J’ai découvert que le titre « Harold en Italie » vient de « Childe Harold » de Byron.
Je me suis toujours demandé ce que voulait dire ce « childe ». Eh bien c’était le titre que portait le jeune noble avant d’être fait chevalier. Et cela se prononce « child ». Je n’ai pas trouvé d’équivalent français.
Childe Harold est donc un roman d’apprentissage. Et il a eu un tel succès que « Harold » est quasiment devenu un nom commun, comme frigo. Tout romantique digne de ce nom se pensait Harold. Berlioz en particulier.
La dialectique de Hegel à l’œuvre ? Nous vivions depuis quelques décennies sous la coupe du parti de la morale. Petit à petit il perd tous ses combats. Lui-même se fait de plus en plus silencieux. Trump lui aurait-il donné le coup de grâce ?
Après l’ère du Bobo, celle de l’antibiBobo ? Seulement, l’extrême inverse est rarement une bonne chose.
Un effet imprévu de ma découverte de la BBC est celle des oratorios.
Dans mon enfance, je refusais tout ce qui était lyrique dans la musique classique. En vieillissant, j’ai revu mon jugement. Quoi que je reste farouchement allergique au récitatif. (Je ne m’intéresse qu’à l’air, pas aux paroles.)
Quant à l’oratorio, je le dois à Through the night de BBC3. D’une certaine façon l’oratorio est « antichiant ». La morale proscrivait l’opéra, alors les compositeurs ont utilisé le cheval de Troie du chant religieux pour le faire entrer à l’église.
En fait ce n’est pas tant l’oratorio que j’apprécie que « l’aria », un « air ». Pas de coupure, il est d’un seul tenant, d’un seul souffle. Et, pour ceux qui nous restent, sublime ! Le rôle du récitatif, on ne peut pas l’éviter, était tenu par le sermon et autre rite religieux. Mais peut-être qu’il n’y a pas de véritable plaisir sans un peu de gène ?
L’Allemagne, pays modèle, paradoxalement, ressemble à la France. Elle s’engage dans des élections. Quel peut en être le résultat ?
Une possibilité pourrait être qu’elle renonce à son dogme de rigueur budgétaire et qu’elle devienne le champion d’une Europe unie.
Si j’en crois la BBC, ce ne devrait pas être le cas. Il se pourrait même que le gouvernement nouveau considère que les réformes Schröder ont été un tel succès qu’il faut en faire une seconde édition.
Lors de la crise grecque, on disait que l’allemand était aussi acharné contre le Grec parce que lui-même avait beaucoup souffert des dites réformes. La méchanceté : avenir de l’Allemagne ?
Ce blog a souffert cette année. J’ai beaucoup travaillé et, lorsque l’on travaille, on ne pense pas. Or la pensée est la raison d’être de ce blog. Pensée suscitée par la réaction aux nouvelles.
Et je n’ai pas trouvé beaucoup de sources de réaction. France culture n’est plus d’un grand intérêt. À une ou 2 émissions près. Qui trop embrasse mal étreint ? On y traite de sujets très ambitieux mais avec peu de profondeur. Préparation insuffisante ? Quant à la BBC, elle ne fournit que peu de sujets susceptibles de me faire réagir. Pire : je me suis mis à écouter de vieux feuilletons qui ne donnent aucune matière à ce blog. Sinon le constat que l’on ne peut vivre dans un monde qui n’est que mauvaises nouvelles.
Et le réchauffement climatique, l’intelligence artificielle et les sujets « socialement avancés » tuent la nouvelle scientifique : pour nourrir un blog il faut des nouvelles qui le soient réellement.
Finalement pourquoi tenir un blog ? Pourquoi faire partager une pensée qui ne peut être qu’incompréhensible ? Probablement parce que je n’obéis pas à la raison : je constate que bien que ce soit objectivement idiot cela me force à faire marcher mon cerveau. Et j’ai l’esprit d’escalier.
Je retrouve dans mes archives une interview d’un manager par intérim. Il est surprenant à quel point elle semble bien s’appliquer à la situation de notre pays. Son titre ? « Garder le sens des réalités« .
