Livre d’Haroun Tazieff, de 1963, trouvé dans la bibliothèque familiale.
Comme l’a découvert ce blog, l’après guerre a été celle d’aventuriers. Ils se disaient généralement scientifiques, mais, à mon avis, ce n’était qu’une couverture. Haroun Tazieff en fut un des plus fameux. Dans cet épisode, on apprend qu’il fut, même, spéléologue ! Et que peu de temps auparavant, il donnait un coup de main à Cousteau !
Il est, en réalité, peu question d’exploration ici, mais de treuil ! Les Pyrénées sont faits de calcaire d’autant mieux creusé par l’eau que l’on a coupé la forêt qui les protégeait pour donner des mâts à la flotte de Louis XIV. Il en est résulté la perte de la terre que retenait ses racines. D’où un important réseau de grottes. Un puits d’accès à l’une d’entre-elles est repéré dans les années 50, et quelques amateurs décident de l’explorer. On demande à Haroun Tazieff de jouer les caméramen. Une première tentative permet une courte visite. Mais, pour faire mieux, il faut un treuil électrique qui puisse amener et ramener rapidement toute une équipe. Malheureusement, lors de la seconde campagne, les défaillances de ce nouveau treuil vont causer la mort d’un spéléologue et faire qu’Haroun Tazieff se retrouve pendu dans le vide pendant quatre heures et demi, le temps d’un bricolage de fortune.
Ce drame à suspens aura fait le bonheur de la presse, et probablement a donné aux spéléologues la publicité et les moyens financiers de poursuivre leur passion sans risques.