Dans les aventures de De Gaulle, il y a quelque-chose de curieux. Il s’oppose aux partis politiques de son temps. Pour lui, c’est le peuple qui a la légitimité démocratique, ce qui semble simple bon sens. Pour eux, ce sont les élus qui la possèdent. Quand il fait voter le peuple, les partis politiques (unis pour une fois) sont balayés.
Cela tient peut-être aux origines de nos systèmes politiques. Initialement, il y avait une nette différence entre ceux qui étaient formés pour penser et les producteurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. De ce fait, un biais du régime des partis est apparu : ils « roulent pour leur propre compte ».
Mais on ne peut pas toujours faire voter le peuple. Se pose alors le problème de la sélection des « décideurs ». Tous les critères de sélection concernant la « compétence » sont soumis au biais, à « l’énantiodromie ». Au fond, la seule sélection juste est le tirage au sort. Avec un avantage : pour éviter de donner des responsabilités à l’incompétent, la société a intérêt à préparer le mieux possible chacun de ses citoyens ?