Systémique et école

J’ai toujours regretté que la systémique ne soit pas enseignée.

J’ai découvert, à l’occasion de l’écriture de mon premier livre, que, après guerre, tout était systémique. Mais, paradoxalement, on n’en parle plus.

Pourquoi ? Notre société est férocement individualiste, et elle a inventé des théories « scientifiques » qui justifient son point de vue ? En partie l’économie de marché ? Mais la systémique semble avoir été victime, de son vivant, d’un biais qui nous semble consubstantiel : la complication. Au lieu d’en rester à l’idée initiale, nous faisons des cours, et des formations, nous entrons dans un luxe de détails… Nous noyons le poisson. Au fond, nous cherchons à « programmer » l’individu. Nous souffrons du biais de la machine ? Nous ne pouvons pas tolérer que l’autre puisse avoir un libre arbitre ? Qu’il puisse avoir une autre opinion que la nôtre ? Paradoxe de l’individualisme ?

Comment eviter ce mal ? Au lieu de s’attarder sur la notion de « système », peut-être faut-il partir de sa conséquence ? « On constate » que « la solution est le problème » ? C’est ce que nous faisons pour résoudre un problème qui est la cause du dit problème ! Terrifiant.

Mais aussi, bonne nouvelle : nos problèmes, personnels, nationaux et internationaux ont des solutions évidentes et à coût nul : il suffit de faire l’envers de ce que nous faisons ! Indication supplémentaire : ce n’est pas l’objectif que nous poursuivons qui ne va pas, mais la façon dont nous comptons l’atteindre.

Repliez vos pupitres, le cours est fini ?

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