Yoga

Le Yoga, une « fake news » ?

Le Yoga d’origine était méditation. Le Yoga moderne viendrait de la gymnastique suédoise. Les armées européennes auraient adopté cette gymnastique, qui serait arrivée en Inde, via l’armée anglaise. Elle aurait été adoptée par les natifs, constatant qu’ils manquaient de vigueur, et qu’ils avaient besoin d’exercice.

Le « Made in India » se vendant bien, ils auraient exporté leur invention vers l’occident. Dans la même veine, le sanscrit qu’utiliserait notre Yoga serait fait de néologismes. (The secret history of yoga, BBC4, 2016.)

Une âme saine dans un corps sain ? Un peu d’exercice, un peu de méditation ?

Méditation

Pourquoi tant de gens s’intéressent-ils à la méditation ? Peut-être parce que méditer demande de se concentrer sur soi et sur l’instant. Peut-être parce que notre société ne s’en préoccupe pas suffisamment (ou plus du tout ?). Nous nous croyons déterminés par notre passé, ou l’avenir prend trop de place dans notre vie, d’autant qu’il devient inquiétant ?… Début de reprise en main de notre sort ? La méditation prépare l’action ?…

Quelques idées issues d’une discussion avec un ami qui lutte contre la dépression.

Repassage et méditation

Il y a quelques années, je me suis dit que je donnais des leçons à tout le monde, mais que, moi, je ne faisais rien de très compliqué. Et si je me mettais à apprendre quelque chose de particulièrement difficile ? J’aurais pu opter pour les langues, j’ai choisi le repassage…

Enseignements ? L’apprentissage est très peu une question de raison. Il y a un peu de tactique, mais pour le reste on apprend et on gagne en vitesse sans savoir comment. Je n’ai pas compris pourquoi ce qui semblait impossible au début ne me pose plus de difficultés maintenant. L’inconscient est aux commandes.

De manière plus surprenante, j’ai découvert que j’avais obéi à une mode. Nombre d’hommes avec lesquels je discute font du repassage. Je constate même que dans certains milieux intellectuels, l’homme est seul responsable des tâches ménagères. On cause confitures. Ce qui confirme une théorie récurrente de ce blog : c’est la société qui pense pour l’homme. Le « grand homme » qui ferait le monde est une illusion. Au mieux il est le porte parole de la pensée collective. 

A vrai dire ces tâches ménagères sont agréables. Elles isolent du stress quotidien. Elles forcent à la pause. Et elles sont propices à la réflexion et à la créativité. Et si l’on avait cherché la méditation au mauvais endroit ? 

Google, force du totalitarisme ?

Le projet de Google glass est d’enregistrer notre vie. Pas uniquement ce que nous voyons, mais aussi l’information qui va avec (dont nos sentiments). Puis de faire de cela un bien commun, accessible à tous. En outre, nous serons désormais connectés en permanence à Internet. Or, pour que les effets de cette innovation se fassent sentir, il suffit qu’une minorité y trouve des bénéfices, secondaires, et l’adopte. The Economist suggère de s’émouvoir de la question.
L’irresponsabilité serait-elle une caractéristique génétique de l’entreprise ? Les assureurs se réassurent, pourquoi ? Du fait d’un biais de la loi. Elle demande des garanties plus faibles aux réassureurs qu’aux assureurs. En se réassurant, les assureurs augmentent leurs risques (et, surtout, les nôtres) ! De même, on s’est rendu compte que les entreprises faisaient appel au leasing parce qu’il n’était pas comptabilisé de la même façon que les dettes.
Nouveau succès économique pour l’Allemagne. Elle a libéralisé la prostitution. L’industrie emploie maintenant 400.000 personnes, avec 1m de visiteur unique jour. En Chine, Xi Jinping se saisit des leviers du pouvoir. Pour le reste, il annonce qu’il va libérer un peu plus les forces du marché. Mais les voies de la Chine sont impénétrables. En Inde, le parti du Congrès serait sur le point de se faire balayer par un démagogue. L’Amérique ne veut plus entendre parler d’intervention extérieure. Israël ne parvient plus à influencer ses vues sur l’Iran. La guerre en Afghanistan a soudé les forces de l’OTAN. Comment les conserver en état de marche, maintenant ?
On commence à dire que le gaz de schiste serait une mauvaise affaire. Mais The Economist pense que ses bénéfices peuvent provoquer un renouveau notable de l’économie américaine, à défaut d’une révolution. Notamment en ramenant sur son territoire des entreprises fortement consommatrices d’énergie. Et en favorisant l’activité économique qui va avec (construction d’usines, de routes, etc.).
L’Angleterre est en croissance. Mais la population n’en profite pas. Ses revenus sont érodés par l’inflation. Le gouvernement anglais repousse les dossiers épineux à plus tard. Le corps politique se fragmente, ce qui n’est pas compatible avec le bipartisme, principe fondateur de la démocratie anglaise. Le gouvernement est paralysé.
Amérique éternelle. Les principes de la justice américaine n’auraient-ils pas évolué depuis le Moyen-âge ? Par exemple, les pauvres peuvent être condamnés à perpétuité pour des peccadilles. Il semble que la vie du pauvre n’ait aucune valeur. Armstrong, personnification de l’esprit américain ? Il optimisait son corps, comme il optimisait tout ce qu’il utilisait, pour aller au delà des limites. Quant aux origines de la presse américaine elles se trouvent dans la lutte contre les barons du capitalisme des années 1900. Le parti républicain était son allié. Il voulait améliorer la vie de l’Américain. 
Les dirigeants d’entreprise découvrent les mérites de la méditation. Et les inconvénients des systèmes d’évaluation de leurs employés (ils visaient à les débarrasser des moins performants, et à stimuler les autres).
Qu’est-ce que la beauté ? Le signe que nous sommes apprivoisés. Chez l’homme comme chez l’animal, comportement et apparence sont liés. Et l’évolution de notre apparence marque la prise de pouvoir croissante des impératifs sociaux. Pourquoi les enfants n’aiment-ils pas les légumes ? Probablement parce que, jadis, ils étaient dangereux pour la santé.

