socialiste, décide de faire payer le peuple. Il change un modèle social qui remontait à Bismarck. Ensuite, l’Allemagne adopte une stratégie de conquête commerciale et de compétitivité par les coûts. Elle vend à la Chine et achète le gaz russe, tout en délocalisant (massivement) ce qu’elle juge non essentiel, et en sous-investissant. Elle est favorisée par l’euro, dont la faiblesse ne reflète pas la force de son économie. (A l’envers, la force de l’euro torpille les économies de la zone euro.)

Peut-être n’y a-t-il qu’un Allemand pour accepter un tel traitement ?

Force des faibles

A ce point, Israël semble avoir fait un pari et être en train de le gagner. Israël a adopté la technique de Poutine : pas de pitié pour les civils. Suspension des droits de l’homme. Et, il n’y a pas de réelle réaction. Certes, le Bobo hurle, mais quel est son pouvoir ? Aucun Etat ne semble très préoccupé du sort des Palestiniens et des Libanais.

Même l’Iran, peut-être. L’Iran aurait pris fait et cause pour les Palestiniens pour des raisons tactiques, dit-on. Effectivement, Il ne paraît pas prêt à en découdre bien violemment, au delà de la sauvegarde des apparences.

Comme résister, lorsque l’on est faible ? J’en viens à penser que c’est en se faisant massacrer. Lorsque l’exaspération est telle que la vie ne compte plus, on ne peut être vaincu. La liberté ou la mort, comme disait Kazanzakis.

Sélection naturelle

Plus que jamais auparavant, l’identité politique et la vision du monde qui lui est attachée semblent induire des désirs de fertilité différents. Un sujet sensible qui, touchant au plus intime, au plus personnel, mais ayant des répercussions sur le corps social et son organisation, mérite certainement une attention respectueuse des libertés individuelles.

Article.

Les croyances des sociétés déterminent leur avenir. L’individualisme n’a pas d’avenir, parce qu’il n’a pas d’enfants.

Aimer la Russie

Que c’est ennuyeux, la Russie, me dis-je en écoutant son histoire. Elle n’est que l’histoire de quelques monarques. La population n’a pas de vie à elle. Elle souffre et se fait massacrer.

C’est le drame de la nation : elle a un besoin maladif de reconnaissance par l’Europe, pour qui elle n’existe pas. Au mieux, la considère-t-elle comme un désagrément, façon moustique, lorsqu’elle lui fait la guerre.

Et pourtant, la Russie n’est-elle pas utile ? Elle a arrêté Napoléon, elle a à la fois permis à Hitler d’envahir l’Europe, puis a mis un terme à son aventure, et elle a empêché l’Occident, et son capitalisme, d’exploiter excessivement sa population. Et, maintenant, elle lui signifie, une nouvelle fois, alors qu’il avait recommencé à s’auto-détruire, qu’il est en danger ?