Culture monde, de France culture, faisait un bilan des programmes spatiaux mondiaux.
Tout cela est bien poussif. On est loin des temps héroïques. C’est surprenant à quel point il en faut peu pour que le savoir-faire humain se perde.
J’en retire que la Chine progresse seule, et avec une certaine méthode. La Russie pleure son passé glorieux, et échoue. Coup de pied de l’âne : l’Inde réussit. Quant à l’Etat américain, à lui seul il a créé une bulle spéculative. Il a décidé qu’il allait faire du business dans l’espace. En conséquence de quoi, il a créé un marché captif et artificiel pour des entreprises locales. Mais, comme souvent, le programme a des hauts et des bas, aléas de l’humeur américaine.
Toujours est-il que, façon conquête de l’Ouest, les USA polluent l’espace à grande vitesse.
Quant à l’Europe, elle est divisée, les Allemands, en particulier, commencent à l’avoir mauvaise d’avoir été à l’origine de tout le savoir-faire spatial mondial, et de ne rien en retirer (au motif qu’ils avaient à l’époque pour objet d’asservir la planète). Elle gobe, la France en particulier, les bobards américains, en demandant à son industrie de produire aux prix américains, alors que ceux-ci sont le résultat de colossales subventions, et, probablement, ont pour objet de liquider l’industrie de leurs amis.
(Depuis que cet article a été écrit, Ariane 6 est partie. Les émissions en question ne lui donnaient que 40% de chances de succès : c’était une sorte de vol de qualification. Comme quoi, on peut aussi avoir de la chance ?)