En lisant Fernand Braudel, je me demande si, guidant son oeuvre, il n’y a pas l’éternelle question qui taraude le Français depuis qu’il est gaulois : pourquoi sommes-nous aussi cons ? Pourquoi la France a-t-elle toujours été à la remorque de l’histoire ?
Aurait-il trouvé une réponse ? Il analyse un fait troublant. Pourquoi, au cours de son histoire, la France s’en est-elle prise à l’Europe et n’est-elle pas partie à la conquête du monde ? Sa réponse : elle était relativement peu peuplée. Et cela tient à une limitation volontaire des naissances, dont le moyen a été connu de tous temps. Elle-même s’expliquant par la pauvreté.
Autrement dit la France n’a pu être conquérante, parce qu’elle était pauvre.
N’est-ce pas, à nouveau, ce qui lui arrive ? Certes, toutes les nations vont mal, mais on nous dit tous les jours que nous « décrochons » par rapport à des peuples semblables.
Trait culturel ? Nous sommes régis par une élite, imbue de la puissance de son intellect, qui ne voit l’utilité du peuple que dans sa force de travail ? Ne tirant pas parti du talent de celui-ci, elle produit un cercle vicieux, qui l’enrage : elle n’a pas les moyens de ses idées géniales ? Elle ne peut que péter au dessus de son cul, et le monde se gausse de son arrogance ?