Que fut le Surréalisme ? « André Breton » répondent en choeur les interviewés d’une émission qui lui est consacrée.
Breton ou le paradoxe incarné. Au nom du rêve, il a crée une secte, dont il était, disaient ceux qui ne lui appartenaient pas, « le pape ». Comme un pape, il excommuniait, pour un oui, pour un non.
Lui-même n’avait rien d’un bohème. C’était la rigueur, la rationalité, l’austérité faite homme. C’était un bourgeois rangé qui aspirait à la révolution ! Et c’était un auteur qui n’aimait pas écrire.
A la fin de la guerre, il a eu peur qu’on lui reproche de l’avoir passée aux USA. Mais, avant et après guerre, il semble avoir répondu aux aspirations de la jeunesse. C’est peut-être la raison pour laquelle il a fait du sur-place, disait un interviewé : sa pensée n’a pas connu de maturité. Mais il a attiré à lui tout ce qui se faisait de mieux en termes d’intellect. Etre surréaliste était une marque de supériorité sur le peuple, ai-je entendu dans une autre émission. (Le propre des sectes ?)
Qu’en reste-t-il ? Tous ces petits jeunes prétentieux semblent avoir cru que le fond primait sur la forme. Aux USA, le surréalisme paraît avoir débouché sur l’art moderne, qui n’a de sens que pour le spéculateur. Ce fut le chant du cygne de l’art ?