Qui est Kamala ?

Harris’s political career in California was spent pivoting between center-left and far-left according to political necessity and circumstances. In California, this approach largely worked as Republican conservatism is practically a dying breed, perhaps even extinct. However, for the general election Harris will struggle in tacking to the center and appealing to a broader swathe of the national electorate. Specifically, her mission is to convince thousands of independent voters of her solid centrist credentials in seven swing states that will determine the outcome of the 2024 presidential election. The last thing they want is the Californization of America.

Article.

Qui est Kamala Harris et que lui reproche-t-on ?

Elle semble redoutable lorsqu’il est question d’un sujet qui la concerne, comme les discriminations ou l’avortement, mais est-elle concernée par beaucoup de sujets qui préoccupent l’Américain ordinaire ? Sa tactique serait d’éviter de les aborder.

Sa meilleure chance de succès semble Donald Trump, qu’elle paraît embarrasser.

Tueuse en série

Il y a déjà pas mal de temps, les hasards de Wikipedia m’ont fait découvrir l’histoire d’une tueuse d’enfants (je crois que c’est elle). Ce qui m’a frappé, c’est qu’on l’a pincée en flagrant délit à maintes reprises, et qu’elle a toujours été reconnue innocente. Finalement, elle a été enfermée dans un asile d’aliénés.

Les faits avaient lieu à l’époque de l’affaire Dreyfus. Je me suis demandé si les mêmes causes n’avaient pas eu les mêmes effets. En effet, si une partie de la société française refusait de gracier Dreyfus, c’est parce qu’elle jugeait, je crois, qu’il valait mieux condamner un innocent que mettre en cause l’armée, pilier de la société.

Et s’il en avait été de même de « l’ogresse » ? En ces temps, il n’était pas possible qu’une femme puisse tuer des enfants (dont les siens, dans ce cas), sans faire s’effondrer les mythes sur lesquels reposait l’ordre public ?

Ecoterrorisme

Dans les années 90, aux USA, the Earth Liberation Front faisait sauter des bâtiments. Ce mouvement voulait que l’on ne touche pas à la nature. La BBC lui consacrait une série d’émissions (Burning wild), en se demandant si le réchauffement climatique ne rend pas légitime ce type d’action. D’ailleurs, des gens qui n’ont tué personne peuvent-il être appelés terroristes ?

En écoutant cette émission j’ai été, effectivement, surpris qu’il existe encore une police. Comment se peut-il, eu égard à ce que l’on entend tous les jours, que des gens se préoccupent encore de ce type d’événements ? Que la société les condamne ?

C’est curieux : une certaine jeunesse paraît faire toujours la même chose. Après guerre, elle était convaincue de l’imminence du « fascisme », et que seule « l’action directe » permettrait de l’éviter. Aujourd’hui son combat est l’écologie.

Cette « jeunesse » semble manipulable par nature. Périodiquement apparaît une nouvelle idéologie, qui a la curieuse caractéristique d’être une forme de millénarisme, et, sans aucun esprit critique, elle s’enflamme et prend les armes. Elle semble avoir pour caractéristiques d’être privilégiée, éduquée, désoeuvrée et violente.

L’émission parlait de « changement ». Cette jeunesse ne semble voir le changement que sous deux aspects : la manifestation et la bombe. Cela tiendrait-il à ce qu’elle a été élevée en dehors de la société ?

Polars

J’ai acheté ce livre à l’époque du franc. L’ai-je lu ? Je n’en avais aucun souvenir. Mais ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. Ce qui en dit long sur la fiabilité de ma mémoire, et sur l’utilité du témoignage dans l’enquête criminelle…

Il s’agit d’une sélection de romans noirs publiés par la collection « un mystère », dans les années 50. Tous sont des traductions de romans américains. Une sélection de 8, sur près de 600 publications. Le roman noir a connu une énorme vogue, apparemment.

Idéal pour se « nettoyer le cerveau » durant des vacances.

On avait de plutôt bons traducteurs en ces temps. J’ai d’ailleurs constaté que l’on utilisait beaucoup le subjonctif présent. Ce qui m’a fait me demander si l’on n’avait pas un peu perdu du langage original, qui se veut généralement truculent. Et de l’ambiance, qui compte peut-être plus que le dénouement, souvent tiré par les cheveux. En tous cas, la sélection est beaucoup plus diverse que ce que j’attendais. Il y avait un grand nombre de « sous genres », au sein du roman noir. Il y avait aussi un nombre considérable d’auteurs, respectables, qui ont tous été oubliés.

Je me suis demandé aussi pourquoi autant de romans se passaient à Hollywood. Milieu particulièrement corrompu ? Ou intention de faciliter une adaptation de l’oeuvre au cinéma ? Car tous ces livres feraient d’excellents films. D’ailleurs plusieurs en ont été. Ce qui explique peut-être leur structure : ils étaient en fait des scénarios ?

