Je suis un mauvais lecteur de vers. J’aime qu’on me les dise. J’espérais le salut de France culture, qui consacre à Verlaine une série de rediffusions.
Malheureusement, elle traite plus de la vie que de l’oeuvre. Curieusement, on s’y lamentait de ce qu’il est toujours question des mêmes poèmes, or, c’était ceux-là mêmes qui étaient lus.
Verlaine semble pétri de contradictions. Un bon à rien paresseux, ivrogne, violent, homosexuel refoulé (ce que l’on ne disait pas dans ma jeunesse), ayant, par dessus le marché, un besoin maladif de respectabilité. Il a vécu en misérable, dans un café. L’art fut-il le moyen d’échapper, par instants, à un tel désastre ?