Bataille de Cannes

Le Festival de Cannes aurait été lancé, en 1939, en réaction à la prise de contrôle de la Mostra de Venise par Goebels. C’était le festival du monde libre. Et il se situe à Cannes, semble-t-il, du fait d’un habile lobbying de la mairie et d’un hôtelier, qui ont argué de ce que Cannes était le lieu de villégiature des Américains. La guerre s’étant déclarée en même temps, la première édition n’a pu avoir lieu.

La Mostra a été créée en 1932. Premier festival du film, elle est la reconnaissance de ce spectacle populaire comme un art. Il est logique, dans ces conditions, que ce soit un régime dit « populiste » qui en ait eu le premier l’idée.

Dans l’émission de France Culture, grâce à laquelle j’ai appris ce qui précède (Concordance des temps), j’ai aussi entendu dire que Jean Zay, le ministre radical qui est à l’origine du festival, aurait aussi inventé le système de financement du cinéma français actuel, qui a probablement fait son succès. (Un exemple de protectionnisme…)

Personnellement, je ne trouve pas beaucoup d’intérêt au festival de Cannes. Sa sélection ne me concerne pas. Qu’est-ce qui explique son succès ? Son origine ? Et le fait que les Américains en aient peut-être fait, au moins au départ, « leur » festival ?

Anti quoi ?

On dit que l’extrême gauche est devenue antisémite. C’est, d’ailleurs, une tâche sur la réputation du parti travailliste anglais dont il a beaucoup de mal à se débarrasser.

Mais n’est-ce qu’une question d’antisémitisme ? Quand je regarde la société actuelle, ce qui a été liquidé, c’est « le rêve de mon père », comme aurait dit Obama. Toute son ambition a été de construire une famille. Il est quasiment mort à la tâche. Et son idéal était celui des valeurs de la République. En particulier l’ascenseur scolaire, qui lui avait permis de faire des études. Or, il n’y a plus d’ascenseur.

D’ailleurs, je me souviens d’avoir entendu Sartre traiter de « bourgeois » des gens comme lui. Quand on connaît le milieu auquel appartenait Sartre, il lui a fallu un sacré toupet pour lancer une telle fatwa.

Paradoxe révélateur ? L’autre jour, les informations de la BBC traitaient de l’insécurité que ressentent les étudiants juifs, au sein des campus universitaires américains. Alors que je m’attendais à ce qu’elle interviewe un manifestant pro Hamas et un étudiant menacé, elle s’est adressée à une manifestante juive. Le « révolté » serait-il suicidaire ? Car, même s’il n’est pas juif, comme Sartre, il nie ce qu’il est. Il s’en prend à ses frères, en se prétendant le champion de telle ou telle communauté qui vomit ses valeurs.

Expression de la crise existentielle d’une certaine jeunesse ?

Giganto

Découverte, par moi, du gigantopithèque. Un singe immense, qui serait apparu il y aurait 2 millions d’années et aurait disparu il y a environ 200.000 ans. (La science cqfd, de France culture.)

Le plus surprenant est que l’on sait tout cela, et y compris la raison de sa disparition, grâce à quelques dents et mandibules. Et l’on saurait même pourquoi il en reste si peu : c’est la faute des porcs-épics, qui aiment à grignoter des os.

L’homme a une âme de détective !

(Mais s’il est aussi habile dans ses déductions que lorsqu’il s’agit de rendre la justice, on peut être inquiet pour la science…)

Cas chaud

La science du crime, une émission de France culture.

On apprend qu’elle a permis de découvrir qu’Henri IV était bien Henri IV et que Jeanne d’Arc était égyptienne. Le plus surprenant est que le moyen le plus efficace de comprendre un crime n’est pas l’ADN, mais le numérique. Nous laissons notre trace partout.

Comme souvent, les actions donnent l’envers des intentions. L’Internet moderne a été créé par des libertaires. Or, il semble déboucher sur la société du flicage.

Sens des mots

Un phénomène qui me frappe depuis longtemps est que lorsque l’on trouve un mot qui semble résoudre un problème, il est immédiatement mal compris. Mais il n’est pas compris n’importe comment : il est compris exactement à l’envers de sa signification.

Récemment, j’ai entendu parler de « taxonomie », dans le cadre du « green deal », ce mot qui signifie « classification » a été spontanément entendu comme une « taxe ».

Plus récemment, j’ai travaillé sur une question qui nous est propre et qui est au coeur de la contre-performance de l’économie française : la solitude du dirigeant. Eh bien, le dirigeant pense que, pour la rompre, il doit soit fraterniser avec ses employés, soit parler avec ses collègues, ce qui n’est pas possible (ce sont des concurrents). En fait, il faut, plutôt, qu’il constitue autour de lui un cercle de « pairs » auquel il puisse confier ses soucis, y compris, surtout ? personnels. Une solution à laquelle peu de gens pensent.

