Droit international ?

L’intérêt que présente le président Trump est de nous poser la question du droit international. Dans le système actuel, ce sont les criminels qui sont les juges.

Comment remédier à cette situation ? Le système actuel de justice, même s’il pouvait s’exercer au dessus des nations n’est pas satisfaisant. La preuve de cet échec est la cour suprême américaine, qui est à la botte de Trump. Faudrait-il appliquer les travaux d’Elinor Ostrom concernant la gestion des biens communs ?

Dans ce cas, le juge n’est pas individuel, mais collectif. C’est toute la communauté qui gère le bien commun. Ce qui bloque toute possibilité de changement. En particulier, le signalement des infractions se fait presque instantanément, ce qui empêche toute dérive incontrôlable. Et la justice est apprentissage collectif. Chaque incident est l’occasion d’une réflexion sur la raison d’être du bien et sur la bonne façon de l’administrer. Seulement pour que tout ceci puisse avoir lieu, il faut un accord collectif. Ce qui demande, généralement, quelque crise qui suscite de tous une grande anxiété de survie.

Peur sur le monde

En détruisant le droit, international ou national, Donald Trump va-t-il nous ramener au 19ème siècle. Sera-t-il l’origine de la troisième guerre mondiale ? La « der des der », faute de survivants pour en organiser une autre ?

Je me demande si beaucoup de gens y croient. Y compris MM.Xi et Poutine.

D’abord, comme il le dit de lui-même, il est « complètement fou ». On ne peut savoir ce qu’il peut décider en cas d’agression. Ensuite, il est vieux, sénile, et il semble, tout de même, ne pas être représentatif de la nation américaine. Et ceux qui l’accompagnent, patrons du GAFA ou fanatiques, ne sont qu’une bande de pieds nickelés pathétique. Il pourrait n’être un incident. A condition que l’on sache en tirer des leçons ?

Fâcheux précédent

Un professeur de droit international juge le kidnapping du président du Vénézuela.

Je retiens surtout qu’il confirme notre bon sens ordinaire. Oui, c’est un fâcheux précédent. Nous en sommes revenus au 19ème siècle. Ce qu’a transgressé M.Trump « the prohibition of the use of force » (interdiction du recours à la force ?). Cela devrait encourager non seulement les grandes puissances, mais aussi les puissances locales à écraser leurs petits voisins.

Il en appelle à la sagesse des petits Etats. Ils doivent parvenir à contenir les gros.

Une question. L’histoire semble montrer qu’aucun pays n’est durablement « le plus fort ». D’autant qu’il peut être victime de conflits internes qui le disloquent. Et si les lois internationales étaient dans l’intérêt de tous ?

Maître Laffont

Bonne idée de France Culture : interroger le défenseur de ceux que condamne la société : violeurs, assassins et autres hommes politiques et patrons du CAC 40.

Sa motivation ? Rétablir l’équilibre ? L’opinion juge sans preuve. Elle est, de ce fait, injuste. Autrement dit, une question de « droits de l’homme ».

Sa technique : l’enquête est faite à charge, exclusivement ! quand on la mène « à décharge », on peut ébranler bien des éléments du dossier. Autrement dit, nos juges ne font pas leur travail. Mais, il n’est pas étonnant qu’il n’y ait que les riches qui puissent se payer de tels avocats : ils doivent faire un « sacré boulot » !

J’ai appris que, jadis, hommes politiques et patrons du CAC40 étaient intouchables. Le balancier est parti en sens inverse. Ils sont devenus quasiment indéfendables. La justice semble non seulement biaisée, mais employer les principes qui la nient. (On entend souvent que c’est une justice « de gauche », seulement, les « affaires » sont parties de droite… Qui sème le vent… ?)

Espérons que la justice va retrouver un juste milieu, sans que la société cède à la tentation Trump ?

Justice

Il me semble, qu’après guerre, les USA étaient parvenus à imposer l’idée qu’ils étaient la justice internationale. D’ailleurs, eux-mêmes représentaient cette justice : les décisions de leur cour suprême scandaient l’avancée d’un progrès en marche.

Avec l’événement de Trump, l’illusion s’est effondrée. Bien sûr, il est responsable, mais pas coupable. Il n’est que le résultat de ce qui l’a précédé.

Nous en sommes revenus à la bêtise décomplexée. Chacun suit, avec satisfaction, ses instincts animaux, plein du sentiment de sa supériorité innée. Ce qu’il ne comprend pas est nécessairement stupide, n’est-ce pas ?

