Punition

L’« écologie punitive », un slogan facile qui agit comme un repoussoir et confisque le débat démocratique
Largement utilisée à droite et à l’extrême droite, popularisée par Ségolène Royal en 2014, l’expression enferme les politiques environnementales dans un registre au mieux moralisateur, au pire liberticide, en évitant ainsi de débattre de la juste répartition des efforts et de l’accompagnement des plus fragiles.

Le Monde du 13 mars

Je comprends qu’une expression découverte récemment est ancienne.

L’article me paraît trahir une erreur. Si ceux qui veulent faire réussir ce que l’on nomme « écologie punitive » sont sérieux, il est dangereux de diaboliser l’adversaire, car cela les égare : la question n’est pas de l’ordre de la parole, mais de l’action.

Et s’ils veulent que leur action soit efficace, ils doivent commencer par se demander ce qui n’a pas marché dans la façon dont ils ont « conduit le changement » jusque-là et a fait qu’ils sont accusés de vouloir promouvoir une « écologie punitive ».

(Ce qui est, probablement, ce qu’ils imputent à leurs adversaires : le fait que c’était « les plus fragiles », ou, plus exactement, le gros de la population, qui supportait le coût de leurs idées, et pas eux.)

Femme dominatrice ?

L’INSEE le confirme : la femme est nettement plus diplômée que l’homme. Il serait intéressant de se demander quelles vont en être les conséquences.

A court terme, si l’on en croit une enquête de la BBC, cela pourrait provoquer une réaction violente contre les « idées socialement avancées » de notre élite, qui, sous couvert « d’égalité », ont été fort défavorables aux hommes (en particulier).

Mais n’est-ce pas un juste retour des choses ? Je viens d’une famille pauvre, dans laquelle les femmes tendaient a faire plus d’études que les hommes. Les hommes en quelque-sorte « entreprenaient ».

Que cela ait une origine génétique ou culturelle, il semble qu’il y ait, de toute éternité, une différence entre l’homme et la femme. L’homme tend à être un fou qui prend tous les risques. La femme est l’image de la sagesse. L’homme chasse le mammouth et fait la guerre, alors que la femme protège les enfants.

Faisons de la prospective ? A l’avenir on continuera à trouver des hommes partout où il y a du risque ou de la folie ? Balayeur de déchets radioactifs, Elon Musk ou Donald Trump ?

Les bonheurs de la guerre

Que feraient les Russes sans la guerre ? se demandait Affaires étrangères de France Culture.

La guerre enrichit les pauvres ! L’économie se porte bien, les soldats sont payés 10 fois leur salaire usuel et avoir un mort au combat fait la fortune d’une famille. Pourquoi s’arrêter, dans ces conditions ?

Et la Chine compte de plus en plus pour la Russie. Ses voitures sont partout, mais on n’a pas le droit de le dire.

Alors, camarades, n’ayons pas peur que la guerre s’arrête : la Chine est l’avenir de la Russie ?

Gainsbarre

Dans l’émission Etonnez-moi Benoît, de France Culture, Alain Chamfort parlait de Serge Gainsbourg.

Il disait, en substance, que le changement de Gainsbourg à Gainsbarre lui avait été fatal. Il avait été victime du personnage qui avait fait son succès. (J’avais entendu Maxime le Forestier dire la même chose : fait avéré ?)

Paradoxe, celui qui jouait les anarchistes était un « aliéné », un accro au regard de la société, un prisonnier de ses conventions ? Un pantin ? Une leçon ?

Soleil couchant

Posen utilise la métaphore du covid long à propos de l’économie chinoise. L’image a l’intérêt de souligner la complexité et l’incertitude du mal économique qui s’est fait jour en Chine.

Article

Une de mes plus vieilles théories est que la Chine connaîtra le destin du Japon. Explosion suivie d’un repli sur soi. Avec une incertitude : un incident qui provoque une guerre mondiale. Ou quelque-chose d’approchant. Justification : une question de culture.

Ai-je raison ? Le pays vieillit. Je m’en doutais, mais l’article le confirme : il a été victime du rapport du club de Rome. C’est à cause de lui qu’il a décidé de l’enfant unique. Et il pourrait s’en mordre les doigts.

Surtout, la reprise en main du pays par le parti communiste semble avoir paralysé l’initiative individuelle.

Demande de drogue

J’ai écrit un article sur un des succès de la police française. Elle s’est introduite dans le réseau social des malfrats. Il en est résulté, en Europe, un grand nombre d’arrestations. En particulier dans les milieux de la drogue.

Résultat ? Rien. La demande est telle que l’offre se reconstitue immédiatement. Comment agir sur la demande, alors ?

Une solution défendue, à l’époque où je le lisais, par The Economist, est la légalisation de la drogue. Cela en ferait baisser le prix. Ce ne serait plus une bonne affaire pour le mafieux, qui devrait se reconvertir.

Et s’il se reconvertissait dans un commerce plus dangereux pour notre santé ? Son modèle économique est d’être hors la loi, pour gagner beaucoup. Alors : rendre illégal ce qui est inoffensif ?

A moins que l’on se demande pourquoi l’on consomme de la drogue, et pourquoi l’on est mafieux ? A moins que ce ne soit une mise en cause des principes mêmes de notre société ?

IRA

Que penser de l’Inflation Reduction Act de M.Biden ? se demandait la BBC (The other IRA, BBC4).

Pour commencer, ça ne réduit pas l’inflation, qui est la préoccupation principale de l’Américain.

C’est tout simplement une politique protectionniste. Les USA ont décidé de se réindustrialiser, et de le faire dans le domaine de la transition climatique. Pour cela, ils ont élevé de très hautes barrières tarifaires. A la fois pour se protéger et pour attirer le savoir-faire étranger.

C’est aussi vieux que le monde. Colbert a utilisé cette politique avec succès, ainsi que, plus récemment, les Chinois. Comme l’enfant, l’innovation doit être protégée pour donner tout son potentiel.

Une telle politique n’étonnera personne. Et pourtant, personne n’est étonné qu’il soit interdit d’en parler dans les livres d’économie…

Misère

Dans l’Allier, département rural du centre de la France, un habitant sur cinq vit avec moins de 800 euros par mois et beaucoup n’ont pas assez dans le porte-monnaie pour remplir l’assiette. 

Ces campagnes où l’on a faim, Envoyé spécial, sur France 2

Peut-être serait-il intéressant de se demander comment notre pays a-t-il pu autant s’appauvrir, alors qu’il n’a été question que de bonnes intentions ?

Orange mécanique

On fait une expérience sur les enfants et les jeunes singes. Même dispositif : il y a quelque chose de bon à trouver. Mais il est caché. Pour y parvenir, on suit une procédure compliquée. Singes et enfants imitent la procédure. Puis on ôte le cache. Le singe va droit au but, l’enfant continue la procédure.

Qui est le plus intelligent des deux ?

L’être humain est social avant tout ?

(Entendu à la BBC : Ritual, par Dimitris Xygalatas.)