Elections en Grande Bretagne

les élections de 2024 au Royaume-Uni représentent un rejet du gouvernement en place plutôt qu’un choix distinctif d’une alternative () Le résultat reflète la méfiance persistante de la population à l’égard de la politique et des hommes politiques, ainsi que de leur capacité à tenir leurs promesses et à les réaliser. Bien que le nouveau gouvernement travailliste dispose d’une majorité massive () il entre en fonction dans la période la plus difficile depuis 1945 () Mais il ne fait aucun doute que l’atmosphère politique en Grande-Bretagne est aujourd’hui meilleure qu’elle ne l’a été depuis un certain temps. On peut espérer qu’elle représente une première étape dans le rétablissement de la confiance des citoyens dans les partis politiques britanniques et les processus politiques associés.

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Peut-on espérer qu’il en soit partout pareil ? Une situation difficile, mais un retour à la raison ?

Vice présidence

Décidément, wikipedia est l’idéal « who’s who ».

Le vice président choisi par M.Trump fait trembler l’Europe. Qui est-il ? Wikipedia répond : pas celui que vous croyez.

Il a connu une enfance difficile. Pour pouvoir faire des études supérieures, il est devenu « marine » (mais pas combattant, plutôt, si je comprends bien, correspondant de guerre). Car, depuis la dernière guerre, l’armée paie leurs études à ses soldats.

Ensuite, c’est l’ascenseur scolaire à la manière américaine. Un parcours universitaire brillant qui s’achève par un doctorat de droit à Yale. Il y rencontre sa femme, elle aussi un produit de l’élitisme à l’américaine (la filière juridique), mais en version « privilégiée : elle est fille de deux universitaires de haut niveau. Elle est aussi d’origine indienne (du sous-continent indien) et, aux USA, quand on est indien, on est « black »…

Pour la suite, la fiche n’est pas très claire. Après de telles études on roule sur l’or. C’est l’ENA. Il a travaillé pour des cabinets prestigieux, un fonds d’investissement, aurait monté une fondation, et surtout écrit un livre qui serait devenu un film, « Hillbilly Elegy » (quelque-chose comme « A la gloire du plouc » ?), et, enfin, comme Obama, il serait devenu sénateur. Pas mal, à seulement 39 ans.

Histoire d’un « petit blanc » qui aurait infiltré la machine universitaire démocrate ?

Cyber bug

Coup de pub. Hier, elle était inconnue. C’est maintenant une célébrité. La société, judicieusement nommée « CrowdStrike », est parvenue à arrêter l’économie mondiale.

Apparemment, elle aurait diffusé un peu rapidement une nouvelle version de son logiciel de cybersécurité, qui aurait eu un effet imprévu. Ce matin, on soupçonnait, qu’elle n’avait pas fait correctement ses tests. (Personnel en vacances ?)

Intéressant événement à plusieurs titres.

De mon vivant, en quelque sorte, j’ai vu l’évolution du test. Jadis il était fait avant la mise sur le marché, maintenant, il est fait par le marché. On peut d’ailleurs se demander si Boeing n’a pas adopté cette philosophie. C’est une innovation.

Ensuite, cela illustre un concept que l’on trouve en statistique, et qui n’a pas la notoriété qu’il mérite. Exprimé en termes de cybersécurité, il peut se dire ainsi : il y a deux types de risques : celui de ne pas se protéger, et celui que présente la protection elle-même.

D’ailleurs, les journaux posaient la question de savoir qui devait assurer l’incident : l’assurance doit-elle payer pour les dommages encourus par le logiciel de protection qu’elle a demandé d’installer en contrepartie de l’assurance de l’entreprise ?

L’exposition coloniale d’Erik Orsenna

Cela commence en 1882 et se termine après Dien Bien Phu. Le héros est un petit bonhomme « rebondi ». C’est un spécialiste du caoutchouc, caoutchouc qui est un fil conducteur du livre. Comme Forrest Gump (qui est postérieur), notre homme se retrouve acteur modeste, mais parfois décisif (il apporte le football au Brésil !), de l’histoire mondiale.

