Comment faire que le monde respecte les droits de l’homme ?
Etait-ce l’objectif qu’Hegel avait fixé à l’humanité, pour qu’elle finisse son histoire ? En tous cas, à qui pourrait-on faire appel pour résoudre la question ?
A Montesquieu ? Pour lui, la liberté résulte d’un équilibre de forces. C’est sur ce principe qu’ont été montés les USA. Ce que l’édifice américain a de curieux, c’est qu’il donne une fort mauvaise impression à l’extérieur, mais qu’il est d’une redoutable efficacité. Puissance motrice de l’individu laissé à lui-même ? Peut-être aussi faut-il y voir la main invisible du protestantisme, culture d’une société d’individus ? Quant aux droits de l’homme ? Le petit tend à se faire écraser par le gros, mais généralement il vend cher sa peau. (Sauf lorsqu’elle est noire ou rouge ?)
Il semble que, dans un monde où tout donne son contraire, la science des droits de l’homme, dont le but est, probablement, « aime et fais ce que tu veux », doive jouer de l’effet paradoxal. La liberté est une lutte. L’homme libre doit être armé. Comment ? Je soupçonne que les existentialistes ont raison : on ne naît pas, on devient. Il est immanquable que l’on naisse d’un lavage de cerveau. La vie est un réveil. L’individu doit avoir de quoi s’accrocher autour de lui. D’une part, la connaissance de l’humanité en « open source » et, d’autre part, des hommes aux réseaux desquels il puisse se rattacher. C’est le « milieu » qui fait la force, la capacité à agir sur la société. Le tout est peut-être de ne pas être démoli à la naissance. Tout le secret de l’Amérique ?