Pourquoi une entreprise part-elle en faillite ? « Ce peut être un effet de l’exercice solitaire du pouvoir par un dirigeant, qui, par exemple, va s’absorber dans la vie associative de clubs d’entrepreneurs alors que son entreprise ne peut se passer de lui ; de l’arrivée d’un nouveau dirigeant, qui manque de pragmatisme ou d’adéquation avec la société ; ou d’une nouvelle génération de dirigeants familiaux, qui n’a pas les compétences de la précédente.«
Où trouver les solutions ? « les personnels, eux, voyaient souvent avec anxiété la situation se dégrader depuis longtemps. Ils sont soulagés qu’il y ait une reprise en main de l’entreprise. Lors du diagnostic, ils se livrent. Ce qui nous permet de tester les idées que nous mettrons ensuite en oeuvre. «
Le travail du manager par intérim : « Tout notre travail consiste souvent à revenir aux fondamentaux que n’aurait jamais dû oublier le dirigeant. Ceux-ci tiennent, curieusement, à peu de choses :
() la rentabilité des investissements. Il suffit de quelques questions et analyses pour comprendre si un investissement est utile et a un payback.
() la rigueur de la culture projet. Nombre d’entreprises lancent des projets dans tous les sens, sans s’assurer d’atteindre l’objectif initialement prévu.
() une exécution sans faille de quelques actions et objectifs bien communiqués (c’est cela le plus complexe finalement !).«
A quoi ressemble une entreprise saine ?
Le management intermédiaire ? « des « chefs de bande » qui savent faire, font, et, en faisant, structurent des processus. »
La direction ? « le leadership est un travail d’équipe.«
Que dire ? Avenir bouché ? Irresponsabilité au pouvoir ? Par quel miracle nos élus pourraient-ils s’entendre ?
Le paradoxe que présente cette situation est que nous sommes revenus au drame de la 3e république : l’instabilité parlementaire, qui faisait de la France un pays ridicule, qui fut la hantise de De Gaulle et à laquelle il pensait avoir trouvé une solution définitive.
Eh bien, cette solution est pire que le mal.
Se dirige-t-on vers un scénario argentin ? L’application de mesures qui ressemblent à celles que préconise le FMI ?
Un fait curieux, et frustrant : les peuples nordiques semblent souvent impolis : ils critiquent les autres peuples, même lorsqu’ils sont leurs invités ; en revanche, leur comportement n’a rien d’irréprochable. En particulier, au moins pour certains d’entre eux, ils ne paraissent pas d’une grande ponctualité.
Hypothèse : ils définissent ce qui est important et ce qui ne l’est pas ? Ce qui est important est ce qui compte pour eux, ce qui ne l’est pas est ce qui compte pour les autres ?
Il y en a qui se demandent s’il y aura de la neige à Noël, ce blog, lui, s’interroge sur le changement : y en a-t-il un en vue ?
Depuis 16 ans qu’il existe, et même avant, il ne voyait rien.
Cette fois, il y a de la lumière au bout du tunnel. M.Trump et ses droits de douane sont les hirondelles qui font le printemps. Le monde redevient mercantiliste. Il est impératif de produire sur le territoire national. Retour de l’économie réelle. C’est bon pour la PME et les « territoires ».
Seulement, elles deviennent les « soldats de l’an II » : finie la saudade, personne ne nous aime, il va falloir passer à l’action. D’abord « pivoter » pour éviter d’être victime de la débâcle des clients multinationaux, puis résoudre des masses de problèmes. Comment trouver des substituts aux services de pays hostiles ? Comment faire sortir la transition climatique du registre de la pensée magique ?…
Il existe des temps durant lesquels les religions cohabitent en bonne entente et d’autres où elles s’affrontent…
Cela tiendrait-il à l’idée que la religion peut ne pas être un absolu, mais une tradition, une culture, au sens anthropologique du terme ?
C’est probablement comme cela que les Romains concevaient les religions. L’idée qu’une religion puisse être absolue et universelle a peut-être été une innovation. (Fâcheuse ?)