Livre long, chapitres courts et rythme enlevé. Parti pris du paradoxe et du merveilleux raisonnable, à la façon de 100 ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez. Et histoire d’une famille conventionnellement anti conventionnelle.

Un livre qui prend le parti de la légèreté ? Ou l’humour serait-il la politesse du désespoir ? En effet, ne serait-il pas l’histoire de France ? Car, en ces temps, l’identité de la France était celle d’un empire. Et le Français aimait son empire, et il était, pour autant, estimable et même attendrissant. Mais, aujourd’hui, que lui reste-t-il ? De quoi peut-il être fier ? A-t-il encore la moindre « identité » ?

Thames Water

Un des feuilletons des informations de la BBC est Thames Water. Thames Water est une des grandes entreprises de traitement de l’eau britanniques. Elle est extrêmement ancienne. Elle a été privatisée en 1989. Mais, contrairement à ce que l’on croyait à l’époque, ses services ne se sont pas améliorés. Non seulement elle n’a pas investi dans ses infrastructures, ce qui pose désormais de très sérieux soucis de santé publique, mais elle a versé de très généreux dividendes et a empilé les dettes (pour payer les dits dividendes ?), si bien qu’elle est en quasi faillite ! C’est l’exact envers de ce qu’espérait Mme Thatcher ! L’économie de marché ne fut pas le meilleur des mondes, mais l’ère du parasitisme ?

Comme je le disais dans de précédents billets, peut-être serait-il temps de se demander ce qui a cloché dans la politique de Mme Thatcher, qui a été adoptée un peu partout en Europe.

En fait, une des caractéristiques de l’ère du laisser-faire et de l’économie de marché que nous vivons est d’avoir liquidé les dispositifs d’étude de la société. Comment les refaire sortir de terre, alors que les services publics ont été, comme Thames Water, laissés pour morts ?

Thames Water

Sans textile

Une de mes tantes appelait les naturistes des « sans textile ». La France est-elle devenue naturiste ?

L’autre jours, je discutais de la question du textile en France. Un sujet dont on ne parle pas beaucoup est celui des fonds d’investissement. Ils ont eu la brillante idée d’acheter des marques connues et d’étendre leur marché en baissant leur prix, grâce à la délocalisation de la production. Résultat : le client ne s’y est pas retrouvé et la marque a disparu.

Une amie, une sorte de « trésor vivant » de la haute couture, a vécu une aventure de ce type. Seulement, je n’avais pas pris conscience qu’il s’était agi d’une stratégie systématique.

Quelle est l’étendue des dommages ? L’erreur est humaine, nous dit-on. Pourquoi ne cherche-t-on pas à en tirer parti, en examinant notre passé ?

(Curieusement, on assisterait à la création d’un grand nombre de « jeunes marques ». Mais sans avenir : à leur origine seraient des Bobos, une expérience personnelle leur aurait fait croire à un manque ; ils créeraient leur marque pour y remédier, sans rien connaître au métier ou à la gestion d’entreprise.)

Rire

Le rire ne serait pas le propre de l’homme ! Les animaux rient.

Apparemment, le rire est sélectionné par l’évolution : moins on rit, plus on serait agressé.

L’homme aurait tout de même une particularité. Il aurait deux rires. L’un, incontrôlé, qui remonte à la nuit des temps, et l’autre, plus ou moins volontaire, qui exprime une sorte d’accord avec son interlocuteur.

L’homme serait-il un animal social, dont le propre serait la manipulation ?

Complexité climatique

Strict EU sustainable finance rules deter emerging market investment, banks say
Development finance chief says Middle Eastern and Chinese groups are filling the gap

Financial times du 17 juillet

Il y a quelque temps un climato enthousiaste me présentait des exemples de projets vertueux. Je lui ai fait remarquer qu’ils n’avaient aucun impact, sinon de donner bonne conscience à leurs inventeurs.

Je me demande s’il n’y a pas quelque-chose de cet ordre dans les politiques européennes. Avec une différence : elles ont un impact, elles affaiblissent l’Europe ?