Méditer est bon pour la santé

On nous disait de travailler plus pour gagner plus. Maintenant, on découvre les mérites de la méditation. Décidément, l’ère libérale est finie. La méditation, donc, a un effet immédiat sur nos gènes, semble-t-il. Et c’est bon pour la santé. Cela permettrait d’

améliorer l’efficacité des mitochondries, centrales énergétiques des cellules ; stimuler la production d’insuline, ce qui améliore le contrôle de la glycémie et prévenir l’épuisement des télomères, protection des chromosomes qui permettent de garder l’ADN stable et ainsi d’empêcher les cellules de s’user et de vieillir.

Apparemment, pas besoin d’ailleurs d’être un professionnel de la méditation pour profiter de ses bénéfices. On a seulement demandé aux cobayes de l’étude de « réciter des mots, faire des exercices de respiration et d’oublier leur quotidien » pendant 10 à 20 minutes, chaque jour.

Hypocrite religion ?

Intérêt récent de la science pour la méditation. Ondécouvre que c’est une source d’émotions extraordinairement bénéfiques. Elles rendent le corps fort.

Les religieux sont donc des imposteurs ! Car, ils prétendent faire notre bien. Or, au moins pour les catholiques, ils n’arrêtent pas de nous pourrir la vie en parlant de repentance et de fautes, alors qu’eux mêmes connaissent le nirvana ! (L’intellectuel de gauche s’y est d’ailleurs mis.)
Le bon religieux est celui qui vit son extase en solitaire ? Au moins, il a l’honnêteté de son égoïsme ?

La perfide Albion se tire dans les pieds ?

L’Angleterre va-t-elle quitter l’Europe ? The Economist pense qu’elle n’y a pas intérêt. Curieusement, l’article montre que l’Angleterre a déjà obtenu un grand nombre des dérogations qu’elle a demandées. Notamment elle n’est pas liée par les limites d’heures concernant le travail (« les employés peuvent choisir de ne pas appliquer la semaine de 48h »). Et si ses agriculteurs, libérés de Bruxelles, se retournaient contre leur gouvernement ? Et si l’Angleterre avait pigeonné le reste de l’Europe ? Et si elle avait poussé trop loin une stratégie qui lui a si bien réussi ? me suis-je demandé. J’apprends aussi qu’elle est la taupe de pays qui veulent rester aux limites de l’UE (Norvège, Suisse). Si elle la quitte devront-ils y entrer ?

La situation britannique n’est pas brillante, par ailleurs. La stabilité du chômage masque la transformation de la nature de l’emploi créé « plus de gens travaillent moins d’heures ». Le gouvernement a tapé sur les riches et les pauvres et protégé les moyens. Comme ailleurs, la société se divise en deux : les « gagnants » qui bloquent le changement, et les perdants qui le sont de plus en plus. Seul espoir : le reste du monde va bien finir par repartir !
Plusieurs scandales ont précipité des journalistes au cachot. La presse anglaise va être réformée. Il s’agirait, si je comprends bien, de donner aux pauvres les droits qu’ont les riches de saisir les tribunaux.

