Amazon licencie

Dans la mythologie américaine, le licenciement de masse occupe une place à part. Le dirigeant digne de ce nom doit le pratiquer sans état d’âme. Immédiatement, dès que les marchés s’inquiètent. Et ce, en particulier, surtout ?, si ça ne sert à rien. C’est un signal fort. Un signal de masculinité.

Amazon licencie en masse.

Je m’intéresse à Amazon, depuis la bulle Internet. Amazon a fourni bien des billets à ce blog. Amazon est un dinosaure. Pendant des décennies, il a défié les lois de l’apesanteur : il a conservé une valorisation de start up. Avec ses résultats financiers, une entreprise normale, vaudrait 10, 20, 50 fois moins. Le génie de Jeff Bezos était de sans cesse trouver des idées, qui faisaient rêver le marché.

Au fond cette irrationalité du « marché » a quelque-chose de sympathique. Les marchés financiers, eux aussi, ont, peut-être bien, un sens inné de l’esthétique. Pour l’oeuvre d’art exceptionnelle, ils dépensent sans compter ?

Laisser un commentaire