Poésie

A quoi sert la poésie ? Une question qui se pose à moi sur le tard.

En écoutant The sun rising, de John Donne, j’émets la théorie du moment :

John Donne est un poète élisabéthain. Il me fait penser à une version anglaise de Ronsard. Avec tout ce que cela signifie en termes de décalage culturel. Dans The sun rising, il trouve une manière originale et élégante de dire qu’il n’y a rien de mieux que d’être dans les bras de sa compagne.

Première hypothèse. La société nous « lave le cerveau ». Elle fait de nous une machine. Métro, boulot, dodo. L’art nous rappelle la réalité.

Mais aussi, comme la poésie de Ronsard, celle de John Donne obéit à des règles extrêmement complexes. Mon interprétation : notre esprit a été rendu tellement paresseux, qu’il a besoin « d’en baver » pour retrouver la vigueur vitale.

L’art, l’hygiène de l’honnête homme ?

(Quant au commentaire de texte, il me semble une tentative d’étouffer la révolte dans l’oeuf. Alors que le poème est simple et lumineux, le commentaire l’ensevelit sous des masses de mots, et de préjugés – une réflexion que je me suis faite en écoutant les érudits anglais de la BBC, à qui je dois la découverte du poème dont il est question ici.)

La femme au travail

Le fait que l’épouse irlandaise ait le droit de travailler dans la fonction publique est relativement récent (1973). Cela est une conséquence de l’entrée de l’Irlande dans l’Union européenne. (The end of the irish marriage bar, Witness history, BBC.)

Qui a gagné dans l’affaire ? Jadis, il fallait une personne pour faire vivre une famille, maintenant il en faut deux. Et les tâches ménagères demeurent. Petit gain pour la femme, homme déclassé, le « grand capital » (comme on disait dans ma jeunesse) double sa capacité de production et tire les marrons du feu ?

Et si l’on avait libéré la femme en libérant l’homme d’une partie de son travail ?

Propos tendancieux ?

Chocolat

Je fais la plupart de mes courses dans un magasin parce que j’y trouve un certain type de chocolat. Tout est pourtant plus cher qu’ailleurs. En revanche, j’ai découvert un autre magasin, parce que celui-ci est régulièrement en rupture de stocks concernant des articles (pourtant ordinaires) que j’achète.

Voilà ce que ne comprend pas l’acheteur, une engeance qui a connu récemment des heures de gloire. L’acheteur, et le gestionnaire qui dirige actuellement l’entreprise, et l’Etat, cherche à optimiser les constituants, sans vue d’ensemble. Alors que le tout est la loi de la nature.

Un autre exemple : un temps, j’ai travaillé à la question du « packaging » des offres de télévision câblée. Les gestionnaires des cablo-opérateurs cherchaient à éliminer les « petites chaînes » peu rentables. Ce qui avait un double effet : les amateurs de ces chaînes n’achetaient plus rien, et les amateurs d’autres chaînes minoritaires se sentaient menacés !

Il en est de même de l’économiste : il vous parle de substitution : si vous ne trouvez pas telle marque de beurre, vous prendrez telle autre. Eh bien non !

Et voilà pourquoi le véritable entrepreneur, comme l’artiste, n’est pas un homme de chiffres ou de raison.

Remboursez !

Il y a quelques temps un écologiste militant s’indignait que l’on parle autant d’une baisse de température de la Méditerranée. (Elle s’expliquerait par je ne sais quel phénomène.)

En fait, il n’a pas compris qu’il a réussi. On entend tellement parler de réchauffement climatique que l’on ne comprend pas pourquoi il fait encore froid, parfois. Il n’y a d’ailleurs pas que la Méditerranée : l’été parisien fut exceptionnellement pluvieux. Ce qui a fait le bonheur des limaces et des escargots, les pestes des jardins.

Erreur de communication ? Plutôt que de nous parler de chaleur, l’écologiste ferait mieux de nous menacer de limaces ?

Bataille du budget

Il y a eu la bataille d’Angleterre, il y a maintenant la bataille du budget…

La bataille du budget commence à l’Assemblée nationale

Les députés doivent entendre, lundi, les ministres démissionnaires de Bercy, au cours d’une réunion qui lance l’examen, par un Palais-Bourbon morcelé, du projet de loi de finances pour l’année 2025. Avec le risque que le texte ne soit pas adopté dans les temps impartis.

Le Monde du 9 septembre

Dans ce type de situation, la stratégie gagnante est l’irresponsabilité. Jouer contre l’intérêt collectif. Bien entendu avec les meilleurs arguments pour cela. Ceux de la victime.

Il serait intéressant de connaître la conséquence d’un budget qui n’est pas voté. En particulier à un moment où le déficit national est jugé insupportable.