La stratégie de Mme Merkel ? Rouler dans le brouillard. C’est-à-dire aller si lentement que l’on est capable de s’arrêter dès qu’un obstacle apparaît. Par ailleurs, les europhiles commenceraient à avoir ses faveurs. M.Monti a redressé les affaires de l’Etat italien. On découvre maintenant que le problème de l’Italie n’est pas là. « Ses plus grosses défaillances sont un faible taux d’emploi, une productivité en baisse et un manque de compétitivité par rapport à l’Allemagne. » M.Montebourg permettrait à M.Hollande de donner le change à son aile gauche.

Croissance brésilienne faiblarde. The Economist en veut à la présidente du pays, amie de l’Etat, et non du marché. Quant au Mexique, on y assassine les maires.
En Egypte, M.Morsi va installer une dictature islamique, avec l’assentiment populaire, qui veut le calme.
Quelques journaux semblent être parvenus à maîtriser Internet. Ils ont rendu payant leur contenu. En revanche, ils ont perdu beaucoup de revenus publicitaires. Internet aurait-il augmenté le prix de l’information ?Partout dans le monde, on essaierait de développer l’enseignement professionnel, dont la faiblesse expliquerait le déséquilibre entre offre et demande d’emplois.

Le réchauffement climatique serait favorable au nord… Conséquences des pressions migratoires qui pourraient en résulter ? Jamais simple à prévoir lorsqu’on laisse faire le changement. En tout cas, un tel réchauffement, au 13ème siècle, aurait fait pousser l’herbe sous les pieds des chevaux de Gengis Kahn. D’où ses conquêtes.
Après des années de libéralisme où il fallait travailler frénétiquement, la méditation a de plus en plus le vent en poupe. Elle générerait des émotions positives qui agiraient sur le nerf vagal, qui lui-même produirait des effets corrélés à une bonne santé. Mais tout le monde ne serait pas configuré de la même façon. 

Méditer fait fuir le rhume

De septembre à mai, les participants qui avaient médité ont manqué 76% moins de jours de travail  que les membres du groupe de contrôle. Ceux qui avaient fait de l’exercice physique ont manqué 48% moins de jours, pendant cette période. La sévérité des rhumes et des grippes était aussi différente. Ceux qui avaient fait de l’exercice ou médité ont souffert 5 jours en moyenne ; ceux du groupe de contrôle, huit. Les tests de laboratoire ont confirmé que les durées des rhumes données par les participants étaient corrélées avec leur niveau d’anticorps, un biomarqueur de la présence d’un virus. (l’article)

Ce qui ne dit pas pourquoi la méditation permet de faire reculer le rhume. Peut-être qu’elle muscle nos anticorps ? Une âme saine pour un corps sain ? Toujours est-il que l’on trouve de plus en plus de vertus à la méditation. Nouvelle marque du reflux du libéralisme obsédé par gagner plus ?

La conquête de l’inutile a ses raisons

Vainqueur de l’Ultra trail du Mont Blanc, venu de wikipedia

Hier, chronique d’Etienne Klein, France Culture. J’étais distrait, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris ce qui était dit. Mais, après coup, mon inconscient s’est réveillé. Il m’a rappelé un des thèmes évoqués : pourquoi nous engageons nous dans des exploits gratuits ? Par exemple dans une course de 100km sur le Mont blanc ?

C’est une question que je me suis posée lorsque j’ai rencontré quelqu’un qui était resté plusieurs mois dans une sorte de réfrigérateur au grand nord. Quasiment sans rien faire.
La surprise passée, je me suis dit qu’il n’avait rien d’exceptionnel, que nous étions tous des conquérants de l’inutile. Ne passons-nous pas notre vie à nous entraîner pour réaliser un exploit sans lendemain, par exemple un examen ?
Et si c’était raisonnable ? Pour commencer, l’exploit à venir fournit un sens à notre vie. Ensuite, si j’en crois un entraîneur, la logique de l’exploit est celle du dépassement, permis par la maîtrise de réflexes apportée par l’entrainement. Ce dépassement, dans une forme de douleur, donne la jouissance de la domination de la raison sur l’être, et sur ses concurrents (ma propre expérience de la course de fond, qui se gagne par des sprints intermédiaires faits au bluff). Enfin, l’exploit réalisé, on passe sa vie à le rejouer, comme un ancien combattant ses batailles. Si je rapproche cela de ce que dit la neurobiologie de la méditation, c’est probablement un moyen d’enregistrer dans son corps ces moments de bonheur (cf. commentaire de ce billet). Ce qui rend l’individu « résilient » à l’aléa, et à la dépression, et globalement plus heureux qu’un homme qui vivrait une existence sans exploits.
L’inutile a des raisons que la raison ne comprend pas ?