Technofascisme

Jean Tirole, Nobel d’économie, déclare : « l’Europe investit encore massivement dans l’automobile, tandis que les États-Unis concentrent leurs efforts sur l’intelligence artificielle, la biotechnologie, l’espace. »

Nous donner les USA en exemple voilà qui est inattendu ! Toute la gesticulation du président Trump tient à ce qu’ils sont dans une situation désespérée. Or, il y a consensus entre lui et M.Biden : pour sauver le pays il faut rapatrier sur son sol l’économie productive.

Surtout, c’est une négation inattendue du principe même de l’économie de marché, pourtant mère de l’économiste. Si toutes les nations produisent la même chose, qu’auront-elles à échanger ?

En outre, si l’on examine de près ces « secteurs d’avenir », on y découvre un extraordinaire relent spéculatif, des externalités catastrophiques pour l’environnement, et des questions d’éthique terrifiantes. C’est de la science sans conscience. C’est ce que l’on nomme aux USA « technofascisme » : le primat de la technique sur toute autre considération.

Cette pensée est symptomatique de celle de nos gouvernants successifs et de leurs conseillers, les économistes. Implicitement, elle considère que l’homme est tout juste bon à être une bête de somme, le temps que la machine, qu’il construit, le remplace.

Comment de telles dérives peuvent-elles se produire ?

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