Enseignement ? L’expression de tout changement doit être travaillée de façon à s’assurer qu’elle conduit au bon comportement.

Manifestons ?

La France suit l’exemple américain. On y occupe des universités. Qui sont les manifestants ?

une contagion qui touche la plupart des Instituts de Sciences Po, et d’autres universités comme la Sorbonne, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Saint-Etienne et Rennes ; cette mobilisation est concentrée sur des établissements de sciences humaines et d’élite, mais les grandes écoles dans leur ensemble (écoles d’ingénieurs et de management par exemple) n’ont pas rejoint le mouvement.

Quant au pays ? Globalement, il ne sait pas quoi penser.

57% des sondés sont neutres ou se disent pas assez informés vis-à-vis d’Israël comme État, 52 % le sont vis-à-vis de l’Autorité palestinienne, et 43% le sont vis-à-vis du Hamas. Globalement ce dernier est largement rejeté (3% de sympathie pour l’ensemble des sondés, 54% d’antipathie) alors qu’Israël bénéficie d’une image plus favorable (28% de sympathie, et 15% d’antipathie).

L’article parle de la « force des images ». Serait-ce ce qui régit nos démocraties ?

BI

Quiconque s’est intéressé à la start-up et à son business plan, sait que l’art de la levée de fonds consiste à mettre quelques termes « à la mode » dans son texte. Actuellement il s’agit « d’intelligence artificielle ». En revanche, je ne suis pas certain que le discours portant sur la « transition climatique » ait toujours le vent en poupe.

Petit à petit, je constate que ce procédé se retrouve partout, dans la presse, dans la parole politique, dans le rapport annuel de la multinationale…

Dans l’esprit de la « hype curve » du Gartner, je me disais qu’il serait intéressant de créer un indicateur mesurant l’utilisation de ces « stéréotypes spéculatifs » par un discours. Le « bullshit indicator », pour utiliser un vocabulaire technique ? Un travail pour chatgpt ?

Révolution et bicyclette

La bicyclette rend fou ? Hier, j’entendais les informations de la BBC dire que le cycliste était devenu un danger public, qu’il allait falloir remettre dans le droit chemin, par la loi.

J’entends qu’il en est de même à Paris. Il est vrai qu’il faut désormais y être en permanence sur ses gardes.

Je me souviens d’un ancien élève d’HEC me racontant l’oral du concours : on lui avait posé la question de la « psychologie du porteur de cravate ». Devrait-on s’interroger sur la « psychologie du cycliste » ?

Je me souviens aussi d’un jour pas si lointain, où, plongé dans mes pensées, je traversais le passage clouté qui est en face de mon appartement parisien de l’époque. Rue déserte. Au moment où j’allais mettre le pied sur le trottoir opposé, un cycliste, que je n’avais pas vu venir, me prend à parti, en me disant quelque-chose comme : « on ne respecte pas le cycliste ». C’était un curieux personnage, d’ailleurs, habillé de couleurs criardes. Une sorte de caricature de grenouille. J’ai été tellement surpris, par l’invective et l’accoutrement, que je n’ai rien trouvé à dire. J’ai poursuivi mes réflexions.

Psychologie du cycliste : la volonté de puissance du redresseur de torts ?

La fuite de Total

Je lisais que Total voulait partir aux USA.

Il n’est pas le seul dans son cas. Il semble que l’Angleterre connaisse une hémorragie.

Normal. Les USA donnent une plus grande valeur à leurs entreprises que l’Europe. Une question que l’on trouvera d’ailleurs dans ce blog est : pourquoi leurs sociétés n’achètent-elles pas leurs consoeurs étrangères ? Vus leurs niveaux de valorisation, cela serait facile.

Selon moi, la force des USA est la spéculation. Ils ont un talent pour « créer de la valeur ». Hop, j’invente un mot, « intelligence artificielle » par exemple, et j’ai créé des milliers de milliards. Je suis même surpris que personne n’ait pensé à inventer une fabrique de tels mots. A en faire une activité réellement scientifique, systématique.

Devrais-je proposer mes services ? Lever des fonds ?

Colle qui décolle

La colle serait plus résistante que ce qu’elle colle. Or, on l’utilise de plus en plus, et partout. Or, désormais, nous voulons recycler à tour de bras.

Il y aurait une solution à cette question. Mettre dans la colle des particules de fer. Soumises à un champ magnétique, la colle se décolle. (« Colle réversible ».) Ce qui, accessoirement, pourrait nous permettre de jouer à l’Homme-araignée. Une émission de la BBC (Glued Up).

L’émission ne disait pas comment recycler la colle et son métal. Et s’il n’y aurait pas d’autres façons de procéder qu’une course en avant dans la recherche de solutions technologiques aux problèmes créés par la technique…