Peut-être serait-il temps de se dire que, au fond, la raison (au sens « science » du terme) et les droits de l’homme furent une bonne idée ? Et qu’il serait bien d’y travailler à nouveau ? Et qu’être faible, pauvre et dominé, comme l’Europe, crée des circonstances favorables à l’usage de son intelligence ?

Cour pénale internationale

Je ne savais pas qu’un des buts de guerre des alliés était le règne de la justice. D’où le procès de Nüremberg et la cour de justice internationale.

En écoutant l’émission, j’ai pensé que si la justice internationale posait tant de problèmes et était sujette à autant de perversions, c’est que l’on avait oublié son origine.

En fait, ce qui compte n’est pas tant le jugement en lui-même que ce qu’il évite : la folie meurtrière.

Eternelle difficulté ? Nous héritons de vagues rites que nous ne comprenons pas ?

Tueur russe

Hasards de wikipedia. Un tueur en série russe. Je me suis demandé : comment peut-on être un tueur en série en URSS ?

Une enfance effroyable, des crimes effroyables, une misère qui fournit des victimes et une police qui a le talent de faire avouer l’innocent ? Curieusement, il aurait pu s’en tirer, s’il n’avait pas craqué en dernière minute, lorsqu’on lui a lu le portrait psychologique du tueur présumé.

On a les tueurs que l’on mérite ?

BBC

Donald Trump ou l’inflation ? Lors d’un précédent différend avec un média, il ne demandait qu’un milliard de dommages et intérêts. A quand les mille milliards ?

Donald Trump says he will sue BBC next week for up to $5bn

Financial Times du 15 novembre

Voilà qui pose beaucoup de questions.

D’abord, celle de la liberté de la presse et de la liberté d’opinion.

Ensuite celle de la BBC. Car, elle est en tort. Elle a manipulé de l’information, et ce n’est pas la première fois. L’impeccable BBC n’est plus ce qu’elle était. Non seulement elle a perdu son éthique professionnelle, mais elle semble victime de curieux scandales internes. Elle ne paraît pas faire ce qu’elle prêche aux autres. Est-elle la seule dans ce cas ? Laisser-aller général ? N’aurions-nous pas besoin de retrouver un rien de rigueur intellectuelle ?

Et finalement celle de la justice. Car M.Trump utilise une tactique qui lui a servi toute sa vie : je peux vous ruiner en frais de justice. Une telle justice n’est plus une justice.

Association de malfaiteurs

Affaire Sarkozy : il n’y a pas de preuves, c’est un coup monté, me dit-on. Ce qui m’ennuie dans ce genre de propos est que c’est une attaque contre la justice. Or, que sommes-nous sans justice ? Ce qui est en train d’arriver aux USA ?

En fait, ce que j’avais entraperçu était probablement erroné : il était dit qu’il avait été condamné sans preuves. Or, il a été condamné pour « association de malfaiteurs ». Dans ce cas, il ne faut que des présomptions. C’est une loi « de droite » (selon wikipedia, elle remonte à Napoléon, mais a été révoquée par le gouvernement Mitterrand, et rétablie par le gouvernement Chirac). Sa justification tient au terrorisme. Dans ce cas, il est souvent impossible de prouver quoi que ce soit. Et il faut, dans la mesure du possible, agir avant le crime. Ce que nous rappelle l’anniversaire des attentats du 13 novembre 2015 – qui auraient peut-être pu être évités, d’après ce que je lis.

Ce qui demeure est la personnalité de la présidente de la Cour qui a condamné le président de la République : elle avait manifesté contre lui, il y a des années. Dans le cas de présumés terroristes cette question ne semble pas se poser. Le peuple est unanimement d’accord pour les condamner. Justification de ce type de loi : « voix du peuple, voix de Dieu » ?

On en arrive à un dilemme : l’obsession de la justice est d’éviter quasiment à tout prix de condamner un innocent. Ce principe profite au coupable, en particulier lorsqu’il est riche, et que le coup qu’il a fait ou qu’il compte faire est grave, car il a les moyens de supprimer toutes les preuves. Ce qui peut conduire certains à vouloir se faire justice eux-mêmes. La bonne justice n’est pas une question de règles, mais de discernement ?

Nouvelle femme

Apparemment une femme aurait été condamnée à perpétuité, en France. Ce serait une première. La presse étrangère en fait sa une.

J’ai lu que jadis une femme avait assassiné un grand nombre d’enfants sans jamais être condamnée, même lorsqu’elle était prise sur le fait. Que la femme ne soit pas l’ange du foyer menaçait d’ébranler la société, comme la condamnation de l’armée dans l’affaire Dreyfus ?

Grâce au féminisme, tout change ?