Mon association fait partie du Parlement rural. Le Parlement est lui-même un ensemble d’associations qui, depuis plus d’une décennie, cherche à faire entendre la voix des « territoires », alors que le gouvernement promeut la « métropolisation » du pays. Mon association représente la PME / TPE au sein de ce groupe. Jusque-là, il entendait « entreprise » par commerce ou artisan.
J’assistais à une session qui traitait de la décarbonation de l’énergie utilisée par les ruraux.
Il est toujours surprenant, dans ces séances, de s’entendre dire « chers parlementaires » ! Il est aussi surprenant de voir qu’autant de sénateurs s’intéressent suffisamment à la question pour y consacrer quelques heures, et qu’ils parlent simplement de sujets concrets. Ceux que je rencontre sont d’anciens maires de petites communes qui sont attachés à leur territoire.
Quant au sujet, il est toujours difficile d’en comprendre les subtilités lorsque l’on ne baigne pas dedans comme le reste de l’assistance. Ce que je retiens est que la politique que cherche à imposer le gouvernement a de graves (tristement ridicules) effets pervers. Faute de vision systémique, elle conduit à augmenter invraisemblablement les émissions de CO2 tout en favorisant l’étranger au détriment du national. En particulier, j’ai aussi entendu que les éoliennes étaient uniformément haïe, à commencer par les communes écologistes !
Mais est-ce une question de gouvernement ? J’ai cru entendre que c’était surtout l’administration qui était en cause.
Que faire ? « Pragmatisme » disaient les participants. Chaque cas est particulier. Il faut partir de l’existant, en particulier connaître la vie des habitants et les contraintes qu’elle impose, et lui apporter les solutions, souvent mixtes, les plus adaptées. En particulier, le « biogaz » liquide serait généralement une bonne solution (la moins mauvaise ?). Et les personnes du cru sont les plus propres à ce travail.
J’ai aussi entendu qu’il serait grand temps que le gouvernement songe à faire évaluer l’impact de ses décisions.