Isaac Babel

Vernis culturel. Babel est un nom qui revient souvent lorsque l’on parle de Russie stalinienne. Ce fut un de ses génies littéraires et martyrs. C’est d’autant plus impressionnant que l’on imagine que, comme pour Kafka, on ne peut rien saisir de son oeuvre si l’on ne comprend pas sa langue.

En écoutant une émission, j’ai cru comprendre qu’il avait un grand talent d’observateur et beaucoup d’humour. Il aimait le régime sans pour autant lui sacrifier son art. Il écrivait ce qu’il voyait, atrocités comprises. Ce qui a été accepté au temps de Lénine et tant qu’il a été protégé par Gorki. (D’autant plus que les intellectuels étaient des trésors nationaux pour la propagande soviétique ?) Mais pas à l’époque de Staline. Il a été victime d’une purge.

Son histoire ne fut-elle pas celle du Russe ? C’était une célébrité internationale. Il voyageait où il voulait. Il aurait pu fuir l’URSS. Mais sans URSS, il n’y avait plus d’oeuvre. Seulement, pourquoi a-t-il commencé par approuver les purges et dénoncer leurs victimes ? Une vie à la merci du bon plaisir du prince : le propre de la culture russe ?