Solidarité

Le philosophe Ben Ansell parlait de solidarité (Reith lectures, BBC.)

Je suis arrivé à des conclusions qui semblent proches des siennes. En particulier, la solidarité doit être préférée à la charité, un concept très anglo-saxon. La solidarité est la reconnaissance qu’il n’existe pas de sous-homme. Que nous partageons tous une même nature, « l’humanité ». Ce qui explique la notion de « crime contre l’humanité ». Je crois aussi que le moyen de la solidarité n’est pas le revenu minimum, mais le service public. Ce n’est pas parce que l’on est né à tel ou tel endroit, que l’on ne doit pouvoir faire que certaines études, par exemple. Il me semble aussi que le propre de la solidarité est d’être sans arrêt en mouvement, en réinvention. On ne doit pas pouvoir s’en libérer l’esprit comme on tend à le faire avec le revenu minimum, une fois pour toute. On doit avoir la solidarité sur la conscience.

Ben Ansell observait aussi un fait curieux : la solidarité demande la croissance. En effet, au moins actuellement, il me semble que pour donner il faut gagner de plus en plus (c’est le combat de l’association des interpreneurs). Vérité empirique.

Mais il y a croissance et croissance. Aujourd’hui ce que l’on appelle « valeur » semble le résultat d’une « aliénation ». La valeur est donnée à ce qui n’est pas bon pour nous. Un changement à réussir est, certainement, d’inverser cette tendance. Mais cela, ce n’était pas dit dans la leçon.

Laisser un commentaire