Kierkegaard

Difficile de comprendre une oeuvre en une émission. Jadis France culture en a consacré une à Kierkegaard.

Qu’en penser ? Cela commence comme un existentialisme, nous sommes des marionnettes sociales, nous devons retrouver notre unicité, mais ça se termine par une sorte de pari de Pascal. Notre seul espoir est Dieu, mais il est inaccessible.

Ce qui est surprenant est que Kierkegaard s’exprime comme moi. Il me semble que contrairement à ce que je pensais l’angoisse existentielle ne soit pas un instant particulier de l’existence où l’on prend conscience de son absurdité. Elle en serait un trait permanent. Cela ressemble à mon « in quiétude », condition de succès du changement.

Plus surprenant, lui aussi aurait dit « j’ai toujours tort ». Ce qui serait une bonne chose. L’homme se dirigerait vers Dieu, par des successions de remises en causes radicales, sans fin. Serait-ce ce que j’appelle « l’erreur est humaine » ? L’histoire de l’humanité serait faite, selon moi, d’erreurs utiles. C’est parce que nous avons été convaincus de leur véracité que nous avons trouvé la force de progresser.

Ai-je compris ou biais de confirmation ?

(Ce que j’ai écrit sur ce sujet, il y a longtemps.)

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