Le président turc ressemble de plus en plus à un dictateur. Dernièrement, il a enfermé celui qui menaçait de prendre sa place lors des prochaines élections. En dehors des élections, la Turquie n’a plus rien de démocratique.
Le monde que nous pensions « aller de soi » n’est plus. Face à la force, la raison est impuissante.
Au fond, il n’y a que lui-même qui puisse renverser le dictateur. Si sa gestion appauvrit le peuple, ses jours sont comptés. Il n’y a que la force pour arrêter la force.
D’ailleurs, la situation d’Erdogan serait plus fragile que celle des dictateurs coréens du nord, vénézuéliens ou russes : la Turquie a peu de richesses naturelles et dépend des échanges internationaux.
(Une leçon pour l’élite intellectuelle qui nous a gouvernés jusque-là ? Ne pas avoir de sympathie pour le peuple amène l’humanité à plonger dans l’irrationalité, qui elle-même ne peut s’achever que par la crise ?)