Redresser le service public

L’évolution de notre service public est paradoxale. Sa taille et sont coût ont augmenté considérablement, alors que son efficacité s’est effondrée.

Le citoyen a toutes les raisons d’être furieux. C’est une forme de détournement de fonds.

En écrivant ce blog, j’en suis arrivé à l’hypothèse suivante : le « syndrome Thatcher ». Les théories de Mme Thatcher ont gagné l’ensemble de l’Europe. Son idée était de traiter le citoyen comme un « contribuable » : la mission de l’Etat était économique. Il devait être géré comme une entreprise. Laisser faire d’un côté, masse de comptables de l’autre.

La conséquence de cette pensée s’est immédiatement manifestée en Angleterre et explique la situation actuelle : des bureaucraties gestionnaires incapables de la moindre action. Au lieu de l’investir, nos gouvernements ont gaspillé l’argent du « contribuable » ! Ils l’ont appauvri !

Comment rendre à César ce qui est à César ? L’envers du « laisser-faire » ? Autrement dit les techniques de conduite du changement telles qu’on ne les enseigne pas en France ?

Soit une institution publique donnée (école, hôpital, armée…), la technique du « changement planifié » identifie ses « parties prenantes », et les interroge quant à ce que devrait être sa mission, ses objectifs, et comment les atteindre. Le « planificateur » tire de tout cela un plan d’action précis, avec ses responsables et un dispositif de « gestion de projet ». Cela demande un peu de talent, mais cela ne coûte rien. Contrairement au « laisser-faire ».

(A noter que ceci s’est fait durant le covid : les personnels de certaines écoles et certains hôpitaux, laissés à eux-mêmes, se sont interrogés sur leur responsabilité et comment l’assumer, avec d’excellents résultats.)

Morale et valeurs

En écoutant parler de Nixon, je me suis demandé si les Démocrates n’étaient pas du côté de la morale, et les Républicains, des valeurs.

Lorsque l’on considère la stratégie employée par le Démocrate vis-à-vis de tous les présidents républicains (Nixon, Bush, Bush, Trump) on remarque que ces derniers sont présentés comme l’incarnation du mal. On ne parle pas de leur programme, mais de leur personnalité, immanquablement stupide.

Paradoxalement, avant Trump, le Républicain ne répondait pas. Il semblait penser que la société américaine se défendrait d’elle-même. Il croyait en ses vertus ?

(Je me demande si cela n’est pas survenu en France, en 68. De Gaulle vénérait la jeunesse, et la jeunesse, en conséquence, pouvait traiter de Gaulle de dictateur et dresser des barricades en toute impunité.)

Cette tactique semble dégoûter le Républicain, qui finit par avoir des envies de mort, autrement dit d’imiter Trump ou Poutine. Ce qui n’est pas une bonne solution. Celle de Clémenceau me semble meilleure. Il ne laissait passer aucun argument qu’il ne trouvait pas honnête, qu’il ne discutait à fond.

Utile Trump ?

Présidentielle américaine : Kamala Harris cible les classes moyennes avec un programme économique centré sur le « coût de la vie »

Le Monde du 17 août

Effet Trump ? Les démocrates américains prennent enfin au sérieux les classes moyennes et leurs difficultés ?

Ailleurs, il a suffi que Donald Trump menace de sortir de l’OTAN pour que les nations européennes prennent conscience de la faiblesse de leur budget militaire, et de leur dépendance aux USA.

Donald Trump est-il le fou que l’on dit ?

Histoire du sport

La série de la BBC dont je parle dans un billet précédent retrace l’histoire du sport moderne, invention anglaise.

Illustration de la « complexité » du monde : une idée originale, qui est tournée dans les sens les plus imprévus ?

A l’origine, il y a l’enrichissement massif de la haute société anglaise. Elle n’a plus rien à faire. Comme toute classe oisive, semble-t-il, elle s’invente un art de l’inutile : le sport. Au début, ce sport est le cricket. Puis elle en vient à penser que le sport est l’école du leader.

Elle croyait affirmer sa supériorité. Mais elle suscite l’envie, pas l’admiration. Le sport devient l’outil d’ascension sociale du parvenu. Le peuple s’en empare, et, faute d’avoir les moyens de le pratiquer en amateur, en fait une profession, et l’amène à des sommets. Ce faisant dissipant les illusions qu’avait, sur sa supériorité génétique, la haute société. Et le sport devient un moyen de revendication pour tous les asservis de l’ordre social : colonisés (à commencer par ceux des îles britanniques), pauvres, femmes, etc.

