Oratorio

Un effet imprévu de ma découverte de la BBC est celle des oratorios.

Dans mon enfance, je refusais tout ce qui était lyrique dans la musique classique. En vieillissant, j’ai revu mon jugement. Quoi que je reste farouchement allergique au récitatif. (Je ne m’intéresse qu’à l’air, pas aux paroles.)

Quant à l’oratorio, je le dois à Through the night de BBC3. D’une certaine façon l’oratorio est « antichiant ». La morale proscrivait l’opéra, alors les compositeurs ont utilisé le cheval de Troie du chant religieux pour le faire entrer à l’église.

En fait ce n’est pas tant l’oratorio que j’apprécie que « l’aria », un « air ». Pas de coupure, il est d’un seul tenant, d’un seul souffle. Et, pour ceux qui nous restent, sublime ! Le rôle du récitatif, on ne peut pas l’éviter, était tenu par le sermon et autre rite religieux. Mais peut-être qu’il n’y a pas de véritable plaisir sans un peu de gène ?

Laisser un commentaire