L’expliquer clairement, pour une fois, serait-il un bon moyen de mener les négociations ? Voilà ce que nous risquons, voilà ce que x et y avancent comme solutions et arguments, sont-ils vraiment sérieux – intérêt général ou personnel ? Citoyens jugez en votre âme et conscience ?

Fil américain

Une fois de plus, je me suis trompé. M.Biden a emporté la précédente élection américaine avec beaucoup moins d’avance que je ne le pensais. Ce qui doit expliquer que M.Trump en ait contesté les résultats. Et ce devrait être la même chose cette fois disait Affaires étrangères de Christine Ockrent. A tel point que les deux camps se préparent à contester le résultat de la prochaine !

Ce sont les indécis qui vont faire la différence. Et quelques Etats. Si bien que, vu le découpage électoral actuel, M.Trump ne cherche pas à avoir la majorité des voix.

M.Trump n’était pas présenté par l’émission comme un clown, mais comme un tribun redoutable, un homme de communication, dont l’imprévisibilité est peut être calculée… Sa stratégie n’est pas d’en appeler aux électeurs de son adversaire, mais d’amener aux urnes ceux qui n’y viennent pas.

A quel candidat l’économie est-elle favorable ? Certes les chiffres macro économiques sont excellents, mais ils masquent le fait que la classe moyenne ne peut plus acheter de maison et qu’elle a dû encaisser une très forte inflation. Elle est convaincue que ses enfants auront une vie plus difficile que la sienne. Le rêve américain est mort ?

Kamala Harris va devoir faire ses preuves lors du prochain débat. Sa chance est que, comme je le disais, elle semble avoir fait perdre ses repères à M.Trump.

Bref, les deux camps sont solidement retranchés dans leurs certitudes et leur hostilité. L’émission le déplorait. Mais le conflit n’est-il pas la nature même de l’Amérique ? me suis-je demandé.

Justice

L’autre jour j’entendais dire qu’un adolescent de 14 ans (Colin Gray) avait tué 4 personnes aux USA, et qu’il allait être jugé comme un adulte.

Ce qui paraît curieux est, qu’ailleurs, la justice tient fermement à certains principes. Par exemple si l’on vous enregistre alors que vous avouez que vous avez tué père et mère, mais que l’enregistrement est illégal, la preuve ne compte pas. C’est d’ailleurs pour ce type de raison que les criminels fortunés semblent se jouer de la justice.

N’est-il pas dangereux qu’il y ait principe et principe ? Ou, plutôt, que le changement d’un principe ne fasse pas l’objet de quelque débat national sérieux ? Suivi d’un référendum ? Ne devrait-il pas en être de même des changements de la constitution ?

Incurie

Le Pape se paie un auditeur. Idéal. Italien, croyant, une carrière anglaise, PDG de Deloitte. Ils se rencontrent, en privé tous les mois. (Heart and soul, BBC4.)

Tout va bien. Puis notre homme commence à trouver des choses curieuses. Mais tout rentre dans l’ordre rapidement : les cardinaux, qui ne sont pas hommes de chiffres, ont confondu le numéro du compte du Vatican avec le leur. Rien de plus normal. Mais, cela devient de plus en plus bizarre. Cette fois-ci, l’intervention est quasi-divine. L’auditeur est convoqué par le cardinal financier, qui lui signifie, façon Mafia, son licenciement, et l’expédie à la gendarmerie, pour malversations. On n’entend plus parler du pape. Depuis l’auditeur est en dépression, et en procès avec le Vatican pour plus de 9m€ d’impayés, et le cardinal a été reconnu coupable de détournements de plus de 100m€.

Le pape nous donne une leçon de conduite du changement ?

IA et Gaza

Intelligence artificielle : la bulle spéculative est-elle sur le point d’éclater ?

Car, c’est une première : un média s’interroge. Et pas n’importe lequel : la BBC ! Ce matin elle critiquait l’Intelligence artificielle.

En effet, un avocat anglais basé à Jérusalem aurait fait étudier par l’IA le traitement du conflit de Gaza par la BBC et aurait conclu à un énorme biais à l’encontre d’Israël. Réponse de la BBC : l’usage de l’IA n’est pas pertinent dans ce cas.

Fluctuante immigration

L’autre jour, un « petit bateau » de plus avait fait naufrage, dans la Manche. Le gouvernement travailliste anglais s’en prenait aux trafiquants d’êtres humains.

Il serait intéressant d’étudier l’évolution de ce qui est dit de l’immigration, au moins par la radio. Jadis, il était mal de condamner l’immigration, maintenant il est bien de condamner ce qui lui permet d’exister…

Ce n’est pas la girouette qui change… ?