Une des découvertes de ce blog aura été le président Giscard d’Estaing et son influence.
A son arrivée, il avait suscité l’espoir, semble-t-il me souvenir. Il était jeune et polytechnicien, ce que l’ascenseur social républicain avait fait de mieux. Puis l’espoir est devenu haine hystérique. On disait, et cela semble confirmé, qu’il se croyait la réincarnation de Louis XV. L’homme était devenu ridicule.
En fait, il semblerait qu’il nous ait beaucoup plus transformés que nous le pensions. Il se serait cru, aussi, l’incarnation du cool John Kennedy. Ce fut un « choc systémique ». Il a mis au placard le modèle gaulliste, pour faire entrer la France dans l’ère américaine, dont elle n’est pas sortie depuis.
En particulier, disait un précédent billet, il semble avoir enterré le projet « de prestige ». A-t-il eu raison ?
Il devait le trouver coûteux. Mais, dans certains cas, ne peut-il se révéler utile ? Que la France ait une bombe atomique paraît actuellement plutôt une bonne idée à beaucoup. Il en est probablement de même d’Airbus.
Mais l’intérêt du projet de prestige est peut-être ailleurs ? Mieux qu’une équipe sportive, il soude la nation ? Sans point de repère, il est possible que l’on en soit réduit à se replier sur sa communauté, pour peu que l’on en ait une ? Forces centrifuges ?