Je lis un livre qui traite du cerveau. Je découvre, ce que tout le monde sait, qu’il a fait l’objet d’études patientes, qui l’ont décrit morceau par morceau, dans d’infinis détails. Et qu’un de leurs intérêts est, quand on prend un peu de recul, de reconstituer à partir de ces parties, un tout qui a un comportement compréhensible.
J’avais oublié l’utilité de la science. J’en étais resté aux succès de la physique, qui, un temps, a cru pouvoir représenter le tout par une équation. La véritable science est, en fait, un travail de fourmi. Le scientifique est un artisan. Seulement, de temps à autres, il doit lever le nez de son travail pour retrouver une vision d’ensemble.