M.Macron fait une « politique industrielle ». Autrement dit, l’ère libérale ouverte par M.Giscard d’Estaing, est close. On en revient aux politiques d’après guerre.
Paradoxalement le « libéralisme » de ses prédécesseurs a conduit à un prélèvement sans précédent des ressources des entreprises. Désertification du tissu économique, dettes nationales et chômage. Le réveil s’est produit sous François Hollande. Cela a été le « redressement productif » de M.Montebourg. Bien sûr, personne n’a compris de quoi il s’agissait.
M.Macron détricote systématiquement un demi-siècle de politique française. Aujourd’hui, il en est arrivé au seuil des années Pompidou.
Et c’est pour cela, me semble-t-il, qu’il rencontre une telle opposition. Il est libéral et croit qu’une politique industrielle consiste à libérer les entreprises pour qu’elles soient fortes dans la concurrence mondiale.
Une politique industrielle ne s’intéresse pas exclusivement à l’entreprise ! Ce qui fait une industrie forte, c’est un peuple mobilisé. Et, surtout, c’est une mobilisation « locale », à l’image des fans d’une équipe de foot, qui la forcent à se transcender. Notre industrie de la mode, le Mittlestand allemand ou la Silicon Valley sont forts parce qu’ils « sont » la culture d’une population, un mode de vie, une fierté, un « contrat social ».
Ce que doit réussir M.Macron, c’est ce qu’il a raté lors de son tour de France des Gilets jaunes : aimer le Français.
(Fête nationale. Ce blog est parfois capable d’exploiter l’actualité…)