Cette invention a eu des effets étonnants. Au lieu de les justifier, elle n’a pas arrêté de se heurter aux divisions de classes, propres à l’Angleterre, et, au lieu d’être noblesse, « fair play » et désintéressement, elle a révélé ce qu’il y a de pire dans la nature humaine : pari, tricherie…

Nixon revisité

J’ai toujours eu l’habitude de considérer Nixon comme un sale type. Je croyais à cette affiche où l’on lisait, sous sa photo : « lui achèteriez-vous une voiture d’occasion ? ».

J’ai été surpris de découvrir que de Gaulle et Pompidou en pensaient du bien. Et une émission de la BBC pourrait leur donner raison (Nixon, a resigning matter).

Curieusement, Nixon fut l’homme d’une politique qui fut bien plus démocrate que celle des démocrates. Cela lui avait valu une grande popularité auprès du peuple. Mais pas des jeunes, qui craignaient de devoir combattre au Vietnam.

Pourtant, contrairement aux démocrates ! ce n’était pas un va-t-en-guerre : il avait amorcé un très significatif retrait des troupes américaines du Vietnam (d’après Wikipedia, les manoeuvres militaires qu’il avait décidées avaient pour but de préparer des négociations de paix – ce qui ressemble à la stratégie de de Gaulle en Algérie), et il fut aussi l’homme de l’ouverture à la Chine, de la détente.

Plus surprenant, l’émission révélait que, au moment du Watergate, il y avait eu collusion entre la justice et les démocrates.

En fait, ce qui a causé la perte de Nixon semble avoir été, justement, le fait qu’il se sentait persécuté par les démocrates, qu’il pensait fondamentalement malhonnêtes. Ce qui l’a amené, je crois, à commettre des erreurs. Par exemple, il aurait cherché à éliminer tous les Juifs d’un département de l’administration parce qu’il les soupçonnait de trafiquer les chiffres de l’emploi (et, j’imagine, qu’il pensait que le Juif est démocrate) !

Pourquoi n’a-t-il pas fait preuve, au moment du Watergate, de la mauvaise foi d’un Bill Clinton ou d’un Donald Trump, me suis-je demandé ? Peut-être parce qu’il était usé ? C’était un petit blanc, qui avait trimé dur, et qui avait connu beaucoup d’échecs. Il était haï par la jeunesse, ce qui semble beaucoup l’avoir affecté. Peut-être aussi que, contrairement à l’image que l’on en a, il avait le sens de l’honneur. Dans une conférence, d’ailleurs, il cite Talleyrand, au sujet du Watergate : « c’est pire qu’un crime, c’est une faute ». (D’après une recherche sur Internet, la phrase ne serait pas de lui.)

Curieusement aussi, tous les présidents qui lui ont succédé, y compris Clinton, ont recherché ses conseils.

L’émission semblait dire que l’Amérique de Nixon est la mère de celle de Trump. En particulier, elle s’est mise à utiliser la justice comme une arme de combat, ce que l’on nomme aux USA « lawfare ». C’est peut-être aussi alors que les Républicains ont commencé à penser que leurs candidats n’étaient pas assez retors.

Jeux Olympiques

A l’occasion des Jeux Olympiques de Londres, la BBC avait consacré une série d’émissions au thème du sport comme invention anglaise.

Il y est dit que Coubertin s’est inspiré de l’enseignement donné à l’élite anglaise, essentiellement sportif, à l’époque, pour concevoir les Jeux Olympiques. Le problème qu’il voulait résoudre est peut-être aussi celui auquel nous sommes confrontés : qu’est ce qui rend un peuple sain ? Sa réponse : la culture physique.

Ce que l’on a oublié est que les Jeux auraient pu mal tourner. Initialement c’était un travail d’amateur. Ce n’était pas des nations qui s’affrontaient, mais des individus, qui se trouvaient être là. Et les épreuves se déroulaient un peu n’importe quand. Les Jeux grecs furent un premier pas. Ceux de Paris un début de succès, mais tenus en même temps qu’une exposition universelle, et éparpillés. Les Jeux de Saint Louis aux USA furent si mal organisés et ridicules qu’ils faillirent être les derniers. C’est l’Angleterre, en 1908, qui les aurait sauvés en leur donnant leur forme moderne.

Comme quoi. On ne se souvient souvent que de celui qui a été à l’origine d’une invention. On oublie tout ce qui s’est passé ensuite. Et que son succès a pour beaucoup tenu au hasard.

D’ailleurs fut-ce un succès ? Coubertin voulait que nos corps soient sains. Or quel fut le résultat de l’olympisme ? Des professionnels sous perfusion pharmaceutique qu’observent des obèses vautrés sur un canapé ? Contre histoire de la conduite du changement ?